Politique

Sénatoriales : De grands électeurs pour une petite mobilisation démocratique

La rentrée parlementaire sera animée. Dès le 25 septembre prochain, l'élection des 170 nouveaux (ou renouvelés, voir plus bas les départements concernés) sénateurs se fera dans la plus grande indifférence pour le grand public. Mais pas pour les partis politiques qui s'y préparent en coulisses.


Le Sénat compte 343 sénateurs (348 à partir de cette année)
Le Sénat compte 343 sénateurs (348 à partir de cette année)

Lors du Conseil des ministres du mercredi 11 mai dernier, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, a présenté le calendrier des prochaines élections sur le territoire français. C'est donc la date du 25 septembre qui a été choisie pour renouveler, pour moitié et c'est une première (par tiers tous les trois ans auparavant), l'hémicycle du Palais du Luxembourg.

Assemblée vieillotte ?


A côté du calendrier de la future élection présidentielle, la date d'élection des sénateurs est un peu passée inaperçue. Il faut dire que le manque d'intérêt flagrant pour le grand public s'inscrit en gros dans les gênes du mode de scrutin de ces élections, et ce malgré le rafraîchissement opéré en 2003 (un sénateur est désormais élu pour six ans et non plus neuf). Il faut savoir en effet que les sénateurs, a contrario des députés, ne représentent que les collectivités territoriales d'où ils tirent leurs grands électeurs.

Loin de l'image d'assemblée inutile et vieillotte, le Sénat a fait montre ces dernières semaines de son opposition farouche à la politique gouvernementale. Début février, l'une des mesures phare du projet de loi sur l'immigration dévoilé par le président de la République en 2010 dans le fameux discours de Grenoble, où Nicolas Sarkozy avait souhaité la déchéance de leur nationalité à certains meurtriers de représentants de l'autorité de l’État, avait été retoquée par... le Sénat. L'opposition de gauche et les centristes avaient ainsi additionné leurs voix pour la rejeter par 182 voix contre 156.

En effet, la haute assemblée est la seule où la majorité présidentielle ne possède de majorité claire. Les élus de l'UMP doivent en effet composer avec les électrons libres du centre.

Un mode d'élection intimiste

Le sénateur doit être élu au suffrage universel indirect dans chaque département par un collège électoral composé de membres eux-mêmes élus : les députés et les conseillers régionaux élus dans le département ; les conseillers généraux du département ; et des membres des conseils municipaux ainsi que des délégués des communes. Cette dernière catégorie représentant 95,5 % du total du collège électoral. Les sénateurs sont donc, selon la formule usuelle, "les élus des élus" et ils portent, de ce fait, une attention toute particulière aux questions concernant les collectivités territoriales.

---------------
Les départements concernés :

Les élections sénatoriales du 25 septembre 2011 devront pourvoir 170 sièges et concerneront les départements classés dans l'ordre minéralogique de l'Indre-et-Loire aux Pyrénées-Orientales ainsi que ceux d'Ile-de-France pour la métropole, et la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et Saint-Pierre-et-Miquelon pour l'outre-mer. Six sièges de sénateurs représentant les Français établis hors de France seront également renouvelés.
Mardi 31 Mai 2011 - 15:02
Ludovic Grondin
Lu 1096 fois



Nouveau commentaire :
Twitter

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales