Politique

St-Gilles : Des filets seront posés, mais "pas anti-requins"

La nouvelle est annoncée sur la pointe des pieds par la mairie de Saint-Paul. Normal, l'idée suit son cours et beaucoup de zones d'ombre subsistent. Malgré tout, des filets viendront à court terme délimiter une zone de baignade sécurisée aux Roches Noires. A Boucan Canot, les choses s'annoncent plus compliquées.


St-Gilles : Des filets seront posés, mais "pas anti-requins"
Dans le tour d'horizon des solutions susceptibles d'être apportées aux risques d'attaque de requins ces derniers mois, la pose de filets comme cela peut se faire dans d'autres parties du monde (Australie, Afrique du Sud), a vite été écartée.
 
Les raisons principales étaient leur caractère piégeux pour de nombreuses espèces marines mais aussi tout simplement leur maintenance plus que délicate dans des eaux à forts courants. Les balises de la réserve marine en savent quelque chose.
 
Jeudi soir, en mairie de Saint-Paul, Emmanuel Séraphin, 13ème adjoint en charge de l'urbanisme mais interlocuteur privilégié dans l'épineux "dossier requin", a malgré tout annoncé une grande nouveauté. "Des filets viendront délimiter une zone de baignade aux Roches Noires". Contraint de définir ce qu'il entend par "filets", l'élu cloisonne immédiatement les premières impressions de l'auditoire. "Il ne s'agit pas de filets anti-requins. Mais il s'agira d'un linéaire tendu entre la digue et les roches avec un filet touchant bien le fond marin".
 
Concernant Boucan Canot cette fois, l'avenir immédiat reste compromis même si l'avouer reste difficile pour les officiels. "Boucan ne dispose pas de fonds sablonneux comme aux Roches".
 
Des animations à défaut de trempette
 
Si Emmanuel Séraphin admet que les études devront préciser la possibilité de tendre un filet comme aux Roches, d'ici là, ce sont des activités qui attendent la marmaille sur l'esplanade de Boucan, d'ailleurs rendue accessibles qu'aux seuls piétons.
 
Des animations "pour dynamiser" la zone devraient prendre place dès novembre. La fête de la mer par exemple, qui ne se déroulait que sur une journée jusque-là devrait rempiler sur deux jours de suite. Les autres animations restent à préciser. En attendant une sécurisation en mer, la piscine (presque) naturelle de Boucan devrait faire l'objet de quelques améliorations. L'hôtel Le Boucan Canot devrait être sollicité pour réactiver le pompage d'eau de mer alimentant ce bassin très prisé des parents qui y font barboter leurs enfants.
 
Enfin, puisque les solutions sont multiples, la mairie confirme que le recrutement des quinze nouveaux "patrouilleurs de surveillance des plages" et non des "MNS" est dans les tuyaux. "Nous en avons déjà rencontré huit" ajoute Gina Hoarau, en charge de la sécurité de la ville.
Vendredi 14 Octobre 2011 - 06:06
ludovic.grondin@zinfos974.com
Lu 1230 fois




1.Posté par Eureka le 14/10/2011 08:29
Pourquoi pas un barrage péi avec des vouves ? :-))

2.Posté par noe123 le 14/10/2011 08:35
Finalement ce ne seront que des filets de pêche !

Tous les soirs on viendra les relever , voir s'il n'y a pas un ti carri de poissons pris dedans ... (ou bien pour les relâcher)

C'est moins que rien et déjà ça de gagner ....

3.Posté par Penti le 14/10/2011 17:15
C'est cool on pourra garantir dauphins et tortues à chaque baptême de plongée maintenant (bon, ils seront morts noyés mais ça on s'en fout, hein !!)

4.Posté par Caton2 le 14/10/2011 19:18
Après avoir nié l'existence d'un problème, lancé une énième étude sur le risque requin, mis hors la loi les surfeurs, surtout zoreys, lancé des prélèvements aussitôt interrompus, renforcé la psychose en interdisant la baignade, roulé des mécaniques avec force zodiaques et hélicos, voilà que nos politiques reçoivent le Saint Esprit, qui leur dicte de recourir aux filets de protection, une invention récente puisqu'elle date des années cinquante...
Lorsqu'ils auront découvert que ces engins coûtent cher, s'encrassent vite, sont vite détruits sauf à les construire en mailles d'acier, sont impossible à entretenir, peut-être que le Saint Esprit leur dira que depuis des années, les australiens et les sud africains utilisent des drum lines et que c'est le moyen le moins coûteux et le plus efficace de se protéger des requins, ce que confirme l'IFREMER...
Mais tout le monde sait que les requins réunionnais ne sont pas comme les autres et qu'il faut une étude spécifique pour trouver des moyens spécifiques pour les empêcher de nuire. D'ailleurs, s'ils n'attaquent spécifiquement que les zoreys, rien ne presse...
Moi je crois que ce qui est spécifique à la Réunion c'est pas le requin, c'est l'écolo et le politique, pire l'écolo-politique, qui sont les plus stupides de toute la planète.

5.Posté par Jeff le 14/10/2011 22:08
Comme tu as raison Caton2, les drums lines sont employés depuis fort longtemps par les australiens et les néo-zélandais, mais nul n'est prophéte en son pays, et je dois être trop vieux pour être écouté, c'est ce que je préconisais. Ce n'est pas la panacée, mais c'est une solution acceptable dans nos eaux, mais faut bien vendre des études, les bénévoles sont toujors suspectés d'intérêt, l'altruisme n'est pas acceptable et puis il y en a qui "savent".

Bof, crions dans le désert, on ne sait jamais.

PS : c'est un cri de dépit

Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales