Société

Service civique : "Faites-le savoir autour de vous"

Le service civique à visage humain. Valérie Desiles, 21 ans, partage avec 334 autres volontaires de son âge l'envie d'être utile à la société. Construit autour d'un projet d'insertion qui doit amener le jeune à trouver un emploi (dans le meilleur des cas) ou une formation, le contrat civique n'en demeure pas moins un moment de partage unique dans la vie de ces jeunes, cités en exemple ce matin à Bras-Panon par les élus locaux et les représentants de la Préfecture.


 
Le champ de foire de Bras-Panon a troqué ses traditionnels tracteurs pour une ribambelle de jeunes impliqués dans une mission d'intérêt général et tous autant motivés les uns que les autres.

Dans la cohue, Valérie Desiles ne quitte pas son sourire. C'est devant un parterre prestigieux (élus de la Région, du Département, du maire Daniel Gonthier, et des sous-préfets Richard-Daniel Boisson et Serge Bideau) qu'elle est venue témoigner de son implication associative qui l'amène depuis un mois à épauler l'association réunionnaise de prévention du développement du Sida (ARPS).

"Etre sur le terrain, connaître le monde professionnel et continuer par la même occasion sa formation au sein de sa structure d'accueil", elle n'aurait pu espérer mieux.  

Une année de transition bénéfique

Les quelques mois (entre 6 et 12 selon les cas) passés dans ces milliers de structures agréées (France et Réunion) "me permettront d'être reconnue". Le contrat civil, qui se veut être une période mise au service de la collectivité, est aussi l'opportunité pour la centaine de jeunes qui s'y sont engagés localement de faire valoir leurs acquis, après cette année de transition. Mais "pas une année de perdue", selon la jeune fille.

"Je termine mon contrat civique en mars 2012. Je passerai ensuite mon Diplôme d'Etat d'assistante en service social", ajoute Valérie Desiles, munie, à sa signature du contrat de service civique, d'un bac+2 dans le social. Le potentiel était donc déjà là.

Service civique : "Faites-le savoir autour de vous"
"A l'ARPS, depuis un mois, je suis  chargée d'animer les opérations de sensibilisation, à la fois dans le milieu scolaire que carcéral par exemple". Une exemplarité mis en exergue par le vice-président du Conseil général, Gérald Maillot. "Faites savoir autour de vous que le contrat civique existe", a-t-il plaidé.   

La diversité des profils est inscrite dans les gênes du contrat civique

A Bras-Panon, depuis ce matin, la journée d'accueil des 200 volontaires civiques se veut résolument fédératrice. Le critère de sélection des dossiers des jeunes se fait d'ailleurs avec un certain esprit de mixité sociale. "Il ne s'agit pas de ne sélectionner que des bac+4", résume Richard-Daniel Boisson, sous-préfet en charge de la jeunesse et de la cohésion sociale. Il a également insisté sur le fait que par rapport au nombre de contrats signés dans toute la France (15.000 à la fin 2011), notre territoire est le plus fourni en contrats civiques (485).

La mixité est poussée à l'extrême puisqu'il y a autant de jeunes hommes que de jeunes femmes. "C'est du 50/50", ajoute Denise Hong Hoc Sheong, directrice de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale. Pour 70% d'entres eux, c'est le chômage qui les a poussé à franchir le pas de l'année civique. 21% sont encore étudiants. La diversité des missions est également mise en avant : santé, éducation, culture, sport, environnement et citoyenneté, les champs d'action des volontaires brossent tous les domaines. Enfin, la majorité d'entre eux vient de BEP/CAP (40%) et de niveau Bac (40%). Ils ne sont que 20% à s'y inscrire avec un Bac+2.
Vendredi 2 Septembre 2011 - 15:30
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Gajik le 03/09/2011 14:04
Cà me rappelle le service civil que pouvaient choisir les objecteurs de conscience, avec une amélioration : une indemnisation.

Cà peut être une initiative très chouette qu'un jeune peut prendre au lieu de rester totalement inactif à jouer à la play-station et à passer ses nuits à dialoguer à grands coups de LOL et de PDR sur facebook avec ses alter-égo chez papa et maman.

Je vois que ces sujets qui touchent à l'emploi des jeunes ne passionnent pas les foules.

Pas assez polémique sans doute pour trouver là un défouloir.

Ce serait intéressant d'ailleurs de faire une statistique sur le nombre de posts que génère tel ou tel sujet, on en apprendrait beaucoup sur les centres d'intérêt réels de la population qui dispose d'internet et qui fréquente les forums de discussion socio-politiques.

2.Posté par ndldlp le 04/09/2011 19:25
je connais une commune (st andré), si le maire voulait bien se donner la peine..genre activités péri scolaires le soir à 15h45 dans les écoles où cela n'existe pas.. mais bon, encore faut il le vouloir !

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