Social

Snobés par le Conseil général, les ex-Arast se tournent vers Mgr Aubry


 
Depuis deux années, le conflit de l'Arast perdure. Il reste aujourd'hui 700 salariés qui n'ont toujours pas pu bénéficier des indemnités de licenciements sur les 1.200 qui travaillaient au sein de la structure. Après de multiples actions coups de poings, après avoir interpellé les élus, après avoir occupé le Conseil général… une partie des ex-salariés de l'Arast, avec à sa tête Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, passent nuits et jours, depuis mercredi, devant le Palais de la Source. Ils demandent à être reçus par Nassimah Dindar ou un des conseillers généraux, une demande restée lettre morte.

Devant ce refus de "dialoguer", Paul Junot a adressé un courrier aux autorités morales et religieuses de la Réunion, notamment Monseigneur Gilbert Aubry. "A ce jour, les théoriciens de la morale et des valeurs républicaines n'ont pas été d'une grande efficacité. Après deux ans d'attente, le dossier est toujours en l'état dans des procédures judiciaires qui s'éternisent", explique Paul Junot.

Les ex-salariés demandent aux autorités morales et religieuses qu'elles interviennent pour mettre en place une table ronde en présence du Département, de l'AGS (Assurance de garantie de la créance salariale) et du préfet. "On veut une proposition qui retiendra l'attention de l'AGS pour qu'elle verse les indemnités de licenciement", souligne-t-il. La proposition serait un accord signé entre le Département et les AGS stipulant que "si l'AGS a versé les indemnités à tort, qu'elle ne se retourne pas vers les salariés bénéficiaires mais vers le Conseil général. Une proposition qui aura l'avantage d'être au bénéfice de tout le monde. (…) Plus tôt on paiera les indemnités, plus les "pénalités" seront moindres", lâche Paul Junot. Des indemnités aujourd'hui estimées entre 12 et 15 millions d'euros pour les 700 salariés.

Concernant la fin de non recevoir de Nassimah Dindar et sa sortie médiatique ce samedi (voir ici : Arast : "Je ne veux pas discuter avec eux. Junot et Libel m'injurient tous les jours" ),Paul Junot se veut très clair. "Mme Dindar est incapable de tenir le même discours. Son terrain de prédilection est la vulgarité et la démagogie. Sortie de cette voie, Nassimah Dindar n'a aucune consistance et pour comprendre la véracité de mes propos, il suffit de s'en référer à la valse des directeurs de services et administratifs au Conseil général", explique Paul Junot.

En attendant, puisque Nassimah Dindar ne souhaite plus parler à Paul Junot ou encore à Mimose Libel, une délégation de trois ex-salariés a déposé une demande d'entretien avec la présidente du Département cet après-midi. "Nassimah Dindar a dit que sa porte était ouverte à ceux qui voulaient travailler. Et bien nous allons la solliciter pour un rendez-vous", conclut une ex-salariée.  
Lundi 5 Décembre 2011 - 17:13
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1.Posté par nrj le 05/12/2011 16:33
Que peuvent faire les autorités religieuses dans ce genre de conflit qui semble perdurer ?

Il faut dialoguer sans dire des gros mots , entre gens responsables ....

2.Posté par bertel le 05/12/2011 17:29
bertel
Ces personnes ont travaillé et ont été licenciées. Jusqu'à preuve du contraire, il reste quelques espaces de droit dans notre pays, en dépit du travail néfaste opéré depuis un certain mois de mai 2007...

Le droit est exploité d'un côté par la présidence de CG et de l'autre par les AGS... un peu comme les élus corrompus exploitent leur peine d' inéligibilité pour se présenter comme des vierges aux élections suivantes.

Ces travailleurs ont cotisé et ont droit à leurs indemnités de licenciement.. Si la situation actuelle pénalise les travailleurs, alors c'est que le droit est mal fait ! En ce sens, le silence coupable de tous les élus de tous bords est assourdissant.

Dans ce cas de figure, il n'y a que deux organismes concernés, dont un qui ne comporte que des élus, à savoir le CG... .. Je ne reviendrai pas sur le misérabilisme de la présidence de cette collectivité qui se pose en victime (les urnes parleront !!!) mais le bon sens social et républicain exige que soit l'AGS, soit le CG paye les indemnités de licenciement prévues, en fait aurait du payer depuis longtemps.... La partie désavouée au final remboursera l'autre.

Dès lors, comment s'étonner que la détresse vécue au quotidien par ces personnes lésées par l'incompétence politique, leur impose de se tourner vers les autorités religieuses qui n'y sont pour rien ?

Qu'attendent donc ceux qui sont vraiment responsables de ce désastre social et que tous les citoyens responsables ont identifié ?

Bertel de Vacoa

3.Posté par Fabiho le 05/12/2011 18:18
Sens des responsabilités
je ne suis pas partie prenante au conflit mais j'avoue ne pas comprendre l'attitude de Mme Dindar. C'est elle l'élue, c'est à elle de renouer le dialogue et d'apaiser les tensions au lieu de mettre de l'huile sur le feu ? Pour faire une analogie, quand il y a un conflit, c'est au plus fort (le parent/son enfant, l'adulte/jeune) de tendre la main au plus faible. C'est un principe de simple Humanité, j'espère qu'elle reviendra vers le dialogue.

4.Posté par Paul JUNOT le 05/12/2011 18:49
Pour nrj post 1; en fait pour l'instant madame Dindar trouve tout pretexte pour refuser toute dscussion. Dés lors que madame Dindar est confrontée à un interlocuteur maitrisant bien son dossier, elle dérive alosr sur des propos démagogiques souvent empreint de vulgarité pour faire diversion et ne pas répondre des ses obligations.
De ce fait ne sachant plus comment s'y prendre elle tente des manoeuvres pour diaboliser l'interlocuteur, en jouant sur différents claviers allant de la douce et tendre élue agressée par les syndicalistes, ou encore parler de manipulation politique....
Pour cette raison, nous pensons que les autorités morales toutes religions confondues peuvent faire entendre la voie du bon sens à la présidente du Conseil général, afin de rapprocher les personnes et remettre tout le monde autour de la table de négociations.

5.Posté par pseudo jetable le 05/12/2011 18:49
Un groupe d’ex salarié devant le CG depuis la semaine dernière et comme par enchantement « un collectif » d’ancien ex arast ce matin devant les AGS. Un collectif piloté en sous marin par d’ancien arast qui aujourd’hui font la pluie et le beau temps à proxim, corbeil, scoopad et CG, GIP. La majorité de ces personnes devant l’ags travaillent actuellement pour un de ces prestataires cité ci-dessus. Je ne reproche surtout pas à ces personnes de travailler surtout dans une période de crise, loin de moi cette idée. Mais ne doit-on pas conscientiser et responsabiliser les personnes. Exceptionnellement j’ose le croire, leurs employeurs leurs ont octroyé une journée de congé pour venir au siège des AGS ce matin. C’est l’art du contre feu, nous avons pu constater les résultats lors des incendies du maido. « Un peu gros doigt » la méthode une fois de plus pour focaliser l’opinion publique sur les responsabilités des ags dans ce dossier. 2 ans plus tard les mêmes méthodes sont toujours d’actualité au sein de ce CG. En janvier 2010 lors de l’occupation du palais, une bande de « jaune » sévissait au sein des manifestantes en échange « d’un ti contrat » ou « d’un poste de chef » dans une des structures cité plus haut. Après 6 mois de contrat (CDD) on retrouve certaine de ces personnes de passage devant le cg depuis une semaine. Avant le jugement des prud’hommes des personnes du collectif, il y a eu un jugement du tribunal pour une trentaine de personnes. Les ags ont mis en avant pour contester ce résultat : les contrats signés au début décembre par le cg pour un certain nombre de personnes, l’occupation des locaux arast par le cg, le pv de la commission permanente créant 1000 postes, et surtout la continuité de l’aide éducative en milieu ouvert une des missions du CG. Il suffirait que ce collectif se rapproche de leur avocat pour connaitre l’argumentaire des ags et non pas sur les « la di la fé » de leurs responsables actuelles.
Ne pouvant se battre uni pour faire respecter ses droits, les 1000 ex salariés devront encore et ceci pendant plusieurs années cravacher dur avec des syndicats jaunes, des personnes « leader négatif», des chefs de service manipulateurs et élus démagogues.

6.Posté par citoyen ou noé le 05/12/2011 19:11
C F T C ca veut dire confédération francaise des travailleurs chrétiens....

Ca renie leur propre sigle à longueur de temps... et là tout d un coup kle bon dieu i existe...

BLASPHEMEZ BLASPHEMEZ: vous irez en enfer

7.Posté par pourquoi pas??? le 05/12/2011 19:14
les imams ont les voient bien en téte dans tout ce qui se passe a la Reunion jusqu'a bien souvent s'opposer a des lois votés !!!! ..alors pourkoi pas Aubry pour défendre la cause de ses quelques personnes.... !!!! j'éspére que le PRESIDENT du groupe inter religieux ne va faire comme la PRESIDENTE du conseil générale mettre les batons dans les roues dans cette affaire...!!!

8.Posté par citoyen2 le 05/12/2011 19:42
DINDAR c 'est ca:


http://www.dailymotion.com/video/x1fwyd_nassimah-dindar_news

N ayons pas la mémoire courte, la dernière minute surtout...

9.Posté par dan'oui na point bataill le 06/12/2011 07:37
La Parole De MMe DINDAR et celle de sa majorité contaminée c'est aussi çà. Je vous jure que je vais faire çà ... et 6 mois aprés c'et le contraire : http://www.zinfos974.com/L-Agence-Departementale-d-Insertion-sera-maintenue_a23112.html, en date du 16 novembre 2010.
Quel exemple ! quelle démagogie!! Rien n' a plus de valeur aucun mot aucune parole.. Votons votons..ARAST , faites lui confiance bien sûr !!

10.Posté par Juliette CARANTA- PAVARD le 06/12/2011 07:40
à Post.1 - nrj

1°- Du moment que les " autorités religieuses " ( je suis catholique; je parle donc de Gilbert AUBRY, notre évêque...) peuvent, comme notre évêque Gilbert, intervenir médiatiquement,à grand fracas, afin de maintenir sa couronne de " miss " à Valérie BEGUE, elles pourraient, AUSSI, intervenir et prendre position dans des situations autrement plus dramatiques et scandaleuses telle l' "affaire ARAST...

2°- " Que peuvent les autorités religieuses,..." dites- vous.
Beaucoup, ICI, à la Réunion, semblent ignorer qu'un évêque est investi d'autres missions que celles qui consistent à bénir et à discourir.L'évêque --- dans tous les évêchés du monde,par instruction du Conseil Pontifical Justice et Paix au Vatican --- a obligation de créer, dans son évêché, une " Commission Justice et Paix " dont il est, d'emblée, le Président. Le nom de cette Commission annonce, à lui seul le programme: il est de " faire la promotion de la justice et du respect de la dignité humaine et...de lutter contre la corruption "...!

3°- Je soutiens, HAUT et FORT, que, face aux monstrueux scandales affectant particulièrement les membres les plus désarmés de la société Réunionnaise, les " GROS MOTS " et autres dures réactions, sont d'une élémentaire et URGENTE nécessité...

11.Posté par NEMO le 06/12/2011 08:53
PAIX SUR LA TERRE AUX HOMMES ET AUX FEMMES DE BONNE VOLONTE ...

Alors que Noël approche L'ENSEMBLE de nos hommes et nos femmes politiques Réunionnais qui vivent sur un petit caillou...TOUS impliqués dans ce dossier à des degrés divers par intérêt ou par omission ... ne peuvent-ils pas faire fi de leurs égos sur dimensionnés, il est vrai, exacerbés par des médias complices, avides de sensationnalisme,... pour se réunir autour d'une table et trouver une solution à ce drame avant tout humain ???

Que feraient-ils si leurs salaires et leurs indemnités mensuelles en tous genres n'étaient pas virées sur leurs comptes bancaires à la fin du mois ???

AGISSEZ ENFIN ... VOS ELECTEURS S' EN SOUVIENDRONT !!!

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