Economie

TPE et PME se mobilisent contre l'extension des 50 € du Cospar

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises de La Réunion a désormais le soutien de 22 associations ou organisations syndicales d'artisans, TPE et PME, et de l'association "Momon papa lé la", pour dire non, avec plus de force, à l'extension des 50 € contenus dans l'accord Cospar. Un courrier en ce sens, a été adressé au Premier ministre François Fillon.


Pascal Thiaw-Kine, président de la CGPME, a rappelé que son organisation s'est opposée à cette hausse de salaire de 50 € demandée par le Cospar, dès le 5 mars, c'est-à-dire dès le coup d'envoi des négociations.

“Malheureusement, l'État ne nous a pas écouté car la CGPME, seule à l'époque, n'était pas assez représentative du tissu économique de La Réunion”, ont regretté Pascal Thiaw-Kine, Georges Séry pour les ambulanciers et plusieurs autres intervenants dont Alain Cataye et Frédéric Vienne pour la profession agricole. Ce n'est désormais plus le cas.

"Ne faut pas rajouter de la crise à la crise”


Tout comme son vice-président, qui a participé aux discussions, le patron de la CGPME maintient que seule la prime d'intéressement est appropriée, "surtout dans le contexte économique et social actuel. Il ne faut pas rajouter du désordre au désordre".

L'ensemble des représentants d'associations et organisations syndicales d'artisans, TPE et PME présent a expliqué pourquoi “il ne faut absolument pas étendre cette extension”. “Il ne faut pas rajouter de la crise à la crise”, a dit Laurent Boyer, président de l'Aveca.

"Des conséquences inattendues sur les revenus des ménages"

Patric Savatier, porte-parole de l'association "Momon papa lé la", s'est dit d'accord sur ce sujet avec les artisans, TPE et PME. “50 € d'augmentation, cela ne semble pas beaucoup, mais ces 50 € pèseront d'une sur la trésorerie et la gestion des entreprises, à terme des entreprises en faillite c'est moins d'emplois et plus de précarité”.

“Ces 50 € pourraient également avoir des conséquences inattendues sur les revenus des ménages : une aide au logement et des allocations familiales en baisse et plus de charges à payer comme la cantine scolaire...”

“Ce problème ne devrait pas se poser puisque nous n'avons les moyens de les payer. Ce n'est pas qu'on ne veut pas donner, c'est qu'on ne peut pas”, a indiqué Michel Alamèle, président de la Fédération des terrassiers de La Réunion. Ibrahim Patel de la Fédaction, lui, ne comprend pas comment le patron du Médef a pu signer un tel accord.

Le Médef sur le banc des accusés

“Sa décision relève de l'irresponsabilité, il n'es pas digne d'être à cette fonction. Il faut savoir que c'est le Médef et non le Cospar qui a transmis au gouvernement la demande d'extension des 50 €”, a dénoncé Ibrahim Patel de la Fédaction.

Toutefois pour ce nouveau collectif d'associations et d'organisations syndicales,“notre objectif est qu'on nous écoute, mais qu'on nous écoute vraiment, c'est pour cela qu'on a choisi de parler d'une voix plus puissante”, a souligné Bernard Caroupaye.

C'est un courrier adressé tout à l'heure au Premier ministre François Fillon qui leur sert de porte-voix. Une motion a été également déposée tout à l'heure à la préfecture.
Lundi 27 Juillet 2009 - 12:17
Jismy Ramoudou
Lu 2227 fois




1.Posté par HD le 27/07/2009 14:16
Merci merci merci ! Patrons de bien vouloir ne pas augmenter mon salaire, de peur que mes charges augmentent, que mes allocations diminuent, et que je sois obligé de payer le cantine à mes enfants. Encore merci, de m'éviter tous ces tracas auxquels je n'avais pas réfléchi. Pauvre imbécile , que je suis! Moi qui me torture le ciboulot pour essayer de comprendre pourquoi dans les TPE, et PME, les employés , ouvriers et autres personnels corvéables à merci ( même le dimanche et jour fériés) pourquoi disais-je sont t-ils rémunérés au SMIC ou tout juste au dessus , même en ayant parfois plus de 10 ,voir 15 années d'anciénneté? Pourquoi n'appliquent on pas les conventions collectives, pourquoi les services départementaux de l'inspection de travail ferment ils pudiquement les yeux? Et bien je vous le donne en mille ,Emile, pour que ces sommes "n'est pas de conséquences néfastes sur mon renenu. ...
Bien chers patrons, continuez comme ça, à nous prendre pour des demeurés, et un jour les conséquences néfastes le seront pour votre peau. Tant va la cruche à l'eau, qu'un jour elle se casse.

2.Posté par boyer le 27/07/2009 14:32
Pas besoin de MCUR pour se rappeler qu'apres 1848, les planteurs ont toujours refusé de remunerer dignement les salariés qui étaient soit "affranchis", soit "petits blancs". Ils ne se sont jamais consolé de ne plus avoir d'esclaves et plutôt que d'accepter de verser des salaires décents à leur compatriotes, ils n'ont cesser jusqu'à la départementalisation de conjurer l'Etat de leur permettre de recruter dans les pays ou la misère croupit. Il y a eut bien sur l'inde, le mozambique mais aussi des tentatives moins connues d'importation de main d'oeuvre depuis l'ethiopie , les comores, le yemen.


En 1872 on a fait venir une centaine d'australiens
En 1887 le gouverneur Richard disait: "La colonie est misérable, l'agriculture souffre, l'argent manque..., nous sommes tributaires du dehors pour les bras destinés à l'agriculture, alors que nos villes et nos campagnes sont toutes infestées par une armée de désoeuvrés"
De 1923 à 1927 on fait encore venir des Antandroy.
En 1926 ce sont 120 somalis car les Antandroy n'etaient pas assez dociles. Il y a eut aussi des tentatives d'importation Java et Japon qui ont capoté a cause de conditions offertes trop misérables.

En 1933 on a fait venir 725 Rodriguais qui vivaient mal dans leur ile surpeuplée. Eux non plus n'ont pas accepté d'être exploité et ont du être rapatriés en 1934.

En 2005, un cadre du privé travaillant à La Réunion gagne trois fois plus qu’un ouvrier qualifié, alors que pour la France le rapport n’est que de 2,5.

En 2009 on en est toujours là.

Quand à "Papa momon lé la" se fourvoit complètement. Personne n'est dupe sur l'instrumentalisation d'agir pour knout toute, mais c'est pas une raison pour faire de la démagogie à la symétrie.




3.Posté par Pierre Dupuy Junior le 27/07/2009 15:39
Le fait que l'écart entre cadres et ouvriers soit plus large à la Réunion ne doit pas faire oublier un fait: cet écart a augmenté pour toutes les catégories sociales! En effet , le salaire des ouvriers réunionnais est inférieur à celui des ouvriers métropolitains quand tout les autres salaires ont augmenté à la Réunion par rapport à leur équivalent métropolitain! C'est le signe d'un problème au sein du monde ouvrier réunionnais. Du coup, le plus récent des arguments de Boyer date d'avant la seconde guerre mondiale...

4.Posté par NS le 27/07/2009 19:18
1 / Nous devons essayer de s'auto-produire pour les aliments premières nécessités, au lieu de continuer à engraisser notre homme (Thiaw Kine) dans le domaine de l'import agro-alimentaire.

2 / Pensons environnement, là se situe le paradoxe entre le souhait de s'accaparer du marché environnemental par ces chers messieurs qui sont complètement dans la contradictions de leurs différentes activités.

3 / Une phrase de Thiaw Kine et des ses collaborateurs : "pour des raisons économiques" => mais dites nous quelles sont vraiment ces "raisons économiques", nous nous sommes battus pour avoir ces 50 euros, pourquoi nous cacher de "fausses raisons" ? et s'entêter à lutter contre l'épanouissement et le mérite de nos concitoyens ?, qui eux-mêmes se donnent corps et âmes dans vos entreprises, souvent sans reconnaissance.

5.Posté par boyer le 27/07/2009 20:17
"La population créole ne veut pas s'astreindre au régime des ateliers et d'ailleurs on ne peut attendre d'elle un travail régulier parce qu'elle n'a pour ainsi dire pas de besoins"

Herland, conseil général 1873


6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 29/07/2009 00:48
que les actionnaires mettent la main à la poche, vendent leur patrimoine (enfin une partie, faut pas exagérer) et que les exonérations de charges fiscales et sociales PAIENT ces 50 euros !! rappelons que le site de l'agence de développement précise que les économies réalisés par un employeur sur un smicard sont de 3000 euros annuels !

quand j'écris que le préalable aux augmentations cospar ou lkp, sont la modification de la règle comptable, et l'obligation de constater des charges sociales non pas nettes des exonérations, mais brutes, avec en transfert de charge (côté produit) la valeur des exonérations impactant les charges sociales...

bref, l'argent existe, qu'il soit pris là où il est (poche des actionnaires, poche des fournisseurs, salaires des gérants à diminuer !!).

si les faillites se font, certains en profiteront et embaucheront. Une demande de biens et services (côté client) a toujours pu trouver en face d'elle, une offre (côté entrepreneur) pour y répondre !

7.Posté par NS le 29/07/2009 12:59
nicolas de launay de la perriere, voilà une des bonnes idées à creuser, heureusement qu'il existe des gens de bonne morale. Mais crois-tu que ces grands patrons iront sacrifier un peu de leur patrimoine/trésorerie (obtenu avec la sueur des nos concitoyens) pour favoriser l'emploi et faire diminuer le chômage ? Ça se saurait si cela se faisait. Alors les salariés se donnent corps et âmes afin de faire fructifier la trésorier de nos grands patrons et en retour on ne demande que 50 euros, et là ils râlent ? C'est abusé quand même ! Comme s'ils ne pouvaient réellement pas payer 50 euros de plus. Dites-nous véritablement la raison pour laquelle vous ne pouvez-pas et arrêter de tergiverser.

8.Posté par nicolas de launay de la perriere le 29/07/2009 22:27
NS, tu veux que je te dise ....zot la pas capab' !

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales