Monsieur le Président autoproclamé
Certainement désireux de poursuivre la formation continue des magistrats qui, dans notre République, rendent la justice au nom du peuple français, après leur avoir délivré une exceptionnelle leçon sur les fondations du Droit, et la notion d’opportunité qui lui est consubstantielle, vous vous êtes autoproclamé "président", puis, fort logiquement, vous avez décidé de rétablir le mandat des anciens administrateurs de cet établissement.
Vous avez également décidé, fort des pouvoirs dont vous vous auto- investissez, de convoquer de nouvelles élections aux conseils centraux de l’Etablissement, dont vous avez déjà prévenu la communauté, que leurs résultats ne s’imposeront pas au Président que vous êtes.
Me voilà comme administrateur de cette université, de 2004 à 2012, mandat que je n’ai pas souhaité renouveler aux élections dernières, sans que vous ayez sollicité mon avis, rétabli dans mes anciennes fonctions.
Désireux néanmoins de contribuer au fonctionnement de cette université je voudrais vous faire trois suggestions.
La première serait de rétablir également, les deux autres Conseils centraux : CS et CEVU.
Cette décision prise, l’université dès lors en état de fonctionner puisque les 3 conseils centraux rétablis, je vous suggérerai de renoncer, par souci démocratique et esprit de service public, bien évidemment, à de nouvelles élections, chacun des conseils, et leurs membres respectifs, étant rappelé, par votre magnificence, pour la pleine durée du mandat qui les organise.
Dernière suggestion, je pense qu’il serait judicieux de ne pas rappeler le comité technique chargé d’étudier les promotions des enseignants-chercheurs. En effet ce comité que vous avez immédiatement suspendu quand il a eu la saugrenue idée de ne pas retenir votre candidature à la classe exceptionnelle, a montré sa totale inefficacité. Chacun devra méditer, et surtout chez vos propres amis qui composaient majoritairement ce comité, sur le fait que vos libéralités ont des limites.
Je ne doute pas que vous puissiez trouver, chez Jarry de nombreuses autres idées pour enrichir votre pratique quotidienne de président autoproclamé, et, chez Orwell l’inspiration nécessaire pour bâtir votre rhétorique devant emporter la décision des magistrats et l’enthousiasme des "démocrates", apôtres du « partage » et défenseurs du "service public", qui ont à cœur de faire prospérer cette université. Quant au soutien de Monsieur le recteur, Chancelier des universités, il n’est point nécessaire de le rechercher, tant il vous est acquis depuis son arrivée dans l’Académie.
Démocratiquement vôtre.
Raoul Lucas
Elu au Conseil d’administration de l’université, 2004-2012.
Lecteur fidèle de Jarry et d’Orwell.
Certainement désireux de poursuivre la formation continue des magistrats qui, dans notre République, rendent la justice au nom du peuple français, après leur avoir délivré une exceptionnelle leçon sur les fondations du Droit, et la notion d’opportunité qui lui est consubstantielle, vous vous êtes autoproclamé "président", puis, fort logiquement, vous avez décidé de rétablir le mandat des anciens administrateurs de cet établissement.
Vous avez également décidé, fort des pouvoirs dont vous vous auto- investissez, de convoquer de nouvelles élections aux conseils centraux de l’Etablissement, dont vous avez déjà prévenu la communauté, que leurs résultats ne s’imposeront pas au Président que vous êtes.
Me voilà comme administrateur de cette université, de 2004 à 2012, mandat que je n’ai pas souhaité renouveler aux élections dernières, sans que vous ayez sollicité mon avis, rétabli dans mes anciennes fonctions.
Désireux néanmoins de contribuer au fonctionnement de cette université je voudrais vous faire trois suggestions.
La première serait de rétablir également, les deux autres Conseils centraux : CS et CEVU.
Cette décision prise, l’université dès lors en état de fonctionner puisque les 3 conseils centraux rétablis, je vous suggérerai de renoncer, par souci démocratique et esprit de service public, bien évidemment, à de nouvelles élections, chacun des conseils, et leurs membres respectifs, étant rappelé, par votre magnificence, pour la pleine durée du mandat qui les organise.
Dernière suggestion, je pense qu’il serait judicieux de ne pas rappeler le comité technique chargé d’étudier les promotions des enseignants-chercheurs. En effet ce comité que vous avez immédiatement suspendu quand il a eu la saugrenue idée de ne pas retenir votre candidature à la classe exceptionnelle, a montré sa totale inefficacité. Chacun devra méditer, et surtout chez vos propres amis qui composaient majoritairement ce comité, sur le fait que vos libéralités ont des limites.
Je ne doute pas que vous puissiez trouver, chez Jarry de nombreuses autres idées pour enrichir votre pratique quotidienne de président autoproclamé, et, chez Orwell l’inspiration nécessaire pour bâtir votre rhétorique devant emporter la décision des magistrats et l’enthousiasme des "démocrates", apôtres du « partage » et défenseurs du "service public", qui ont à cœur de faire prospérer cette université. Quant au soutien de Monsieur le recteur, Chancelier des universités, il n’est point nécessaire de le rechercher, tant il vous est acquis depuis son arrivée dans l’Académie.
Démocratiquement vôtre.
Raoul Lucas
Elu au Conseil d’administration de l’université, 2004-2012.
Lecteur fidèle de Jarry et d’Orwell.
















