Faits-divers

St-Leu: Suspicions de harcèlement moral à l'école Stella


St-Leu: Suspicions de harcèlement moral à l'école Stella
Les parents d'élèves de l'école élémentaire Stella de Saint-Leu ont manifesté hier devant les grilles de l'établissement. Derrière le mot d'ordre de changement de chef d'établissement se cache en fait un malaise plus profond, lancinant, depuis deux ans. Le corps enseignant, contraint au droit de réserve, parle aujourd'hui de harcèlement de la part de leur directeur.

Ces dernières semaines ont été marquées par une série impressionnante d'arrêts maladie au sein de l'école Stella de Saint-Leu. Résultat des courses : le moral du personnel est en berne, les élèves, quant à eux, subissent les contre-coups de cet étalement au grand jour de rapports conflictuels entre adultes. "Certaines classes ont ainsi changé jusqu'à 5 fois de professeurs en un mois", témoigne un proche de l'établissement.

Trois arrêts maladie sont à comptabiliser ces quatre dernières semaines. Parmi eux, deux enseignants sont allés plus loin en entamant une démarche de sauvegarde vis-à-vis des services du Rectorat. Ultime recours. Que s'est-il donc passé pour que cet établissement subisse coup sur coup des arrêts maladie troublants, suivis, hier, par une mobilisation parentale ?

"Il y a quatre ans, avant l'arrivée de notre directeur actuel, l'ambiance était très bonne au sein de l'établissement. Pendant deux ans, il n'y a rien eu à redire. Puis les relations se sont alourdies petit à petit il y a deux ans environ.

"Cela commençait par des remarques. Il (le directeur) portait des jugements de valeur sur tel ou tel enseignant, mais en la présence d'un autre collègue", raconte l'un d'entre eux. D'autres méthodes sont plus directes comme en venir à accuser un enseignant du vol de photocopies, de ventilateur.

Des rapports conflictuels déjà dans une autre école ?

Si seulement ces problèmes d'adultes restaient dans un cercle restreint,... le choix du directeur, selon nos interlocuteurs, est celui, bien au contraire, du discrédit et en public. "Les enfants, le personnel, tout le monde a assisté à la scène où je me suis faite criée dessus", ajoute un personnel. D'autres atteintes à l'implication du personnel enseignant se sont accumulées. Plusieurs enseignants sont impliqués. Du personnel communal a aussi été agressé verbalement selon eux. "Dès que quelqu'un apporte un projet, le directeur fait tout pour le saborder". Peu d'activités extra-scolaires sortent des murs. "La kermesse, moment très attendu de l'année, n'est plus portée que par les parents alors qu'il était un vrai moment collectif auparavant". L'envie de ne plus mettre les pieds dans l'établissement semble traverser une grande partie du personnel.

"Nous avons dénoncé ces intimidations au Rectorat par la voie hiérarchique. On nous a répondu : 'Vous êtes la victime dans cette affaire'. Un soutien de poids qui corrobore le diagnostic des professionnels de l'écoute. Le directeur à son tour a été prié de se mettre en arrêt maladie et pourtant, aujourd'hui, après deus semaines de repos forcé, "il est de retour à la tête de l'établissement. Il bénéficie d'une immunité dont on ne sait pas d'où elle vient". Nos interlocuteurs évoquent des précédents du même directeur dans une autre école de Saint-Leu.

Première alerte il y a un an

L'épisode d'hier n'étonne plus personne sur place. Il y a un an déjà, l'inspecteur de circonscription avait été alerté, toujours après que les agissements du directeur soient mis en doute par son propre personnel. Sans réponse radicale du Rectorat, tout le monde s'était replongé dans son quotidien.

Loin d'acuser à tour de bras, les enseignants anonymes qui ont souhaité confier leur mal-être, exigent plus de fermeté du Rectorat : un départ de leur supérieur tout en réclamant des explications. "Le directeur a peut-être ses raisons, nous n'en savons rien. Nous aimerions seulement les connaître", poursuivent ces enseignants.

"Moi, dit l'une d'entre eux, je veux reprendre mes cours". La dernière fois qu'elle a aperçu ses élèves de CP, ils étaient en larmes. "Ils ne comprenaient pas pourquoi le directeur avait crié sur leur maîtresse, en leur présence"...
Mardi 30 Avril 2013 - 07:20
LG
Lu 2578 fois




1.Posté par la crise le 30/04/2013 08:00
Un directeur d'école n'est pas chef d'établissement; le supérieur hiérarchique direct d'un professeur d'école est l'inspecteur de la circonscription.

2.Posté par WQS le 30/04/2013 10:35
""" Le directeur à son tour a été prié de se mettre en arrêt maladie """ lit-on dans cet article...

C'est quoi cette institution où on peut être PRIE de se mettre en maladie ?
Quand on lit cet article cela confirme surtout que c'est l'éducation nationale qui est très malade !

Je connais un cas dans une école de Sainte-Clotilde où l'enfant d'une enseignante qui travaille dans la MÊME école tabasse régulièrement ses petits camarades depuis des années...

Rien n'est fait , la directrice et l'institutrice sont impuissantes et dépassées , les réclamations auprès de l'inspection académique n'ont mené à rien au point que l'on suppose que cette famille doit profiter de certaines protections , y compris de la part d'une des associations de parents d'élèves , car il parait
inconcevable que l'on ne place pas la mère et l'enfant dans des écoles différentes dans un tel cas !

NON ! On ne se soucie que de ce pauvre enfant violent et perturbé , mais jamais de tous ceux qui sont régulièrement tabassés , on incite même les victimes à se TAIRE pour ne pas faire "d'histoires" !
Certains parents ont du changer leur enfant d'école pour échapper à cette situation scandaleuse.

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 2 Décembre 2016 - 17:53 Le CROSS évacue un marin philippin par hélicoptère

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales