Politique

Ste-Suzanne: La gestion "politicienne" du CCAS fait grincer des dents l'opposition

Vendredi 13 Septembre 2013 - 17:37

Ste-Suzanne: La gestion "politicienne" du CCAS fait grincer des dents l'opposition
L'opposition à Sainte-Suzanne attire l'attention sur les "dérives" politiciennes au sein du CCAS (Centre communal d'actions sociales) de Sainte-Suzanne, dont la présidence est assurée par le maire, Maurice Gironcel. Des dérives amplifiées à six mois des municipales. Remontée, l'opposition emmenée par Daniel Alamélou va déposer plainte d'ici une semaine.

"Le CCAS travaille à contre-sens aujourd'hui. Il y a une gestion malsaine et je pèse mes mots", lâche Daniel Alamélou, conseiller municipal d'opposition à Sainte-Suzanne. Pour lui le CCAS n'assure plus sa mission première, celle de répondre aux urgences sociales de la population sainte-suzannoise en difficulté.

"On constate à six mois des élections que des tôles, des parpaings et du ciment se trouvent au CCAS. Il s'agit de matériel de construction acheté par le CCAS pour certaines familles", poursuit-il. Daniel Alamélou se base sur des "preuves" qu'il a pu collecter et entend les fournir à la justice dans le cadre de son dépôt de plainte auprès du procureur de la République. "Et â côté de ça, quand une famille arrive à récupérer un colis, il est immangeable. Les colis ne sont pas adaptés. Il y a un risque d'explosion sociale si on ne trouve pas une solution à ce problème", précise-t-il.

"Il y a un je m'en foutisme total à la veille d'élection et aujourd'hui le CCAS sert à faire de la politique politicienne", avance-t-il. L'opposition entend demander des comptes à la majorité et Maurice Gironcel lors du prochain conseil municipal. "Je demande de la transparence", ajoute-t-il.

Pis, selon Daniel Alamélou, les 24 jeunes embauchés au sein du CCAS sous le régime des emplois civiques se voient refuser le renouvellement de leur contrat. "A la mairie on leur explique que l'Etat n'a plus d'argent. J'aimerai bien connaître l'avis du préfet sur cette question", explique-t-il. En attendant, 21 autres jeunes devraient être recrutés dans les prochaines semaines pour les remplacer. "On est en train de mettre des militants à la place pour qu'ils arpentent le terrain", surenchérit Antonio Grondin, conseiller municipal d'opposition.

"Que se passe-t-il dans la tête de Maurice Gironcel ?", s'interroge Daniel Alamélou. En attendant le dépôt de plainte et les possibles suites judiciaires, le prochain conseil municipal promet d'être animé du côté de Sainte-Suzanne.
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