Société

Suite aux incendies, l'ONF s'attaque à la remise aux normes de la voirie du Maïdo


Suite aux incendies, l'ONF s'attaque à la remise aux normes de la voirie du Maïdo
La Défense des forêts contre les incendies (DFCI) est une préoccupation permanente des autorités publiques. L’ONF est un des acteurs de la prévention des risques d’incendie : son action s’intègre dans le cadre de la politique de l’Etat pour la défense des forêts contre les incendies, sous la forme d’une mission d’intérêt général.

La Défense des forêts contre l’incendie (DFCI) a pour objectif de prévenir l’éclosion et le développement d’incendies de forêts particulièrement destructeurs dans une île où le taux d’espèces végétales endémiques ou indigènes est particulièrement élevé.

Bien que La Réunion apparaisse comme une île tropicale humide, le risque d’incendie n’en est pas moins grand en période sèche (d’août à décembre) principalement dans les milieux naturels du versant "sous le vent" et en période de forte fréquentation par le public.

Les forêts de Tamarin des Hauts, les landes éricoïdes et les forêts résineuses sont les plus sensibles. L’île a été le théâtre d’incendies de forêts dont certains ont marqué les esprits : en 1988, 2010 et 2011 par exemple, les forêts de l’ouest ont été parcourues par le feu sur des milliers d’hectares...

Les dommages sont importants et portent sur :
- la destruction durable d’écosystèmes endémiques fragiles, auxquels se substituent souvent des envahissements d’espèces exotiques indésirables, avec perte associée de la diversité biologique
- la disparition des maigres sols sous l’effet des pluies cycloniques diluviennes que connaît l’île.

Dans les Hauts, les feux de sol ("voune") peuvent couver pendant des semaines et ressurgir à l’air libre en relançant l’incendie des formations végétales en place. De tels feux, particulièrement en sites non accessibles par la voie terrestre, peuvent mobiliser de coûteux moyens sur des périodes de plusieurs semaines consécutives. Comme nous avons pu le voir ces deux dernières années.

L’ONF reste l’acteur incontournable de la prévention dans le cadre d’un dispositif global. La défense de la forêt contre l’incendie est organisée sur la base "d’un Ordre opérationnel et d’un plan ORSEC" qui prévoit :
- à titre préventif, la réglementation d’usage du feu par arrêté préfectoral.
- l’organisation de la lutte, notamment avec des sapeurs pompiers spécialement formés et secondés par les forestiers.

En période de risques élevés, les forestiers sillonnent en effet les massifs sensibles. Ils assurent ces patrouilles de surveillance et de première intervention au moyen de véhicules tout terrain spécialisés.

L’efficacité du dispositif repose aussi sur un travail tout au long de l’année mené avec les services départementaux d’incendie et de secours en charge de la lutte. Il consiste à aménager des équipements sur le terrain pour leur permettre une action plus efficace sur feu déclaré : réseau de voies d’accès pour pénétrer les massifs, réserves ou retenues d’eau, relais radio, grandes coupures de combustible et bandes débroussaillées de sécurité. Ces équipements sont réalisés grâce aux contributions financières du Département de l’Europe et de l’Etat.

Un Plan Départemental de Protection des Forêts contre l’Incendie

Un Plan Départemental de Protection des Forêts contre l’Incendie (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2009-2015, à l’échelle de l’île. Ce plan identifie 4 objectifs :
- améliorer la connaissance du risque incendie,
- réduire le nombre de départs d’incendie,
- diminuer les surfaces brûlées,
- gérer et hiérarchiser les actions de prévention par une approche territoriale. Il s’agit d’élaborer des plans de massifs sur les secteurs les plus sensibles et de planifier les actions.

Par déclinaison locale de ce plan, le plan de massif des Hauts sous le vent, des Hauts de Saint-Denis, de la Grande Chaloupe et d’Etang Salé ont vu le jour. Ils permettent de réaliser une analyse plus fine du risque incendie et de mettre en place une stratégie locale des politiques de prévention et de prévision.

Le massif forestier des Hauts de l’Ouest

La commune de Saint Paul est couverte, dans sa partie supérieure, sur près de 5500 ha, par le massif forestier des Hauts sous le vent. D’une superficie totale de 12447 ha, ce massif est particulièrement sensible aux incendies, notamment durant la saison sèche, longue et marquée, qui s’étend généralement de août à décembre.
En raison de sa position géographique, du type de végétation, très inflammable et des conditions climatiques propices durant la saison sèche, les feux pouvant se développer sont des feux courants, qui se déplacent rapidement au vent.

En effet, durant ces quarante dernières années, 70% de la surface du massif forestier des Hauts sous le vent, soumis au régime forestier, a été concernée par au moins un incendie. Le sinistre le plus important est celui de 1970 qui a parcouru 4500 ha. Plus tard, en 1988, 3500 ha ont également été brûlés. Sans oublier les incendies récents de 2010 et 2011 qui ont pour chacun détruit respectivement 790 et 2712 ha de végétation.

Un patrimoine naturel remarquable

Le massif forestier des Hauts sous le vent est composé d’un patrimoine naturel remarquable. En témoigne, la majorité de cet ensemble est concernée par plusieurs classements de protection : coeur du Parc national de la Réunion, zones d’intérêt particulier, réserves biologiques. De même, 814,5 ha de forêts dans les environs de Saint Paul sont classés en Zone Naturelle d’Intérêt Faunistique ou Floristique (ZNIEFF).

Les travaux de mises aux normes DFCI de la piste de la Glaçière en forêt du Maïdo

La forêt des Hauts sous le Vent est très exposée à l’aléa incendie. Lors de l’incendie de 2010, des travaux urgents sur la piste de la Glacière avaient été réalisés pour la rendre accessible aux engins de lutte. Cet axe a été maintenu dans la mise à jour du plan de massif. En effet, cette voie s’avère nécessaire pour accéder rapidement au secteur du Haut Bénares encore préservé malgré les sinistres majeurs de ces deux dernières années.

Pour cette raison, elle fait l’objet d’un niveau de priorité élevé dans les travaux à mener. Cette opération fait l’objet d’une concertation et collaboration étroite entre les services de l’Etat, du Département, du SDIS, du Parc National de La Réunion et de l’ONF.

Les travaux consistent en une mise aux normes DFCI de la voie, c’est à dire :
- la réalisation d’une surface de roulement adaptée, d’une pente en travers faible, d’aires de croisement et de retournement.
- la réalisation d’empierrement de la surface de roulement.
- la création de revers d’eau et d’un dispositif de drainage de la chaussée et des abords.

Impact sur le milieu naturel :
Flore : Les travaux apporteront un impact limité à la flore des sites, et ne concerne aucune espèce protégée ou menacée.
Faune : Le travaux n’apporteront aucun impact à la faune du site
Paysage : Les coupures de combustibles sont déjà inscrites dans le paysage. Il n’y aura aucune incidence supplémentaire sur le grand paysage.

Les résultats attendus pour ces travaux sont de faciliter la pénétration des massifs forestiers par les équipes de lutte et d’assurer une meilleure gestion des eaux de ruissellements.

Empierrement et drainage de la piste DFCI 1800 Sud en forêt du Maïdo

Lors des incendies de 2010 (790ha) puis celui de 2011 (2712 ha), la piste 1800 sud a été fortement empruntée par les équipes de secours ce qui a contribué à une aggravation des désordres sur la piste.

Par ailleurs, les versants dominant cet ouvrage se sont fortement dégradés et des processus érosifs intenses s’y produisent. Des écoulements de forte intensité ont engendré de nombreux dégâts. La création et l’extension de radiers en béton s’avèrent aujourd’hui indispensables.

Les travaux d’empierrement et de drainage de la piste DFCI 1800 Sud consistent en la création de revers d’eau et d’un dispositif de drainage de la chaussée et des abords.

Impact sur le milieu naturel :
Flore : Les travaux apporteront un impact limité à la flore des sites, et ne concerne aucune espèce protégée ou menacée.
Faune : Le travaux n’apporteront aucun impact à la faune du site
Paysage : Les coupures de combustibles sont déjà inscrites dans le paysage. Il n’y aura aucune incidence supplémentaire sur le grand paysage.
Les résultats attendus sont : de faciliter la pénétration des massifs forestiers par les équipes de lutte et d’assurer une meilleure gestion des eaux de ruissellements.

Cette opération fait l’objet d’une concertation et collaboration étroite entre les services de l’Etat, du Département, du SDIS, du Parc National de La Réunion et de l’ONF.
Mardi 26 Mars 2013 - 16:13
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1.Posté par ancien promeneur du piton de l''eau le 26/03/2013 16:38
ca fait plaisir de voir la mine deconfite du directeur de l'ONF qui se cachait hier derrière la police. Et oui, c'est une chose juste que ce soit pas toujours les mêmes qui subissent.

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