Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, Didier Lombard, l'ancien PDG de France Télécom, la 121 ème entreprise mondiale, est convoqué ce mercredi pour une éventuelle mise en examen, par Pascal Gand, le juge d'instruction chargé de l'enquête sur la vague de suicides de salariés intervenue en 2008 et 2009.
France Télécom, en tant que personne morale, est de son côté convoquée jeudi par le juge en vue d'une possible mise en examen dans cette instruction ouverte depuis avril 2010 pour "harcèlement moral" à la suite d'une plainte du syndicat SUD, a-t-on précisé.
Par ailleurs, selon la même source, plusieurs anciens hauts cadres doivent également être entendus par le juge et peut-être mis en examen.
Par ailleurs, selon la même source, plusieurs anciens hauts cadres doivent également être entendus par le juge et peut-être mis en examen.
"Il n'y a aucune accélération de la procédure. Nous sommes dans une procédure normale, tout semble être conforme", a affirmé la direction de l'opérateur qui se veut confiante.
En 2008 et 2009, le groupe français avait été confronté à une incroyable vague de suicides: 35 salariés s’étaient enlevés la vie. Des suicides qui pourraient être liés à la nouvelle organisation mise en œuvre dans le groupe qui prévoyait la suppression de quelques 22.000 postes. Le PDG, Didier Lombard, avait été contraint de démissionner. Stéphane Richard, son successeur depuis 2011, tente de calmer le jeu. Depuis, les suppressions de postes ont été gelées, et les mobilités forcées massives ont été supprimées.
Depuis le début de l'année, quatre salariés se sont donnés la mort, dont deux rien qu'au mois de juin dernier.
















