Social

Sicalait : Le personnel conteste le parachute doré du directeur viré

Les délégués du Personnel de l’Unité Economique et Sociale Sicalait – SDPMA (Fermes et Jardins) exercent leur droit d’alerte. Dans un courrier qu'ils comptent adresser ce jour au commissaire aux comptes, ils montent au créneau contre les conditions jugées trop avantageuses du départ de l'ex-directeur de la Sicalait. L'attitude trop conciliante et généreuse des administrateurs majoritaires dérange également alors que les grévistes de décembre 2014 estiment avoir apporté les preuves des fautes du directeur débarqué.
Leur communiqué :


Le départ d'Olivier Dekokère est acquis. Reste à liquider juridiquement la rupture de contrat
Le départ d'Olivier Dekokère est acquis. Reste à liquider juridiquement la rupture de contrat
Lors du conseil d’administration de la Sicalait du vendredi 9 janvier dernier, il a été discuté des modalités de départ du Directeur Monsieur Dekokere suite aux conflits sociaux qui ont mobilisé la quasi-totalité du personnel et une large majorité d’éleveurs.

Nous avons bien perçu lors de cette réunion que les administrateurs majoritaires avaient déjà décidé au préalable de ne pas confier au Directeur Général par intérim, Monsieur Eric Varet la gestion du départ de Monsieur Dekokere. Pourtant, un épais dossier récapitulant l’ensemble des griefs reprochés à l’encontre de ce dernier a été préparé, étayé par de nombreuses attestations et données précises. Ces éléments ont été proposés à ces membres majoritaires qui n’ont même pas daigné les écouter, ni même en prendre connaissance.

Nous avons donc constaté avec surprise que les décisions du conseil d’administration ne vont pas dans le sens de la défense des intérêts de la société dont ils ont la responsabilité mais plutôt de ceux de Monsieur Dekokere.

On parle, en effet d’indemniser ce dernier de l’équivalent de plusieurs années de salaire. D’après les renseignements que nous avons recueillis auprès de divers avocats spécialisés, le risque Prudhommal dans ce dossier ne serait qu’au maximum de six mois de salaire pour une personne ayant seulement quatorze mois d’ancienneté, ceci dans le cas où le Conseil des Prud’hommes constaterait l’absence de cause réelle et sérieuse de licenciement.

Dans le cas précis, les griefs reprochés à Monsieur Dekokere sont tels qu’ils constituent de source sûre des motifs de licenciement pour faute grave.

Nous tenons à votre disposition pour consultation l’ensemble du dossier récapitulant ces griefs. Monsieur Dekokere aura toujours faculté à saisir le Conseil des Prudhommes s’il estime son licenciement injustifié. Mais les actes de gestion qu’il a entrepris, dont notamment l’achat de stock importants de produits phytosanitaires et d’engrais, risquent d’engendrer des pertes de plusieurs centaines de milliers d’euros. Outre le fait qu’il y a des risques certains sur les conditions de travail du personnel des services, les conséquences de ces actes de gestion se font d’ores et déjà ressentir sur la Sicalait notamment en matière de trésorerie mais également au niveau économique. Nous estimons que les conséquences de la gestion commerciale de Monsieur Dekokere sur ces secteurs auront un impact négatif beaucoup plus important en 2015 pour la Sicalait qu’un risque prud’hommal. Il va de soi que ceci n’est qu’une partie des griefs qui sont reprochés à Monsieur Dekokere.

Aussi, nous, délégués du personnel et la totalité des salariés que nous représentons ne pouvons laisser perdurer le comportement de certains membres du conseil d’administration dont on ne sait s’ils agissent par irresponsabilité, incompétence ou autre motif. Et pour illustrer nos propos, nous savons qu’il a été demandé par un administrateur d’indemniser les éleveurs de leur perte de production en lait, demande que nous estimons légitime, à cela s’ajouterait un départ négocié de un à deux ans de salaire (voire plus) pour Monsieur Dekokere mais qu’en parallèle, certains membres majoritaires du conseil d’administration ne se préoccuperaient même pas des conséquences financières et économiques que les actes de gestion de Monsieur Dekokere ont ou vont engendrer au sein de la Sicalait. C’est donc à ce titre que nous exerçons notre droit d’alerte et que nous vous demandons de veiller à ce que les conditions de départ de Monsieur Dekokere soient étudiées en toute objectivité en tenant compte des intérêts de la Sicalait et non de ce dernier.

Nous espérons, Monsieur le Commissaire aux comptes, que vous saurez alerter vous-même le Président de la Sicalait et ses administrateurs des risques juridiques qu’ils encourent dans ce dossier ainsi que des risques liés au fait qu’ils continuent à être dans le déni de toutes les erreurs faites par Monsieur Dekokere.

Compte tenu des circonstances plus que troublantes dans lesquelles s’organise le départ de M Dekokere, le personnel restera mobilisé pour veiller à ce que les intérêts de la Sicalait ne soient pas lésés et qu’aucune décision majeure liée au fonctionnement du groupe Sicalait ne soit prise par un groupe d’administrateurs dont la légitimité est fortement contestée par une majorité d’adhérents qui ont demandé et obtenu la tenue d’une assemblée générale ordinaire réunie extraordinairement avec pour objectif de révoquer la totalité du conseil d’administration.
Vendredi 16 Janvier 2015 - 00:48
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1.Posté par noe le 16/01/2015 09:29
Il mérite seulement son poids en lait pendant 1 semaine !

2.Posté par alex le 16/01/2015 10:18
Non mr NOE non !
La loi ce n'est pas des petits arrangements, et si la loi dit qu'il a droit à 1 ou 2 ans de salaires d'indémnités il les aura.
Sinon il se rendra au prudhomme et ce sera peut être pire car il aura droit à des dommages et intérêts.
Et oui on ne badine pas avec les règles du travail que l'on soit simple employé ou grand directeur on a des droits !
Donc pas une semaine mais 2 ans de lait et oui c'est comme ça Mr Noé, faut payer. (par contre on peut lui enlever l'ouverture facile de la brique)

3.Posté par Prud''''hom le 16/01/2015 11:30
A Alex : la loi ne dit pas qu'il a droit a ses indemnités, il s'agit d'un arrangement amiable qui est demandé et que les salariés refusent.
La loi prévoit qu'en cas de licenciement un salarié peut avoir droit a des indemnités dont le montant est fonction de son ancienneté mais avec 14mois d'ancienneté, cela ne va pas chercher loin et ce, à condition que l'on soit dans un cadre d'une faute réelle et sérieuse que l'on qualifierait de simple mais justifiée. Dans le cas présent, cela n'est pas le cas.
En cas de licenciement pour faute grave, le salarié n'a droit qu'à son indemnité de congé payé (s'il en a en cours) et pour aller plus loin, en cas de licenciement pour faute lourde, il n'a droit à rien. voilà ce que prévoit la loi en matière d'indemnité de licenciement.
Dans le contexte de la Sicalait, les salariés, et ce à raison, conteste qu'il soit attribué à M Dekokere une quelconque indemnité. Les administrateurs et donc les éleveurs savent qu'ils ont perdu de l'argent à cause de la grêve dont m Dekokere est à l'origine et ce pour différentes raisons.
Trouvez vous normal qu'on paye royalement quelqu'un qui a fait ou va faire perdre de l'argent aux éleveurs, à la Sicalait et qui a causé du tort à la filière entière ??
Savez vous combien M Dekokere a demandé pour partir sans bruit de la Sicalait ?? il y a de quoi s'acheter une maison ou vivre pendant plusieurs années avec. Et je vous fais le pari qu'un bon nombre d'éleveurs ne gagne pas cela en une, voir deux même trois années de dur labeur.
Alors avant de dire que la loi c'est la loi et qu'il faut payer, et bien peut être que ca vaut le coup d'aller aux prud'hommes car le dossier des salariés, ce n'est pas une simple feuille de choux.
(...)
La vrai question est de savoir pourquoi les administrateurs veulent un arrangement à l'amiable ???
Ils défendent plus les intérêts de M Dekokere que ceux de la Sicalait alors que c'est leur mission de première de veiller aux intérêts sociaux de celle ci. Et pour bien préciser , les termes intérêts sociaux ici, ne sont pas liés au social ou au personnel mais à l'objet social c'est à dire des notions d'économie et de gestion.
A force de se poser des questions et de chercher à comprendre pourquoi les Administrateurs ne veulent pas entendre les griefs que les salariés reprochent à M Dekokere, on se demande si lors de ces supers voyages organisés au frais de la princesse Sicalait, il n'y aurait pas eu des petites fêtes où certains auraient des choses à se reprocher et que cela joue dans la balance de la MORALE au détriment de celle de la RAISON.

4.Posté par Fabulateur le 16/01/2015 13:14
Une fois de plus après avoir foutu le bordel avec leur grève, contester le directeur, les administrateurs et le comble c'est que ils peuvent même mettre en cause ce que les avocats ont dit précédemment ce qu'ils ont dans leurs dossiers n'est pas recevable pour un licenciement pour faute grave.
Je pense que l'on devraient mettre ces personnes à la tête de la Sica lait.
JE SUIS DÉSOLER MAIS VOUS NAVEZ AUCUN RESPECT POUR CEUX QUI VOUS DONNE DU BOULOT, VOUS NE SAVEZ PAS SI ILS SONT IMCOMPETANT IRRESPONSABLE OU AUTRES, ET BIEN TOUT CELA VOUS POUVEZ VOUS LES ATTRIBUÉS.

5.Posté par Reponse a Fabulateur le 16/01/2015 15:16
De quoi parlez-vous ? Etes-vous avocat ?
Renseignez-vous avant d'écrire n'importe quoi...

6.Posté par sans déconné le 16/01/2015 15:37
il s'agit donc d'une rupture à l'amiable, avec mise en place d'une transaction afin d'éviter pour la SICALAIT de subir une action menée par l'ancien directeur.

la transaction doit être juste et équilibrer, de sorte à indemniser ce que l'ancien directeur aurait pu toucher, et ce que la SICALAIT aurait eu à payer en terme d'indemnités décidés par la juridiction prud'homale.

si celle ci est abusive au profit de l'ancien directeur, à qui revient il de dénoncer cet arrangement ? et quel représentant de la SICALAIT signataire du dit accord, commettrait une erreur de gestion qui pourrait éventuellement être qualifié d'abus de bien social.. ?

les IRP peuvent ils agir, au motif de défendre leur outil de travail .? les administrateurs peuvent ils aussi ?

questions subsidiaires : qui est l'avocat de la SICALAIT pour aussi mal conseiller ses administrateurs !! et qui est le commissaire aux comptes de la SICALAIT qui devra informer le procureur de cette convention bien mal ficelée ......

7.Posté par alex le 17/01/2015 08:16
En effet prud'homme c'est bien comme cela que ca se passe bien que mon post était avant tout ironique il était important de rappeler le règlement quand même

Donc pourquoi peut il avoir droit à un parachute doré ?

Lors des négociations pour un départ à l'amiable, sans esclandre...donc serait il vraiment coupable et cela ne serait il pas une volonté de qq uns pour le faire remplacer ?

Ou bien ce serait tout simplement lors de ses négociations à l'embauche qu'il aurait demandé des indemnités supplémentaires à ce qui est normalement prévu.

Je penche largement pour le 2eme cas.

8.Posté par boulette le 28/01/2015 17:31
la loi a la réunion c'est comme la parole n'a point alors arréter vos petits discours vous n'etes que des voleurs VOLEURS

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