Economie

Soumise à la vindicte, la ZIC du Port est-elle déjà condamnée ?

Le "discrédit" a été largement jeté sur l'ensemble des chefs d'entreprise qui constituent la zone industrielle et commerciale numéro 1 du Port, jugeait Daniel Moreau du Medef lors de l'assemblée générale de la CCIR du jeudi 4 août. Aujourd'hui, un doute subsiste sur la destinée de cette zone réservée aux activités industrielles. De nombreux locataires de la zone sortent de leur réserve.


Soumise à la vindicte, la ZIC du Port est-elle déjà condamnée ?
 
Depuis une semaine et l'annonce fracassante d'Ibrahim Patel évoquant la piste de 22 patrons "locataires spéculateurs" ayant sous-loué plus chers des terrains appartenant à la CCI, le trouble persiste sur les intérêts des trois acteurs intervenants sur ce vaste bout de terre en entrée de Port Ouest : les locataires, la CCIR mais on l'a aussi oublié la mairie du Port.
 
"Dans l'affaire de la ZIC N°1 du Port, il y a deux volets. Le premier concerne les locataires qui ont sous-loué et pour lesquels le Tribunal de Grande Instance a été saisi par la CCIR. Nous, nous n'avons rien à voir avec ce volet", témoigne un chef d'entreprise, relayé par un autre patron de la zone qui confirme à ses côtés. Il faut dire que le sujet a largement circulé dans le secteur depuis une semaine, obligeant les principaux incriminés à se dévoiler... un peu.
 
En pleine déferlante, et alors que tout semble montrer du doigt ces chefs d'entreprises, ces derniers tentent aujourd'hui de mettre en lumière une situation de blocage qui pèse sur leur activité.
 
"Le Plan local d'urbanisme (PLU) dans les tuyaux de la mairie du Port est catégorique : la ZIC est située en zone Uem1", affirme un chef d'entreprise prêt à se former en collectif des entrepreneurs de la zone, parmi lesquels on trouve des grands noms de la vie économique et politique de l'île (Moolan, Ravate, Thien-Ah-Koon…).
 
Secteur très convoité
 
Le PLU de la mairie du Port approuvé le 29 juillet 2004 et mis à jour par petites touches en 2006, 2008 et 2010 ne laisse pas de place au doute. Avant d'en préciser les activités attendues : "le secteur Uem est à occupation mixte industrielle, tertiaire, artisanale, d'équipements et de services liés", il détaille également une restriction de taille. "Il comporte un sous-secteur Uem1 dans lequel l'installation d'activités industrielles et l'extension d'activités industrielles existantes sont interdites", explique le chef d'entreprise.
 
Une dernière phrase qui éveille l'inquiétude des chefs d'entreprises rencontrés. "La CCIR, et c'est normal, souhaite relever le prix du loyer de la ZIC mais pour quels services rendus aux entrepreneurs de la zone en contrepartie ? La voirie, les installations n'ont pas évolué depuis 50 ans". Et que dire de la mainmise foncière toute légitime de la municipalité portoise qui souhaite bloquer toute nouvelle extension d'activités avant de pouvoir décider du sort réservé à cette zone très convoitée.  
 
Les chefs d'entreprises mettent également en doute la sincérité de la CCIR (de 2004) quant à sa défense du dossier et du sort de la ZIC qu'elle a pourtant acquise dans les années 60. Les textes stipulent bien que l'Etat, les collectivités territoriales ainsi que les organismes consulaires doivent être associés à l'élaboration d'un PLU. Or, les chefs d'entreprises questionnent : "la CCIR a-t-elle défendu les intérêts de ses ressortissants en 2004 ? On a des doutes", disent-ils désabusés.
 
0,95 centimes le mètre carré ! Pas moins
 
Dans la tourmente, la CCIR a pourtant voté à l'unanimité hier la qualification en "baux commerciaux" des contrats trop évasifs qui existent en l'état sur la ZIC du Port. La précision juridique apportée par la Chambre indique que "cette qualification présente en outre l’avantage de permettre une demande de révision des loyers dans le cadre des dispositions du Code de Commerce". Pour justifier cette intervention musclée, Ibrahim Patel a évoqué les tarifs appliqués par le passé. De 0,09 cts d'euros au début des années 2000 (sous l'ère Macé puis Magamootoo), puis montant progressivement à 0,11 cts, 0,14 cts pour finir à 0,19 cts aujourd'hui, le loyer dérisoire au mètre carré ne se justifiait résolument plus.
 
A de nombreuses reprises, Ibrahim Patel brandira le rapport sévère de la Chambre régionale des comptes comme le garant ultime de son coup de balai dans l'application des tarifs. Un mètre carré dont le loyer sera relevé à 0,95 cts a ordonné Ibrahim Patel. Assurément, des dérives du passé jettent aujourd'hui "le discrédit sur l'ensemble des acteurs de la ZIC", témoignait Daniel Moreau lors de l'AG de la CCIR. Mais ces derniers semblent désormais attendre de pouvoir étendre leurs installations existantes. Côté municipalité, le PLU doit vivre à partir de ce mois d'août une phase d'enquête publique. Le chapitre est donc loin d'être clos.
 
Pour comprendre l'emplacement stratégique de la zone industrielle et commerciale N°1 du Port, voici listé quelques entreprises et autres locataires célèbres qui y sont implantés :
Bourbon Bois
Ravate
CMM
Holcim
Moolan
Thien-Ah-Koon
Castel
Le Capricorne
Groupe Marbour

Un extrait du PLU révisé de la mairie du Port :

Soumise à la vindicte, la ZIC du Port est-elle déjà condamnée ?
Vendredi 5 Août 2011 - 18:45
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Le Troll velu 974 le 05/08/2011 19:25
Foutez moi tout ces gros blancs dehors !!

2.Posté par L ELU le 05/08/2011 20:22
si le jugement est favorable a la ccir cela voudra dire que la constitution en partie civile des exclus de cette zone qui ont subis une concurrence déloyale par un délit de favoritisme ou abus de position dominante par complicité de personne dépositaire d'un mandat d'elu pourra se faire entendre surtout pour ceux qui ont perdus nombre d appel d offre face a ces privilégies illégaux

sans compter les associations anti vie qui pourront en faire de même pour obstruction volontaire maffieuse du développement économique et de la volonté de créer artificiellement une tres tres cher

je paye 1 quand mes concurrents doivent payer 20
quoiqu il arrive je gagne il se ne sera jamais rentable
je m enrichis tres vite et avec le gain j achète encore plus de foncier pour mieux bloquer mes concurrents
je deviens tellement gros que plus personne n'ose m arreter voir meme on me fais allégeance et on me crains
etc...................
c est a la limite de crime contre la population réunionnaise et extermination de la jeunesse portoise
qui sont les criminels les jeunes portois ou ceux qui les ont asservis par l appauvrissement

bravo mr patel vous avez osez ne lachez rien car apres vous pour eux sa sera le penal

3.Posté par Jobard le 05/08/2011 20:23
Dis donc "Le Troll velu 974" sans ces entreprises à combien serait le taux de chômag?. Moi, l'est pas plus mwa l'e pa mwin mais j'ai besoin des bougs qui osent, à mwin ke je préfère être assisté.

4.Posté par Bling bling le 05/08/2011 21:53 (depuis mobile)
- Prix loyer desiroir
- chiffre d'affaire en forme
- porsche Cayenne S sur parking a l'abri du soleil pour pas poik la fesse kan y assise...
www.noulepaslaekzot.com

5.Posté par tiboutikieleo le 06/08/2011 09:42
il faut trouver du terrain pour queles entreprises investissent et creent de l emploi pas bloquer; ; un grand fabriquant de biere et de cola voulait un terrain pour faire une nouvelle usine :,resultat d ou viens la biere en boite et une partie du cola(50cl)soit disant : nou la fe

6.Posté par virago le 06/08/2011 12:39
Le problème est simple et le MEDEF tente une fois de plus de noyer le poisson: 22 chefs ou ex chefs d'entreprise se gavent en sous louant des terrains ne leur appartenant pas, et pour lesquels ils ont signés des baux dans lesquels une clause interdit la sous location. Cela relève du pénal, et la justice tranchera! Mais ça ne regarde que 22 personnes spéculatrices, c'est tout! Leurs sous locataires peuvent remercier PATEL et son équipe, ils seront régularisés, et pour certains, leurs loyers mensuels divisés par 10. Quant à affirmer que ces 22 profiteurs sont des créateurs d'emploi, il me semble plutôt qu'en imposant des loyers astronomique, ils ont empêché l’implantation de dizaine d'entreprise, concurrentes parfois, et donc protégé leur marché illégalement!

7.Posté par virago le 06/08/2011 13:02
La ZIC ne peut être condamnée: pensez vous que ce sont les 15% des Portois payant des impôts qui alimentent les recettes de la commune. Si cette ville s'est transformée si rapidement, c'est grâce aux taxes prélevées sur les entreprises. Et pour l'attribution des terrains, la règle devrait être: obligation de créer x emplois pour x M2 loués.

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