Politique

Ste-Suzanne : conseil municipal sous tension

Le conseil municipal de Sainte-Suzanne a pu se tenir hier soir après deux semaines de paralysie de la mairie. Un blocage orchestré par une bonne partie des employés communaux eux-mêmes qui réclamaient entre autres une revalorisation salariale ainsi que l'établissement d'un réel plan de valorisation de carrières pour l'ensemble des agents communaux.


Ste-Suzanne : conseil municipal sous tension
Retour aux affaires courantes à Sainte-Suzanne où le conseil municipal a pu délibérer, dans un climat plus que tendu.

Après avoir pris acte que le quorum était atteint, Daniel Sautron, porte-parole des employés communaux grévistes, interrompt la maire Yolande Pausé. Mais il se voit signifier une fin de non recevoir à sa demande de dépôt d'une motion. "Nous sommes en conseil municipal, seuls les élus prennent la parole. Vous n'avez pas à intervenir et encore moins pour y demander une motion", argue la première magistrate de la ville qui n'aurait pu craindre plus délicate entrée en matière.

Alors que la lecture de l'ordre du jour commence à peine, un autre protagoniste fait irruption. Faisant partie des employés mécontents de la politique générale de la municipalité, il entreprend de distribuer à chaque élu mais aussi à l'assistance des photocopies de la-dite motion. De quoi déstabiliser la suite du conseil pendant 5 bonnes minutes.

Privilégier l'embauche locale, c'est-à-dire de Ste-Suzanne

Cette motion renferme les mêmes griefs évoqués depuis deux semaines par les agents communaux "débrayeurs". "Mise en place d'un véritable plan de carrière pour l'ensemble des agents, organisation d'un plan de titularisation, revalorisation salariale ou encore valorisation de l'embauche locale" (comprenez par là "de Sainte-Suzanne), les revendications ne manquent pas. Exit donc la venue d'un directeur de cabinet venu (selon les rumeurs) de Saint-Louis après la confirmation par Yolande Pausé qu'elle renonçait à ce recrutement.

En pleine séance, un employé communal mécontent se met à distribuer une motion aux élus
En pleine séance, un employé communal mécontent se met à distribuer une motion aux élus
En une heure et demie, le conseil a donc été évoqué le Plan Local d'Urbanisme qui doit par ailleurs attendre les prescriptions du futur Schéma d'Aménagement Régional mais surtout voté, à la quasi unanimité (1 contre, 2 abstentions), le budget primitif de la commune (37 millions d'euros pour l'exercice 2011). Les élus de l'opposition n'ont pas manqué de rappeler à l'équipe municipale que les impôts locaux allaient augmenter de 2%. Didier Lombard, pourtant de la majorité (lutte ouvrière) s'est désolidarisé. "Nous avons été élus grâce aux classes populaires. En ce sens, cette augmentation ne correspond pas aux attentes de cette population", a-t-il affirmé.

"Je recevrai à nouveau le personnel communal"


Cette épineuse thématique des taxes locales a débordé sur le terrain politique. "Je ne suis pas d'accord avec cette augmentation des impôts quand, dans le même temps, on fait venir un directeur de cabinet extérieur à la ville" n'en démord pas Antonio Grondin en agitant la motion remise en début de conseil municipal, histoire de signifier qu'au-delà des affaires courantes, les revendications des employés communaux devaient primer.

"Je recevrai à nouveau le personnel communal prochainement" a répondu Yolande Pausé, en essayant de calmer le jeu alors que la rumeur d'une démission du conseil municipal traînait ci et là pendant la séance. Il n'en a rien été.

De toute cette agitation, les acteurs n'en ont pas moins oublié l'absence remarquée de Daniel Alamélou, 1er adjoint au maire.

A 19h30, Yolande Pausé pouvait lever le conseil municipal sans doute un peu plus rassurée.

Daniel Sautron (tee-shirt rouge) tente de faire passer la motion des employés communaux
Daniel Sautron (tee-shirt rouge) tente de faire passer la motion des employés communaux
Jeudi 21 Avril 2011 - 07:22
Ludovic Grondin
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1.Posté par du mal a respirer le 21/04/2011 08:02
MME LE MAIRE je vous fait remarquer que les années passent et se ressemble et PERSONNE
ne parle du problème de la décharche de ST SUZANNE qui nous pollue nos droit de respirer
purement et aussi la station d épuration de la marine que tous monde le sait que se soit de votre
mandature ou autre que vous faisait partie que vous avez rien fait pour améloiorer
son fonctionnement qui nous suffoque chaque jour et celle des enfants de l école situé a coté
OUI CETTE DECHARGE C EST VOTRE BANQUE ARRETE DE PENSE A L ARGENT PENSE A
TOUT SES ENFANTS ET A CETTE POLULATION QUI N ONT PLUS LE DROIT DE RESPIRER
PUREMENT DANS CETTE VILLE QUI EST DEVENUE UNE VILLE MAL VIVRE AGREABLEMENT


LOIS CARPAYE DE LA MARINE

2.Posté par TEk le 21/04/2011 09:05
Quand on vote coco,on assume !

3.Posté par victoire sur la gourmandise le 21/04/2011 10:12
bizarre où était le premier adjoint, il ne veut plus briller??????????? LE PEUPLE N EST PAS AVEUGLE
HALTE A LA GOURMANDISE

4.Posté par ADEKALOM le 21/04/2011 12:09
Madame le maire,
je suis révolté de votre comportement hier soir face à un personnel en détresse qui cherche qu'améliorer leur conditions de travail, votre place n'est plus dans cette instance et au commande de cette mairie. Je félicite le courage de Mr LOMBARD qui aujourd'hui s'affiche avec l'opposition, voilà un dissident de votre majorité, échec encore à votre insolence. Je déplore le manque de responsabilité des autres élus qui n'ont pas le courage d'affronter la population qui les à élu et préfère pointé absent que de voté NON. J4apporte mon soutient total à l'équipe du personnel et leur demande de tenir bon des jours meilleurs viendront.

5.Posté par DIDIER LOMBARD le 21/04/2011 14:13
Voici le texte intégral de mon intervention lors du vote sur l'augmentation des impôts locaux au conseil municipal de Sainte Suzanne du 20 avril 2011 :

DECLARATION DE DIDIER LOMBARD (LUTTE OUVRIERE – MAJORITE) AU CONSEIL MUNICIPAL DE SAINTE SUZANNE DU 20 AVRIL 2011 A PROPOS DU VOTE SUR LES TAUX DES IMPOTS DIRECTS LOCAUX


On nous demande aujourd’hui de nous prononcer sur une augmentation substantielle des impôts locaux, à savoir, le taxe d’habitation et la taxe foncière afin d’équilibrer le budget de la commune et de dégager les fonds nécessaires à son fonctionnement.

Le problème est que d’année en année la pression fiscale ne cesse d’augmenter sur les travailleurs, les chômeurs et leurs familles. L’augmentation des impôts locaux a ainsi été deux fois supérieure à celle du SMIC sur les dix dernières années.

Or à Sainte Suzanne, 40 % des personnes en âge de travailler sont au chômage. Quant à ceux qui travaillent, ils sont souvent payés à coup de lance pierre, au SMIC ou en dessous, victimes de l’exploitation patronale. On nous présente cela comme une fatalité, on nous dit que c’est à cause de la crise. Mais les travailleurs n’en sont pas responsables. Pourquoi paieraient-ils encore pour les plus riches ?

Tous les prix ne cessent d’augmenter : nourriture, eau, électricité, essence, gaz, les mutuelles et les assurances… et avec eux les profits.

Ce ne pas le cas des salaires, des retraites et des minima sociaux qui parfois diminuent d’une année sur l’autre en chiffres absolus !

Une nouvelle augmentation des impôts sera insupportable aux plus pauvres, qui pour certains ont à peine de quoi manger. C’est pourquoi je refuse de la voter.

Alors on nous dit : « Oui, mais l’équilibre budgétaire de la commune ? » A cela je réponds : Nous, élus de la majorité, avons été élus par les classes populaires de Sainte Suzanne, dont nous-mêmes faisons partie. C’est pourquoi nous avons une responsabilité qui est celle de défendre les intérêts des plus pauvres, des travailleurs.

Alors il y a une autre voie que l’augmentation des impôts locaux, c’est celle de mobiliser les travailleurs, la population de Sainte Suzanne et des autres communes » pour imposer à l’Etat et au grand patronat qu’ils sortent de leurs poches l’argent nécessaire aux dépenses des communes !

L’Etat réduit d’année en année sa dotation aux communes et aux départements, mais il trouve des milliards pour arroser les banques et les capitalistes qui n’en ont pas besoin, ou pour faire la guerre en Afrique pour protéger les dictateurs et les intérêts des capitalistes français ! Qu’il utilise cet argent à renflouer les communes en difficultés !


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