Social

Tampon : Le lycée Boisjoly-Potier versera 31.500 euros à trois ex-précaires

Le tribunal des Prud'hommes de Saint-Pierre a condamné le lycée polyvalent Boisjoly-Potier du Tampon à verser 31.500 euros à trois anciens personnels précaires de l'établissement. Les contrats de ces derniers avaient été interrompus après plusieurs années au sein de l'établissement d'enseignement secondaire. Une première...


Tampon : Le lycée Boisjoly-Potier versera 31.500 euros à trois ex-précaires
Trois anciens personnels précaires du lycée Boisjoly-Potier au Tampon ont obtenu gain de cause auprès du tribunal des Prud'hommes de Saint-Pierre. Le lycée Boisjoly-Potier va devoir leur verser une réparation financière correspondant à la somme de 31.500 euros.

C'est une avancée pour les personnels précaires mais un recul indéniable pour le lycée Boisjoly-Potier, condamné par les Prud'hommes. Après plusieurs années réalisées au sein de cet établissement du 14ème kilomètre au Tampon, les contrats des trois plaignants avaient été résilié. Ces derniers ont alors poussé l'affaire devant les Prud'hommes de Saint-Pierre qui leur a finalement donné raison, hier, après plusieurs délibérés selon le Quotidien de ce samedi.

Des CDD requalifiés en CDI...

Toujours selon notre confrère Michel Zitte, "c'est le 5 février dernier que le conseil des prud'hommes de Saint-Pierre a rendu son jugement dans cette procédure déclenchée un an plus tôt (...)." Au final, les contrats à durée déterminée (CDD) ont finalement été requalifiés en Contrat à durée indéterminée (CDI) par les juges des Prud'hommes avant que ces derniers ne prononcent le versement de 31.500 euros en direction des trois ex-précaires. Ceci étant, aucune réintégration des trois anciens personnels n'a été prononcée.

Selon le Quotidien, cette affaire n'est que le début d'une longue série ; une douzaine de proviseurs et autres chefs d'établissements étant cités à comparaître dans les jours prochains...
Samedi 25 Avril 2009 - 09:00
Ludovic Robert
Lu 2919 fois




1.Posté par Petit chef le 25/04/2009 10:13
Mais ces chefs d'établissements ont bien une hiérarchie non ??? En l'occurrence le Recteur, et au-delà le Ministre, le Premier Ministre et le Chef de l'État, non ?

Ils sont simplement aux ordres d'une certaine politique de casse !

2.Posté par Denny CRANE le 25/04/2009 12:17
Le tribunal des Prud'hommes de Saint-Pierre a condamné le lycée polyvalent Boisjoly-Potier du Tampon à verser 31.500 euros à trois anciens personnels précaires.

Larousse : "PERSONNEL" : Nom masculin, ensemble des personnes employées par un service public, une entreprise, un particulier, etc. ou exerçant le même métier

Le nom "personnel " gagnerait, dans ce cas à être remplacé par " trois membres du personnel". ou "trois employés".

Personnel doit, dans la majorité des cas, s'employer au singulier car il représente un ensemble d'employés.
On l'utilisera au pluriel pour désigner plusieurs catégories d'employées : enseignants, administratifs, soignants....
Cette erreur est commise à longueur de journées par les journalistes, les syndicalistes ( y compris ceux de l'éducation nationale) voir courrier des lecteurs du jir de ce jour signé par un syndicaliste CFDT.

Merci.

3.Posté par etjosedire le 25/04/2009 14:40
Je suis surpris de constater que des proviseurs soient condamnés en tant qu’employeurs.

Quand on sait que le financement du fonctionnement des lycées relève, d’un point de vue budgétaire, de la Région, dois je conclure que c’est encore une fois Popol et sa clique qui ont eu cette idée lumineuse de filer des sous aux proviseurs pour qu’ils embauchent des précaires, plutôt que de fournir et de gérer eux mêmes cette main d’œuvre réputée précaire ?

Evidemment un ou des proviseurs condamnés font moins tâches sur le plan politique, déjà qu’avec les TOS ces élus ne sont pas à la fête.

Un conseil messieurs les proviseurs : réclamez d’urgence des formations en droit du travail, car j’ai idée que vous n’avez pas fini de déguster avec ceux là. Donc si je comprends bien les CGTistes de Yvan le rouge qui squattent pas mal de postes au Conseil des Prud’hommes de Saint Pierre, ont contribué à faire condamner et à taper dans la cassette de Popol à la Région, via la condamnation de ces proviseurs ?

Les journalistes de Témoignages, il y a quelques mois, et d’autres comme ces esclaves de la boulangerie gérée par la coopérative bien connue de Popol, n’ont pas eu cette même chance. Yvan le rouge sait être docile quand il faut. Je suis d’avis que les prochaines procédures n’auront pas la même issue. Popol va faire les gros yeux, et les obligés de Yvan le rouge vont se coucher et sortir une décision qui fera appel à la dialectique habituelle.

Que ces précaires envisagent de prendre l’avion pour la métropole pour trouver du boulot, car quand on s’en prend aux sous de Popol, c’est comme cela qu’il considère nos impôts qu’il gèrent, on est marqué au fer rouge. Ceux là pour retrouver du boulot ici devront attendre longtemps. Pour grosso modo 10 000 € d’indemnités, ils risquent de galérer un bon bout de temps.

Messieurs les proviseurs, vous découvrez à vos dépens que le choix qui vous a été imposé, à savoir de faire de vous des employeurs de précaires, est une manière que Popol et sa clique a inventé pour vous faire porter le chapeau de la rupture, car par définition précaire ne veut pas dire définitif.


4.Posté par un gard lbjp le 25/04/2009 17:52
et oui ce n'ai que le début . on parle bcq du proviseur mais faut pas oublier que ces précaires on poussé le conseille d'administration du lycée qui ai représenté par le proviseur. Pour le financement d'un lycée c la région qui s'en charge donc ..... .

bref. cette situation n'ai pas de la faute du proviseur mais plus du "système". il essaye de faire avec les moyen du bort extrêmement réduit. maintenant s'il voulait faire bouger les chose ils ont un syndicat aussi. alors messieurs arrêter de regarder votre petite carrière et bouger vous un peu .

il existe encore d'autre type précaire qui finisse prochainement les "Assistant d'éducation"; et la on ce retrouve avec 1500 personnes. donc chère politique et preneur de décision je pense que les problème vont que commencer pour vous ; il parait à vérifier que les A.E. du lycée de la rivière on éteint tous les serveurs vendredi ce qui a provoquer arrête de certain cour.
pour certain cela fait 12 ans de service sur des postes de technicien . les poste sont pérenne mais la personne non ; je croyait qu'il y avait une loi pour ca ?non ?

@+

un gard lbjp

5.Posté par tibougeencore le 25/04/2009 21:36
Réponse à "etjosedire" :
1- pourquoi les proviseurs? : parce que lors de la signature des contrats, c'est le chef d'établissement qui le signe et personne d'autre. Conclusion : aux prud'hommes c'est l'employé contre l'employeur et vice et versa....
Quand au reste, renseignez-vous avant de dire n'importe quoi...
Les prud'hommes, dans ces dossiers ont jugés l'abus des reconductions de contrats. En effet ces personnes ont plus de six d'ancienneté avec parfois plus de dix contrats sur ces mêmes postes alors que les textes précises que ces contrats aidés doivent être embauchés en cas de maternité, congé longue maladie, etc, etc..., bref pour un remplacement ponctuel et non durable comme c'était le cas.
Le proviseur ou son représentant a même dit lors de ces audiences qu'ils avaient repris ces mêmes personnes parce que c'était plus plus facile car elles connaissaient déjà le boulot...
Comment voulez-vous que ces gens réagissent aujourdh'ui???
Quand aux CGTistes de Mr YVAN HOAREAU : " i aboye bon peu mais i morde pas"
Je tiens à vous rappellez que Mr CORRE délégué CGT des TOS est un gestionnaire de carrière et à la botte de monseigneuir YVAN...et quand " YVAN i dit PATRICK i couche..."
Qu'est ce que la CGT a déjà fait pour ces précaires mis à part un "wouaff, wouaff dan semin et rien d'autre..." contrairement à d'autres syndicats et notamment le S.A.F.P.T.R qui fait pas trop de désordre mais qui "morde" .
Et quand vous dites que ces précaires doivent envisager de prendre l'avion pour la métropole, eux au moins ils ont eûent le courage et l'abnégation d'aller au tribunal sans avoir peur de qui ou de quoi que se soit, pas comme certains...
Je tiens à rappeler que dans la la circulaire du préfet de 2004, je crois, que tout contrats de plus de six ans, doivent être reconduit en CDI...
Le pire dans tout çà et je terminerai là-dessus c'est que MR YVAN et donc le fameux COSPAR est piloté par MR POPOL ( mi croyé ke poisson pilot i exsisté pu sauf pou rekin..)et qu'il essaye de faire croire qu'il est en train de se battre pour le réunionnais : il faut arrêter de prendre le créole pou cou....

6.Posté par HERZOG le 26/04/2009 01:29
La société française est à un tournant de son histoire sociale. De nos jours, la précarité fait partie de notre vocabulaire d'entreprise, et les précaires font parties de nos collectivités et sociétés.
Déjà 3 lycées ont été condamnés par le Tribunal des Prud'hommes : Lycée Bois Joly Pothier, Lycée Stella, Lycée de Vincendo. Le jugement rendu par cette instance n'est que justice rendu à ces employés de l'Education Nationale. Avec des contrats de 2à à 26 heues, ces personnels exécutaient les mêmes taches que les fonctionnaires en poste, mais eux étaient rémunérer à 900 €/mois.
L'Etat finance ces contrats, dans un cadre bien précis, mais aucun établissement à la Réunion ne veut payer des formations pour ces personnes. Résultat des courses, après plusieurs années passées au sein du Lycée, on vous annonce que votre contrat ne sera pas renouvelé.
Vous vous retouvez au chomage, sans expérience, ni formation, et dans votre CV, vous étiez CAV, CAE, ou CES...... Quel parcours de référence pour une entreprise qui doit recruter!
A la Réunion, environ 7000 précaires des communes, pourraient prétendre à cette requête, avec en prime une requalification de leur contrat en CDI.
Tous ces précaires ont été soutenu par le SAFPTR dans les démarches judiciaires, sans tapage médiatique, ni mégaphone "A méditer"

7.Posté par etjosedire le 26/04/2009 05:20
5. Posté par tibougeencore le 25/04/2009 21:36

Quand au reste, renseignez-vous avant de dire n'importe quoi...

ÒÒÒÒÒÒÒÒÒÒÒÒ

Monsieur votre post qui détaille la définition d’employeur et d’employé ou certains aspects de la loi comme de la réglementation en matière de CDD éclaire une démarche somme toute classique. Pour rappel les proviseurs en sont pas des gens a priori rompus au droit privé du travail, d’où mon invitation à se former à ce niveau.

Quand vous affirmez ce que vous considérez comme étant vos vérités sur Popol, Yvan et les autres je me demande en quoi elles vous sont singulières ? Je n’ai rien écrit d’autre. Dois je conclure que « vous dites n’importe quoi ? »

Comme vous faites le panégyrique de ceux qui ont eu le courage d’attaquer au CPH et du syndicat qui est derrière à la manoeuvre, véritable molosse aux dents acérées, je me suis contenté de donner un conseil à ces précaires qui réclament justice.

Puisqu’il faut que je donne des précisions pour que les lecteurs, et j’espère aussi que ces précaires, les lisent je voudrais rappeler succinctement 5 points :

1° Un syndicat par définition est un va-t’en-guerre. Il se paye sur la bête. Donc plus il réclame, plus il a de chance de récolter des sous. Par ailleurs passée la procédure, ce n’est pas lui qui va vous trouver un nouvel emploi,

2° Le recours au CPH c’est pour obtenir réparation d’un préjudice subi. Or il semble que la meilleure réparation aurait été de réclamer et d’obtenir une intégration dans le cadre d’un CDI (pour rappel il ne faut pas comprendre CDI avec systématiquement un contrat à longue durée. C’est une possibilité, pas une obligation). Tel n’a pas été le cas. Le CPH a estimé le préjudice à 10 000 €, et pas de réintégration,

3° Ces 3 précaires qui avaient la chance de malgré tout pouvoir bénéficier d’un emploi, vue leur réaction, légitime au demeurant sur un plan légal, se sont malgré tout coupés toute possibilité de bénéficier de ces emplois, et cela pour 10 000 € qui ne vont pas les amener bien loin, surtout qu’une partie de cette somme sera récupérée par le syndicat qui l’a assisté,

4° La loi appliquée à la Réunion est la loi française. Cette législation a été faite pour un pays vaste où dés qu’on a mis le pied dans la rue, on est un inconnu parmi des inconnu. Appliquer cette loi à la Réunion, qui est pour rappel une île où à force de tourner en rond, tout le monde pratiquement connaît tout le monde, même si c’est par personnes interposées, revient à se tailler une réputation de procédurier, et ce quelle que soit la légitimité de la demande.

5° Dans un contexte où la demande d’emploi est forte et l’offre faible, quand un employeur a le choix entre deux offres, dont une présentée par un procédurier, d’après vous qui va t’il embaucher ?

D’où mon invitation à prendre l’avion au cas où travailler serait d’une impérieuse nécessité.

Donc monsieur, votre objectif étant de vous faire passer pour un intelligent (« il faut arrêter de prendre le créole pou cou.... », dixit vos propos ), je me demande si l’intelligence doit consister à scier la branche sur laquelle on a eu le privilège de s’asseoir, pendant que les autres, restés en bas, rêvaient d’y être ?

La vengeance n’est pas bonne conseillère. Pénaliser son avenir professionnel pour 10 000 €, est ce intelligent ? Ma réponse est NON, d’où mon conseil au post N°3 et le présent à l’enseigne de ces précaires, car je souhaite qu’ils s’engagent dans une procédure en toute connaissance des conséquences probables pour la suite de leur vie professionnelle à la Réunion.

J’estime avoir été suffisamment explicite pour ne pas avoir à y revenir. J’essaye d’être réaliste, pas utopiste.


Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales