Politique

Tamarun change de statut et renforce son "implantation territoriale"

Les mauvaises langues diront qu'il était temps. Créée en 1994 déjà, la "SEM" Tamarun devient la "société publique locale" (SPL) Tamarun. Objectif avoué du changement de statut juridique : assumer directement les missions de nettoyage, de développement et d'animation de la zone balnéaire Ouest.


Tamarun change de statut et renforce son "implantation territoriale"
Une conférence de presse s'imposait tant les sujets à aborder étaient nombreux. Tamarun prend ses libertés en passant du stade de société d'économie mixte à celle de SPL directement pilotée par la commune de Saint-Paul et le TCO.

Dans la manoeuvre, Tamarun se défait de ses actionnaires privés (Sedre, CCIR, Semto, IRT, Syndicat national des agents de voyage,...) pour laisser toute la mesure de son actionnariat à la commune de Saint-Paul (72%) et au TCO (28%).

Alors que le premier constat qui vient à l'esprit de tout résidant de la côte Ouest est de s'interroger sur le "doublon" de la structure Tamarun, Claudine Dupuy, sa directrice, voit justement en ce changement de statut l'occasion de clarifier le champ de compétences sur l'intervention de Tamarun en matière de salubrité de l'espace public dans l'Ouest.

Un peu plus de sévérité sur les dépôts sauvages et les poubelles qui traînent

"Tamarun est compétente pour toute la zone située entre l'ancienne RN1 jusqu'aux sous-bois des plages", résume Jean-Claude Melin, président de Tamarun. Dans les faits, ce resserrement dans l'actionnariat doit aussi être l'occasion d'accélérer les procédures administratives. "Sans obligation de mise en concurrence, c'est un gain de temps mais aussi une sécurisation de l'aspect juridique", estime Claudine Dupuy. Ce changement de statut est aussi l'occasion d'une "implantation territoriale renforcée", pour Jean-Claude Melin.

Le menu est décidément consistant. La direction de Tamarun égrène une à une les avancées sur de nombreux dossiers sensibles intéressants les habitants de l'Ouest et plus particulièrement ceux de la zone balnéaire. Tamarun a mandat sur de nombreux dossiers. Impossible ici de tous les citer.

Mais sur le volet des déchets des particuliers par exemple, l'opération de sensibilisation conjointe TCO/Commune fait état d'"un tiers de poubelles en moins traînant sur les trottoirs en dehors des heures de passage du camion poubelles". "Des PV sont dressés", précise Jean-Claude Melin. Une décision qui a le mérite d'être forte et qui permet de libérer "visuellement" et "olfactivement" les rues de Saint-Gilles notamment.

Pour répondre aux gros volumes de déchets en verre des bars/restaurateurs, 14 bornes équipées de trappes d'apport "gros producteurs" ont été mises en place.

Actuellement, le coût du surplus de passages de camions poubelles pour les besoins des professionnels est supporté par l'assiette globale, c'est-à-dire tout contribuable à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères du TCO. Il va y avoir du ménage, promet la directrice de Tamarun. Une étude sur l'instauration d'une redevance spéciale auprès de ce public est en cours.

Bénéfices consolidées

Dans le domaine de l'aménagement, le dossier de repli des boîtes de nuit  de l'Ermitage vers la ZAC Saint-Gilles qui revient à les éloigner des zones résidentielles se poursuit, en collaboration avec les professionnels du secteur. Ces derniers y semblent d'ailleurs pour le moins favorables jusqu'à maintenant. Un bon point.

L'aménagement de l'esplanade des Roches Noires jusqu'aux Brisants (voir image de synthèse plus bas) a déjà un an de retard mais les choses évoluent favorablement avec le concours du BRGM qui doit valider les perspectives d'érosion accélérée que subit le bétonnage massif de cette zone. A moyen terme, c'est donc à un aménagement en gradines, comme sur le modèle de Boucan Canot, qui doit y être mis en place.

Globalement, quel que soit le thème (aménagement, collecte de déchets, nuisances sonores, pollution visuelle,...), une demande de contrôle accru et de sanctions de la part des habitants, qui "sont très impliqués aux réunions publiques", est la ligne directrice que devrait adopter de plus en plus la structure.

Enfin, les comptes de la désormais SPL confirment leur redressement après un passage dans le rouge sur 2008/2009. L'année 2011 devrait se solder par un bénéfice d'environ 200.000 euros. "Un effet ciseau classique dû à une augmentation du chiffre d'affaires combiné à une maîtrise des charges", conclut la directrice.  

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Tamarun informe la population qu'un site dédié aux problématiques de la zone balnéaire est consultable sur stgilles.com

Tamarun change de statut et renforce son "implantation territoriale"
Vendredi 17 Février 2012 - 18:08
ludovic.grondin@zinfos974.com
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