Le prix des carburants devient dans les DOM une question récurrente.
Alors que sur le territoire hexagonal, ce prix peut varier d’une station à l’autre du fait de la libre concurrence, dans les DOM, les consommateurs attendent tous les mois le montant unique, défini par arrêté préfectoral, pour savoir combien ils vont devoir payer le litre de carburant.
Et cette attente, qui s’accompagne toujours d’angoisse, de colère, voire de fatalisme, est génératrice de troubles et de tensions, tant est grand le sentiment des automobilistes d’être pris en otages. D’autant que les critères d’établissement des prix restent peu transparents, notamment en l’absence de données fiables de la part des pétroliers et que leur évolution d’un mois à l’autre peut sembler peu logique.
Pour compliquer le contexte, et concernant singulièrement les DOM, le gouvernement a décidé de solliciter les collectivités, notamment les Régions afin qu’elles participent financièrement à la baisse du prix des carburants. En d’autres termes, sur nos territoires, l’Etat se dédouane des promesses sur lesquelles François Hollande s’est engagé lors de la campagne présidentielle et veut faire porter une charge supplémentaire aux contribuables ultramarins et donc réunionnais, alors qu’au plan national, seul l’Etat intervient - au côté des pétroliers - sur le dispositif de baisse des carburants.
On peut légitimement s’interroger sur la méthode et la philosophie du gouvernement en la matière. Comment ce gouvernement et le ministre des outre-mer peuvent-ils renier à ce point la parole donnée, l’engagement pris devant tous les français et donc les réunionnais d’un gel du prix des carburants en cas de fortes augmentations de ces produits ?
Nous n’acceptons pas que l’Etat nous demande d’approuver une telle différence de traitement.
Tout comme nous déplorons que la question du monopole exercé par les pétroliers, qui refusent toute transparence quant à la formation des prix qu’ils pratiquent, reste sans réponse à ce jour. Quand l’Etat s’attaquera-t-il à ce monopole ?
Face à cette situation et pour paraphraser le Président de la République, nous souhaitons tout simplement être des français normaux.
Saint-Guy
Alors que sur le territoire hexagonal, ce prix peut varier d’une station à l’autre du fait de la libre concurrence, dans les DOM, les consommateurs attendent tous les mois le montant unique, défini par arrêté préfectoral, pour savoir combien ils vont devoir payer le litre de carburant.
Et cette attente, qui s’accompagne toujours d’angoisse, de colère, voire de fatalisme, est génératrice de troubles et de tensions, tant est grand le sentiment des automobilistes d’être pris en otages. D’autant que les critères d’établissement des prix restent peu transparents, notamment en l’absence de données fiables de la part des pétroliers et que leur évolution d’un mois à l’autre peut sembler peu logique.
Pour compliquer le contexte, et concernant singulièrement les DOM, le gouvernement a décidé de solliciter les collectivités, notamment les Régions afin qu’elles participent financièrement à la baisse du prix des carburants. En d’autres termes, sur nos territoires, l’Etat se dédouane des promesses sur lesquelles François Hollande s’est engagé lors de la campagne présidentielle et veut faire porter une charge supplémentaire aux contribuables ultramarins et donc réunionnais, alors qu’au plan national, seul l’Etat intervient - au côté des pétroliers - sur le dispositif de baisse des carburants.
On peut légitimement s’interroger sur la méthode et la philosophie du gouvernement en la matière. Comment ce gouvernement et le ministre des outre-mer peuvent-ils renier à ce point la parole donnée, l’engagement pris devant tous les français et donc les réunionnais d’un gel du prix des carburants en cas de fortes augmentations de ces produits ?
Nous n’acceptons pas que l’Etat nous demande d’approuver une telle différence de traitement.
Tout comme nous déplorons que la question du monopole exercé par les pétroliers, qui refusent toute transparence quant à la formation des prix qu’ils pratiquent, reste sans réponse à ce jour. Quand l’Etat s’attaquera-t-il à ce monopole ?
Face à cette situation et pour paraphraser le Président de la République, nous souhaitons tout simplement être des français normaux.
Saint-Guy

















