A 17 mois des élections municipales, les candidats sont déjà nombreux à lorgner sur Saint-Louis. La perspective d'un éventuel découpage de la commune semble d'ailleurs largement contribuer à multiplier le nombre de candidats. La naissance d'une nouvelle commune, celle de la Rivière, engendrerait de facto une augmentation du nombre d'élus sur l'actuel territoire de la commune. Tout cela ne préoccupe pas vraiment Sabrina Etangsale qui a récemment annoncé qu'elle serait elle-même candidate à Saint-Louis et quoi qu'il arrive sur l'ensemble du territoire, c'est-à-dire que son équipe engagerait une liste sur les deux communes.
"Dans un premier temps, je pense qu'il faudrait remettre de l'ordre dans les budgets communaux. On doit préparer ce découpage. On demande aux habitants de donner leur avis mais il faudrait leur donner des chiffres et des explications" explique-t-elle en doutant de la viabilité économique de la Rivière et plus généralement, de la concrétisation du découpage de la commune avant les prochaines élections.
En attendant d'en savoir plus sur le devenir du territoire saint-louisien, la jeune femme de 36 ans, mariée et mère de famille, entend aller à la rencontre de la population, comme elle assure déjà le faire depuis bientôt un an avec celles et ceux qui constituent son équipe. Le terrain, organiser une campagne, Sabrina Etangsale aime ça et sait de quoi il retourne. Issue d'une famille de militants communistes, elle connaît particulièrement bien les deux leaders politiques de la commune. Pour la prochaine élection, elle les disqualifie d'ailleurs tous les deux.
"Sans étiquette"
Pour Claude Hoarau, on pouvait s'en douter alors qu'elle a été directement liée, en partie, à ses ennuis avec la justice lorsqu'en 2009 elle avait déposé une plainte contre lui. Dans cette affaire, Claude Hoarau a été condamné en première instance à deux années d’inéligibilité, 12 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour complicité de prise illégale d’intérêts. Il a depuis fait appel de cette décision. Concernant Cyrille Hamilcaro, le divorce politique est plus récent puisque Sabrina Etangsale considère que l'ancien maire de Saint-Louis a lui-même été disqualifié par sa condamnation dans l'affaire Surgine Fontaine.
Reste maintenant à savoir quelle politique la jeune candidate entend proposer aux électeurs d'une commune dont on connaît les difficultés. Hésitante à se positionner à gauche, à droite ou même au centre de l'échiquier, Sabrina Etangsale annonce qu'elle s'engage dans cette bataille "sans étiquette". "Quand on est misère, quand on est au chômage, que l'on n'a rien à manger et que les fins de mois sont difficiles, qu'on soit à droite, à gauche, ça ne change rien. Mon étiquette, c'est Saint-Louis, c'est la Rivière." lance-t-elle.
"Il faut rompre avec ces méthodes du passé qui salissent Saint-Louis"
Sa porte reste néanmoins ouverte à d'éventuelles alliances et elle assure qu'elle ne monopolisera pas la tête de liste si, d'aventure, une personnalité devait émerger parmi son équipe.
Pour l'heure, Sabrina Etangsale justifie son engagement en raison de la situation difficile que connaît cette commune qu'elle dit aimer. "Saint-Louis et la Rivière sont malades. La priorité, c'est de remettre de l'ordre" explique la candidate qui estime que la problématique du chômage ne se réglera pas avec les petits contrats à la mairie.
"Il faut rompre avec ces méthodes du passé qui salissent Saint-Louis" insiste-elle en suggérant notamment d'aider les entreprises à venir s'installer dans la commune et en formant les jeunes à autre chose qu'au nettoyage des routes...
"Dans un premier temps, je pense qu'il faudrait remettre de l'ordre dans les budgets communaux. On doit préparer ce découpage. On demande aux habitants de donner leur avis mais il faudrait leur donner des chiffres et des explications" explique-t-elle en doutant de la viabilité économique de la Rivière et plus généralement, de la concrétisation du découpage de la commune avant les prochaines élections.
En attendant d'en savoir plus sur le devenir du territoire saint-louisien, la jeune femme de 36 ans, mariée et mère de famille, entend aller à la rencontre de la population, comme elle assure déjà le faire depuis bientôt un an avec celles et ceux qui constituent son équipe. Le terrain, organiser une campagne, Sabrina Etangsale aime ça et sait de quoi il retourne. Issue d'une famille de militants communistes, elle connaît particulièrement bien les deux leaders politiques de la commune. Pour la prochaine élection, elle les disqualifie d'ailleurs tous les deux.
"Sans étiquette"
Pour Claude Hoarau, on pouvait s'en douter alors qu'elle a été directement liée, en partie, à ses ennuis avec la justice lorsqu'en 2009 elle avait déposé une plainte contre lui. Dans cette affaire, Claude Hoarau a été condamné en première instance à deux années d’inéligibilité, 12 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour complicité de prise illégale d’intérêts. Il a depuis fait appel de cette décision. Concernant Cyrille Hamilcaro, le divorce politique est plus récent puisque Sabrina Etangsale considère que l'ancien maire de Saint-Louis a lui-même été disqualifié par sa condamnation dans l'affaire Surgine Fontaine.
Reste maintenant à savoir quelle politique la jeune candidate entend proposer aux électeurs d'une commune dont on connaît les difficultés. Hésitante à se positionner à gauche, à droite ou même au centre de l'échiquier, Sabrina Etangsale annonce qu'elle s'engage dans cette bataille "sans étiquette". "Quand on est misère, quand on est au chômage, que l'on n'a rien à manger et que les fins de mois sont difficiles, qu'on soit à droite, à gauche, ça ne change rien. Mon étiquette, c'est Saint-Louis, c'est la Rivière." lance-t-elle.
"Il faut rompre avec ces méthodes du passé qui salissent Saint-Louis"
Sa porte reste néanmoins ouverte à d'éventuelles alliances et elle assure qu'elle ne monopolisera pas la tête de liste si, d'aventure, une personnalité devait émerger parmi son équipe.
Pour l'heure, Sabrina Etangsale justifie son engagement en raison de la situation difficile que connaît cette commune qu'elle dit aimer. "Saint-Louis et la Rivière sont malades. La priorité, c'est de remettre de l'ordre" explique la candidate qui estime que la problématique du chômage ne se réglera pas avec les petits contrats à la mairie.
"Il faut rompre avec ces méthodes du passé qui salissent Saint-Louis" insiste-elle en suggérant notamment d'aider les entreprises à venir s'installer dans la commune et en formant les jeunes à autre chose qu'au nettoyage des routes...
















