Santé

Tabac : Des photos-chocs sur les paquets courant 2010

Depuis le temps qu'il l'attendait, le Comité national contre le tabagisme a fini par avoir gain de cause. La DGS (Direction générale de la Santé) a décidé que 40% de la surface des paquets de cigarettes serait occupée par des photos-chocs. Selon la fédération professionnelle des débitants de tabac, ces images sensées faire prendre conscience aux fumeurs du danger de leur consommation pour la santé, n'apparaîtront que dans le courant de l'année 2010.


Tabac : Des photos-chocs sur les paquets courant 2010
Un arrêté sera publié par la DGS d'ici la fin de l'année pour informer des images qui apparaîtront courant 2010 sur tous les paquets de cigarettes en France. Des images chocs de poumons complètement noircis, des mâchoires édentées ou encore des lésions à la gorge auront pour objectif de sensibiliser, ou plutôt choquer, les fumeurs.

Les images n'apparaitront qu'au dos des paquets, une mesure qu'applique déjà une grande partie de l'Europe. "Nous ne voulions pas de grandes photos car nous ne tenions pas à ce que nos rayonnages ressemblent à des salles mortuaires", explique Patrick Brice, président de la fédération professionnelle des débitants de tabac du Nord.

De son côté le professeur Martinet, président du CNTC (Comité national contre le tabagisme) regrette que les images chocs n'occupent que 40% de la surface du paquet de cigarettes. Il craint que cela "n'est pas l'effet escompté" a t-il déclaré sur lefigaro.fr.
Mardi 22 Décembre 2009 - 15:38
Karine Maillot
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1.Posté par JUBILATION 57 le 22/12/2009 15:41
Pourquoi pas des poumons de victimes de l'amiante, en précisant bien que la personne a été exposée à l'amiante!
De plus en plus C..

2.Posté par alain BLED le 22/12/2009 16:22
Ah ! quelle mesure géniale, qui va certainement faire très peur aux fumeurs ! comme si il y avait encore des cons qui ne savent pas que l'abus de tabac est dangereux pour la santé !
ça préservera surtout les dealers et fabricants de plaintes d'usagers déçus.
Pour le côté esthétique, Les fumeurs pourront facilement entourer le paquet avec une boîte imitation cuir (ou chêne ou sapin pour les plus pessimistes).
Et pourquoi pas aussi la même mesure extraordinairement dissauasive, sur les emballages de la plupart des produits premier prix, sur les bouteilles de rhum charrette et autres alcools,? et dans certains fast foods et snacks douteux ?
Attention, abuser de prévention peut causer des désabusés graves !
Quand j'entends tout ce moralisme infantilisant, ça me donne envie d'en griller une, tiens !

3.Posté par ERICK LE ZOREIL le 22/12/2009 20:31
bof comme d'hab ça se fait déjà ailleurs depuis longtemps et tout le monde sait que le tabac c'est pas bon....

Exemple : le matin les fumeurs puent du goulot (les autres qui ont des caries aussi bien sûr sans oublier les gens qui ont des problèmes de digestion et ceux qui se lavent pas les dents...)

4.Posté par Qui ? le 22/12/2009 22:37
Mais que fait la ligue des droits de l'homme ?!

5.Posté par choquée ! le 23/12/2009 05:45
Pareil pour l'affiche « Le zin y trap poisson, la rak y trap couillon »... Qui a pondu cette stupidité ? Aucun médecin spécialiste de l'addictologie pour contredire cette anerie ? Les gens qui essaient d'arréter de fumer ou de boire apprécieront qu'on les prennent pour des imbéciles. C'est toujours mieux que de se demander pourquoi deux drogues en vente libre rapportent du fric, qui n'est pas utilisé pour traiter les personnes dépendantes.

6.Posté par citoyen le 23/12/2009 10:39
Je ne comprends pas ces réactions négatives: on fait de la prévention. Je ne sais pas si c'est maladroit ou non, mais bon, si vous avez mieux. Vous savez que le tabac nuit à la santé, mais pas tout le monde, et même, entre le savoir et le voir, .... Donc tous ces commentaires négatifs m'étonnent.

Par contre, il me semble que la question de savoir pourquoi c'est fait pour le tabac, et pas pour l'alcool mérite d'être creusée....

7.Posté par La conscience le 23/12/2009 12:02
Quelle foutaise, c'est pas la CNTC qui va nous faire découvrir aujourd'hui les conséquence néfasse du tabac. C'est foutre de l'argent en l'air, aider et financer surtout les gens qui veulent arrêter de fumer c'est plus éfficace. Arrêter de fumer coûte autant de pognion que de fumer.


8.Posté par Emilie le 26/12/2009 18:40
répondre à> Qui a pondu cette stupidité ? la stupidité c'est sûrement vous ... car les imbéciles qui boivent et provoquent des accidents de la route graves sont des vrais "couillons". Pour ceux qui essaient d'arrêter de boire, ils ne sont pas concernés s'ils ont la conscience tranquille. OUI... la RAK y trap couillon !!!!! (alors buvez avec modération car vous avez le choix de ne pas être aussi un couillon de la route!!!) ... pour le tabac, idem.... il faut être couillon pour fumer, non?

9.Posté par anonyme le 26/12/2009 20:12
8.Posté par Emilie le 26/12/2009 18:40

Les phénomènes de dépendances trouvent leurs sources au sein de fragilités émotionnelles, parfois engendrées par une carence affective, ou des troubles de l'identité, mais ne s'expliquent nullement par un souci de déficience intellectuelle : la stigmatisation de ces populations par dérision ou culpabilisme est exactement le contraire de l'attitude à adopter pour régler le problème.

Une personne soumise à la consommation d'une substance est une personne qui a besoin d'un encadrement : c'est une maladie, pas une tare. L'ostraciser, c'est renier nos responsabilités collectives : il est certainement plus commode de s'en affranchir, mais ce n'est pas une réponse adaptée.


En toute conscience, on peut donc s'interroger sur la pertinence, et même l'intelligence, de ce type de campagnes : c'est une fuite de capitaux publics à fonds perdus, qui ne réduira pas malheureusement, le nombre des victimes des accidents de la route, des drames conjugaux, ou des cancers.


10.Posté par Emilie le 26/12/2009 21:24
9.Posté par anonyme le 26/12/2009 20:12
Réponse typique d'un technocrate... la plus grave maladie du siècle Le mot "couillon" en créole ne veut pas dire "malade ou tare" ... vous lé mém couillons oté!!!.
Pour les fuites des "capitaux"... docteur c'est grave????... vous avez un problème avec Veolia ????!!!!
Rien faire & tout critiquer , c'est une "fuite" de responsabilités.

11.Posté par anonyme le 27/12/2009 10:06
10.Posté par Emilie le 26/12/2009 21:24


Le qualificatif de couillon, aussi affectif soit il, ou plutôt souhaité comme tel, n'en reste pas moins une appréciation de personne, le plus souvent perçue comme telle de toute façon : même si votre paternel vous demande "pti couillon, trap zoutil là pou papa", sans aucune arrière pensée négative (bien au contraire d'ailleurs ! Mais cela vous mettez trente ans à le comprendre !), l'impact d'une dévalorisation inconsciente s'imprime dans votre esprit, venant lentement et sûrement, ébranler la construction d'un adulte autonome en matière de confiance : soit le support essentiel pour appuyer la lutte contre des conduites addictives.

Or ce n'est pas en opposant deux catégories de personnes, qu'on parvient à intégrer celles et ceux qui ont le plus de difficultés à se sentir à leurs places dans notre société : accentuer le clivage, pire pointer du doigt, c'est accroitre les désespérances, voire ajouter aux souffrances, en appuyant parfois sur de réels motifs de colère contre soi, contre ses impuissances et ses faiblesses, avec tous les comportements à risques, et les mises en situation de danger de personnes innocentes, que cela peut entrainer, par effet de ricochet.


Je vous parle de perception possible de la part des personnes ciblées par ces campagnes, bien au delà des chiffres, dont le décalage ahurissant, a de quoi pourtant nous laisser pantois : de tous ces flux financiers, très largement abondés par les taxes multiples qui grèvent ces consommations de misère à l'état brute, il ne reste qu'une fraction dérisoire, si infime, qu'elle ne suffit même pas à répondre réellement aux besoins cruciaux des structures d'accueils, de traitements, et surtout de suivis.

Pour sauver les futures victimes de l'alcool ou du tabac, qu'elles soient directes ou indirectes, il me semble que ce sont d'abord ces réseaux qui ont prioritairement la nécessité d'être irrigués, avec en effet des campagnes, mais d'informations, indiquant les lieux ou les mesures destinés aux intéressés : susciter l'espoir, ouvrir les portes aux changements de vie possibles, au lieu de s'en remettre aux moteurs contre-productifs de l'angoisse ou du ridicule.


C'est mon avis de citoyen, en tant que simple contribuable, seulement soucieux d'une utilisation efficace des deniers publics : un avis de démocrate, que bien évidemment, vous avez parfaitement le droit de ne pas partager, en apportant votre point de vue, qui pourrait m'autoriser à revoir ma position sur le sujet, sans aucun désir de basculer dans de l'invective stérile.



12.Posté par Emilie le 27/12/2009 16:52
Aujourd'hui à la plage un copain m'a dit "hé... moi je ne mord pas à l'hameçon, ce midi je ne bois q' un coca ", je crois que finalement le message fonctionne bien. En tant que citoyen je suis content de voir qu'après tout mes impôts ne sont pas aussi mal utilisés, car mon ami a eu une réaction pas très "couillon " ! Merci la Région, la préfecture, la CGSS, etc.

13.Posté par anonyme le 27/12/2009 20:04
12.Posté par Emilie le 27/12/2009 16:52


Si votre copain a l'habitude de démarrer sa journée avec un petit rhum ou une bière dès 7 heures du matin, alors oui, vous avez raison de vous réjouir, mais il me semble qu'un buveur de type occasionnel, pourrait tenir le même discours, avec ou sans mise à l'index publicitaire, surtout avec la chaleur du jour : par contre, je connais plusieurs personnes qui partagent le même avis, que celui que je vous ai présenté, dont un médecin en charge de ces problèmes (soit dit en passant, il existe une relation sécu-médecins qui n'est pas très saine, en rapport peut être au lien de subordination financier, payeur-payés, cultivant un consensus à court terme, et donc très éloigné des objectifs dont il est question ici, mais c'est un autre débat ).


Sur le même sujet : hier midi, j'ai rencontré avec un ami éducateur, qui m'a fait part d'une préoccupation, alimentant, malheureusement, la même veine de désappointements. Il m'a exposé la perversité d'une autre campagne, celle qui associe zam, cachets et alcool, sur de grands panneaux publicitaires ("lév à ou", en référence à l'esclavage provoqué par ces substances) : alors qu'il expliquait l'avant-veille, à des jeunes, pour la énième fois, la toxicité de ces produits, l'un d'entre eux lui a répondu brutalement "ça l'est menteur ça !"...D'ordinaire, il ne rencontre pas une opposition aussi déterminée, et il en est resté stupéfait.

Pourquoi ? Ce jeune lui a dit, en résumé, que si l'alcool et les cachets, c'est comme le zamal, comme le laisse entendre cette affiche, alors pour lui, cela signifie que ce n'est pas dangereux"...Vous voyez comment des messages qui se veulent trop simplistes, peuvent avoir de graves conséquences : l'amalgame démontre ici combien il peut être pernicieux de supposer que toutes les conduites addictives seraient basées sur des schémas identiques.

Laissons ce travail de lutte aux spécialistes, à ceux qui effectuent cette tache ingrate au quotidien, en face de chaque intéressé, pour qui chaque message se doit d'être pesé, mesuré, adapté : la prévention, ce n'est pas un kilo de viande ou un string de dentelle, qu'il suffirait de vendre à la chaine. C'est bien plus complexe.

Regrettable ! Vraiment dommage de voir cette campagne ou une autre, revenir comme un boomerang, avec des conséquences à l'inverse de ce qu'on est en droit d'attendre ! Je maintiens qu'il s'agit là d'argent gaspillé ; pire même, utilisé à l'encontre du but recherché, et je le déplore...

Ces photos censées nous écœurer du tabac, par exemple, inconsciemment elles viennent conforter les tendances suicidaires de certains patients, pour qui l'idée de la maladie ou de la mort n'est pas négative (même s'ils s'en défendent !), bien au contraire, si cela pouvait permettre qu'on s'intéresse, enfin, un peu à eux...parce qu'en définitive, à part les praticiens, quelques travailleurs sociaux et des bénévoles trop peu nombreux, qui s'inquiètent réellement de leur devenir, de leur mal-être, et de ce sentiment d'exclusion qui les hante ?

Pardonnez mon cynisme, mais lorsqu'il sera demandé, au moment du bilan de fin d'année, quels sont les résultats de la lutte contre les addictions, vous ne le savez peut être pas, mais les personnes qui ont la charge de ces budgets, se contenteront simplement d'aligner les montants de ces campagnes, en guise de réponses : et cela satisfera l'assemblée, soyez en certaine !





14.Posté par Emilie le 28/12/2009 00:47
J'ai lu dans dans un site (?) que la campagne "mordre à l'hameçon" fera objet d'une enquête de bilan par une entreprise de sondage .... alors à suivre. Quel que soit le résultat il vaut mieux faire de la communication pendant les fêtes contre tous excès de consommation d'alcool et zamal et punir tous ces meurtriers du volant que ne rien faire du tout. En plus pour info il y a aussi un test quizz pour les jeunes "alcool fort, sexe faible" sur le site du journal du Quotidien de la Réunion, ça bouge et tant mieux. Il ne faut surtout pas laisser la place uniquement à la pub en faveur de l'alcool . Je suis d'accord avec vous sur un point "laissons ce travail de lutte aux spécialistes" mais chacun dans son domaine, les dits "spécialistes" n'ont pas la prétention de remplacer aussi le boulot des journalistes et de la communication? Tiens une idée... le 31 Décembre au soir les éducateurs "spécialistes" devront donner un coup de main aux forces de l'ordre au lieu de réveillonner au champagne!

15.Posté par Emilie le 28/12/2009 00:51
Aussi un point intéressant de cette publicité... nos échanges, très instructives et riches. (merci)

16.Posté par anonyme le 28/12/2009 10:33
15.Posté par Emilie le 28/12/2009 00:51

Je me faisais la même remarque ce matin : merci à vous d'avoir relancé ce sujet, et d'avoir la bienveillance d'y participer. En général, les avis sont tranchés, expéditifs, mais surtout clairement définitifs.


Vous m'apprenez qu'une étude d'impact aura lieu sur une des campagnes : c'est une très bonne initiative ! Souhaitons seulement qu'elle ne s'effectuera pas par téléphone, mais de visu, au plus prés des consommateurs (dans les boutiques, les bars, et pourquoi pas, les boites de nuit). Et qu'elle saura se montrer suffisamment habile, pour ne pas aborder le sujet de but en blanc, en raison du caractère intime du propos, ce qui pourrait induire des réponses pré-orientées.

Entre le discours public et les habitudes privées, il y a loin de la coupe aux lèvres...que ce soit pour les intéressés...mais aussi, pour les professionnels du social, les acteurs des media, et même d'ailleurs pour les intervenants de la sécurité ou de la justice...peut être vous en êtes vous déjà rendu compte : rares sont les thématiques qui rassemblent autant de consensuel, mais nous savons tous ce qui se cache derrière les masques...n'est ce pas ?


Pour ce qui est de la répression aux moments des fêtes, j'en ai une opinion assez distanciée, en ce qui concerne l'efficacité : comme ces brise-glace au milieu de l'océan, les forces de l'ordre se concentrent sur quelques icebergs, oubliant à la fois les autres innombrables, et surtout la masse beaucoup plus imposante de ce qui existe en dessous de la surface.

Cela semble impressionnant, mais c'est un travail de fourmis qui ne s'arrêtera jamais : pas inutile, bien évidemment, mais il se ferait tous les jours que cela n'y changerait rien, puisque les problèmes psychosociologiques à la source ne sont pas traités. Autant vider une baignoire avec une petite cuillère, en oubliant de couper l'eau : lorsque tous les délinquants routiers n'auront plus de points, ils rouleront sans permis, et nous découvrirons alors que nous avons un nouveau problème, qui existe pourtant déjà, celui des capacités d'hébergement en prison (de toute façon, écoutez les jeunes délinquants, ils vous disent tous qu'on finit toujours par sortir de la geôle).


Je persiste à croire que tant qu'un nouveau modèle d'intégration sociale, plus valorisant que celui du groupe, oisif et frustré d'être maintenu en marge de la société, n'existera pas en tant qu'horizon attractif, nous continuerons à dénombrer les victimes de violences routières, conjugales, et surtout de politiques de santé publique inadaptées en face des réalités de notre société : nous nous obstinons à croire que ces problèmes nous sont extérieurs, et qu'il suffit de les traquer pour les éliminer, alors que dans les faits, force est de constater que nous sécrétons nous-mêmes ces comportements, même s'ils nous paraissent étrangers.


Depuis la naissance du concept de tolérance zéro, en matière de consommation de zamal, la polytoxicomanie cachets-alcool connait des pics de croissance continue chaque année, sans que cela n'inquiète personne : un jeune qui recherche son effet, parce qu'il se sent mal, s'il ne trouve pas ce qui est le moins néfaste, il ira chercher ce qui est plus dangereux, et il finira par s'y habituer, mais en réponse à ses pertes de repères, on lui propose la prison (c'est à dire du vide, qui viendra s'ajouter à son néant).

La violence qui couve chez ceux qui sont (provisoirement) libérés, n'affole pas le moins du monde les autorités, qui me semblent complétement déconnectées d'une conséquence, qui pourrait bien se produire : un retour du bâton, avec une vigueur insoupçonnée.




17.Posté par anonyme le 28/12/2009 14:20
16.Posté par anonyme le 28/12/2009 10:33

Je complète mon post précédent, afin de lever toute ambiguïté, sur deux points principalement.

Premièrement, à propos d'actes de transgression sociale, telles que les atteintes aux biens et aux personnes, ou les situations pouvant leur être préjudiciables (vols, agressions ou mises en danger d'autrui, comme la conduite en état second), le principe de la tolérance zéro est une option qui me parait appropriée, notamment pour ce qui concerne la récidive, avec des aménagements au cas par cas, comme cela se fait, en fonction des justiciables.

Par contre, pour les actes symptomatiques d'un malaise social, qui relèvent à mon sens beaucoup plus de la thérapie que du judiciaire, surtout lorsqu'ils appartiennent à la sphère privée, et sans conséquence pour l'ordre public, tels que ceux relatifs aux consommations de substances dangereuses à domicile, il me semble qu'une distinction de ces produits s'impose : l'établissement d'une échelle de valeurs nous permettrait de réguler ces phénomènes, à la manière de soupapes de sécurité plus souples, évacuant les pressions trop fortes, qui conduisent inévitablement aux comportements cumulatifs (polytoxicomanie).


Deuxièmement, entendons nous bien : toute consommation de produits psychotropes, comme le zamal, les cachets, l'alcool et d'autres, est négative pour la santé : Il ne s'agit pas de légaliser, voire même de dépénaliser ceux qui sont interdits. Mais il conviendrait, me semble t il, d'user de répression qualitative, en considérant, en priorité, les conséquences sur l'organisme, qu'il soit corporel ou social : les implications sont différentes selon les substances, les modes de consommation, les fréquences et la durée de l'addiction.

Une évaluation sociale au préalable, avant d'appliquer la Loi stricto censu, ne serait pas superflue, afin d'apprécier au mieux les impacts d'une sanction : c'est une idée, et il existe certainement d'autres, sur lesquelles, notre société gagnerait à se pencher, pour ré-équilibrer nos déficits sociaux qui se creusent.



(enfin, je voudrais corriger une phrase mal formulée : dans mon post précédent, je voulais dire "...nous continuerons à dénombrer les victimes de violences routières, conjugales, si nous poursuivons des politiques publiques...")




18.Posté par Emilie le 29/12/2009 00:00
Vous êtes très constructif et assez logique dans vos propos. Pour compléter votre information concernant cette publicité, dans mes recherches google j'ai remarqué que la publicité "l'hameçon" a fait déjà le tour du monde... et les critiques sont plutôt positives . Si vous tapez sur google CGSS keep of the hook ou hameçon vous avez plus de 20 sites internationaux qui parlent de cette campagne... d'ailleurs la plupart en version anglaise (pourquoi ?) mêmes des sites chinois, moyen orient , américains ??? enfin... un sujet qui, au fond, doit intéresser tout le monde. (L'image a dû interpeller et effacer les mots) Vous devriez exprimer votre point de vue auprès de la CGSS et même y apporter votre contribution. Pour conclure, je dirais que l'alcool reste un plaisir si consommé avec modération et ceci est valable pour TOUT dans notre courte vie de terrien. Mais hélas certaines personnes le consomment autrement... je reste sur ma position que ces individus sont des "couillons" et que c'est trop facile d'accuser la société, le gouvernement leur mère, leur éducation, leur patron, leur religion, etc.. Il est temps que chaque individu ce prenne en main (la liberté n'est pas le désordre, le laxisme et le non respect des règles... boire ou conduire c'est une des règles à respecter... pour notre sécurité à tous) Mes voeux pour le 31 décembre c'est qu'il y ait le moins de "couillons" possible sur nos routes. Bonne Année et.. ne mordez pas à l'hameçon !

19.Posté par anonyme le 29/12/2009 20:10
18.Posté par Emilie le 29/12/2009 00:00


L'image de l'hameçon est magnifiquement bien vue : elle porte un puissant potentiel d'évocation du problème, et c'est un atout majeur de cette communication. En plus, esthétiquement, le graphisme est irréprochable : l'agence de publicité a réussi un excellent travail. La syntaxe du message a du rythme, court et percutant, et même sur le choix des mots, le texte est parlant : pour autant, la force de l'illustration masque peut être une petite faiblesse sur le fond.

Au delà du terme "couillon", avec ses controverses sur ses résonances multiples, si l'objectif principal concerne la sécurité routière en particulier, il me semble que cela est à peine suggéré : il y a le sujet, et son objet, mais ils sont placés dans un contexte très général, un peu dans le vide, sans s'accrocher sur une conduite à titre d'exemple (ou de contre exemple en l'occurrence).


Pour intervenir auprès de l'annonceur ou de ses prescripteurs, cela me semble un peu tard, mais puisque que vous avez l'amabilité de me prêter de l'esprit constructif, je veux bien m'essayer à quelques propositions, juste par jeu, en tant que néophyte, et donc sans prétention à vouloir rivaliser avec les créatifs de la profession.


Puisque tout y est quasiment dit, la base de départ « Le zin y trap poisson, la rak y trap couillon » peut constituer la trame de réflexions : sur le même tempo, « la rak y trap couillon, couillon y trap volant » ou « quand la rak y trap un couillon, li trap volant » ou encore « la rak y trap un couillon, quand li trap volant ». Il est aussi possible de remplacer "couillon" avec un autre substantif, comme par exemple, "pigeon", "dindon" (de la farce ou de la fête), ou même "p'ti coq" : « la rak y trap p'ti coq, p'ti coq y trap volant ». Il existe certainement bien mieux, mais de toute façon, c'est un peu vain après coup.


Durant les fêtes, beaucoup boiront de l'alcool, c'est une certitude, mais à l'évidence, certains sauront se montrer intelligents, en évitant de conduire un véhicule. D'autres prendront la route fatigués, ou pressés de rentrer, sans aucune goutte dans le sang, mais risquent eux aussi de devenir des dangers pour eux-mêmes et les autres : auteurs également parfois de violences routières, ils font preuve d'autant de "couillonnisse" tout aussi fatale. L'excès de boissons est dangereux, mais la somnolence et la vitesse ne sont pas en reste : néanmoins, même si ce sont les grands oubliés de cette campagne, je n'oublie pas que l'alcool est la priorité des priorités, et ses consommateurs abusifs, la principale cible à sensibiliser.

Je partage vos vœux pour le 31 décembre : moins de violences sur les routes et ailleurs, sous effet d'alcool, d'autre chose, ou même de sang froid. Bonne année à vous aussi !








20.Posté par Emilie le 30/12/2009 00:39
J'espère vous retrouver sur un autre sujet en 2910. Alors... à l'année prochaine.

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