Société

Sea Shepherd Réunion: "Réflexions et propositions autour du risque requin à la Réunion"

"Nous souhaitons pouvoir exprimer notre position et l’analyse que nous faisons de cette situation pour essayer de donner sens sur ce qui est arrivé". Voici l'objectif du texte de Sea Shepherd Réunion et que nous publions intégralement ci-dessous:


Sea Shepherd Réunion: "Réflexions et propositions autour du risque requin à la Réunion"
 
"Cette année 2011 va changer le rapport entre les réunionnais et les requins. Cette évolution aura été brutale. Elle souligne bien le retard que notre île a dans l’appréhension et la connaissance du risque requin, en particulier sur les zones balnéaires à forte fréquentation humaine. Nous souhaitons pouvoir exprimer notre position et l’analyse que nous faisons de cette situation pour essayer de donner sens sur ce qui est arrivé.

En 2011, on compte quatre accidents sur les zones balnéaires de la côte ouest, dont deux ont été mortelles, suite à des attaques de requins sur des surfeurs. Auparavant sur des zones très proches voire même identiques, on note un accident en 2006 et deux accidents en 2007. Par ailleurs d’autres usagers de la mer, comme les pêcheurs et les plongeurs, rapportent que la fréquentation des côtes par les requins pourrait être plus importante qu’à une certaine époque. En l’absence complète de données tangibles réalisées par des études scientifiques rigoureuses, il est impossible d’infirmer ou bien de confirmer avec certitude ce que les faits semblent montrer, soit une fréquentation plus marquée de la côte ouest réunionnaise par certains squales.

Depuis toujours, les requins, notamment le bouledogue et le tigre, ont été présents et observés dans les eaux réunionnaises, y compris sur la côte ouest. D’ailleurs, les habitants connaissaient bien la dangerosité potentielle des plages ouvertes directement sur l’océan, sans lagon et qui pour cette raison étaient moins fréquentées qu’aujourd’hui.

A partir des années 1960, a débuté une dégradation des écosystèmes marins dans le monde et notamment à La Réunion. Cette dégradation est le fait d’un développement économique, agricole et urbain mal contrôlé (pollutions diverses) et de l’essor d’activités nautiques (pêche, chasse, plongée, plaisance, …). Il est alors probable que les requins de récifs et côtiers aient commencé à moins fréquenter les eaux de l’ouest du fait de la pression anthropique et de la dégradation de l’écosystème côtier mais aussi du fait de leur disparition par la pression de pêche. C’est à cette même période que des activités nautiques, comme le surf, se sont développées de façon exponentielle (surtout à partir des années 1990) sur ces zones moins peuplées par les requins que par le passé. Les usagers de la mer n'ont, par conséquence, pas ou très peu rencontré de requins dans le cadre de leur pratique à cette période.

Dans les années 1980, la prise de conscience de la dégradation de l’écosystème marin réunionnais a marqué le début d’une volonté de le préserver afin de pouvoir assurer sa sauvegarde et sa protection. Tout d’abord avec la création en 1997 de l’association Parc Marin Réunion qui entame un travail de réglementation et de protection concernant la pêche et la chasse sur ces zones. Ensuite en 2007 après 30 ans de travail et de concertation avec tous les acteurs de la mer, la réserve nationale marine de la réunion est créée. Elle repousse certaines activités hors de son espace (pêche loisir, jet-ski, chasse sous-marine…) et elle affirme la volonté de l'état de conserver et protéger cet écosystème menacé. Par ailleurs concernant le vecteur de pollution et de dégradation majeure que sont les eaux usées ; l'état a pris ses responsabilités en mettant en demeure toutes les communes de l'île de se mettre aux normes. La patience sera de rigueur sur ce sujet et nous veillerons à ce qu'il soit mené à bien par toutes les communes pour ne plus avoir de rejets non traités comme cela a pu être possible pendant des années avec les conséquences que l’on sait.

Aujourd’hui la diminution de cette pression anthropique a permis aux espaces marins concernés de retrouver une certaine tranquillité originelle. Ceci peut être une explication de la re-fréquentation de ces espaces côtiers par les requins. En effet, ils affectionnent ces zones pour se nourrir, particulièrement lorsque les conditions y sont favorables entre autre par forte houle persistante et eau sale suite à de fortes pluies mais de manière générale dès que l'eau offre une visibilité quasi nulle. Il est essentiel de noter qu’un récif parfaitement reconstitué avec un biotope en bonne santé devrait normalement être habité par des requins de récifs (gris de récif, pointe blanche de récif, pointe noire…). Si tel était le cas, ces animaux inoffensifs pour l’homme, en occupant la niche écologique, tiendraient à distance, de par leur présence, les grands requins comme le tigre et le bouledogue qui eux vivent plus au large sur des domaines appartenant au plateau continental. Malheureusement ces requins de récif ont disparu (éliminés par l'Homme) depuis longtemps de nos côtes. Il est essentiel donc de souligner que la fonction de la réserve devra à terme assurer et garantir le retour de ces animaux (non agressifs) essentiels à l’équilibre du milieu. Aussi est-il impératif de maintenir la réserve et de la protéger jusqu’à ce que les équilibres naturels soient rétablis.

Cette problématique d'attaques de requins est sans doute liée à trois phénomènes en particulier:

• Un développement exponentiel des activités nautiques dans un contexte où les requins avaient disparu.
• Le retour tout légitime des squales de grande taille sur ces zones où instinctivement ils viennent se nourrir dans des circonstances bien précises et maîtrisées.
• Le déséquilibre causé par l’homme dans l’harmonie de l’occupation des niches écologiques avec une fréquentation plus importante des grands requins en l’absence complète des requins de récifs, compétiteurs naturels des grands requins pour ces habitats.

Il nous semble important aussi de mettre en avant la problématique de la ferme aquacole de la baie de Saint-Paul. En effet, en dehors de toute étude d'impact sur le comportement et l'éventuelle sédentarisation des poissons tels que le requin bouledogue; il est légitimement possible d'affirmer que cette exploitation puisse jouer un rôle dans la fréquentation de nos côtes par ces animaux. En effet, les requins sont attirés par les poissons en frénésies alimentaires dans les filets-cages des bassins d’aquacultures. Ils s’approchent de ces filets, mais ne peuvent pas se nourrir; ils vont roder autour malgré la faim et quand la faim devient trop importante ils vont roder ailleurs. Là ils peuvent être attirés par d’autres vibrations telles que les quilles des planches de surf ou les battements des mains des surfeurs sur leurs planches allant rejoindre ou attendant la vague. Il est fort possible que cette installation attire les grands requins depuis leurs lieux de vie plus au large vers la côte et qu’ensuite ceux-ci explorent le littoral avant
de repartir.

Pour toutes ces raisons, il est urgent de changer notre perception de la réalité du risque requin car il est bien réel sur nos côtes. Pour cela, les autorités doivent réglementer l’accès à ces zones "à risque" en fonction des conditions de mer et interdire toute activité lorsque la visibilité est mauvaise. Il doit être mis en place un vrai projet de sécurisation (non létal pour les animaux) et de surveillance des plages lorsque celles-ci sont accessibles aux baigneurs et surfeurs. Le public pratiquant des activités nautiques doit être correctement informé sur la présence des requins et les habitudes liées à leur comportement alimentaire; et ainsi pouvoir prendre des décisions éclairées quand ils décident de pratiquer leur activité. Ce travail devra permettre à chacun de retrouver sa sérénité lorsqu’il
va fréquenter nos eaux côtières en évitant les rencontres entre homme et requins.

Nous refusons par contre que les animaux soient éliminés de quelques manières que ce soit pour des raisons faussement sécuritaires. Aussi nous rejetons avec force les propositions comme les filets anti requin et les drum lines qui pourraient être utilisées pour la « sécurisation » des lieux. L'exemple de l'Australie montre bien l'inefficacité total de ces filets puisque 61% des attaques de requins là bas ont lieu sur des plages soit disant protégées par ces filets. Les requins sont d'ailleurs pris dans ces filets en sortant de la zone délimitée non en y entrant…

Nous refusons également tout "prélèvement" de requin. Il ne s'agit là que de battues organisées. Réduire le nombre des prédateurs, tout le monde en convient, n’aura qu’une portée très limitée, cela ne constitue qu'une mesure d'apaisement publique dont les requins feraient inutilement les frais.

La réserve nationale marine doit vivre en l’état de la réglementation actuelle, et selon les engagements pris par l'état. Elle constitue la seule solution pour gérer de façon pérenne la conservation, la protection et le développement de cet écosystème unique et fragile déjà très menacé, que nous nous devons de transmettre aux générations futures. Les requins ont un rôle primordial à jouer dans l'équilibre de cette réserve.

Nous soutenons les études en cours qui ont été lancées mais nous dénonçons les moyens employés pour le marquage car les techniques ne sont pas adéquates, de plus nous regrettons le manque de communication qui entourent ces marquages. Nous avons rédigé un courrier aux autorités pour attirer leur attention sur cet état de fait. Autorités, qui jusqu'ici font la sourde oreille.
Nous soutenons avec beaucoup moins de retenue l’opération de marquage qui a commencé avec la Fédération de plongée.
Nous soutenons la sécurisation des aires de baignades des plages des Roches Noires et de Boucan Canot ; à condition que les solutions apportées restent pertinentes comme cela est le cas depuis début novembre sur la plage des Roches Noires. Ce dispositif doit être développé et étendu y compris à Boucan dans les plus brefs délais. Il en va de la santé du lagon et de la santé économique de ces secteurs.

Dans la même lignée, il est primordial d’interdire le rejet à la mer de restes de poissons près des côtes, dans les ports et à proximité des plages fréquentées.
Lutter contre le braconnage dans l’espace de la réserve est aussi un enjeu majeur car il attire les gros requins stimulés par les prises nocturnes.
Il convient aussi d'interdire la pratique de la chasse sous-marine à proximité des pratiquants d'activités nautiques.
Envisager un soutien économique aux activités qui peuvent être lourdement pénalisé dans les situations ou les conditions météo, favorable à la présence des squales, imposeraient de façon prolongée la fermeture des plages.

La cohabitation entre les hommes et les requins est possible à condition que tous les moyens soient mis en place pour informer, sensibiliser et protéger les citoyens réunionnais au sujet du requin. Notre île doit dès à présent assumer, informer et communiquer sur le fait que comme toutes les îles tropicales, ses eaux sont fréquentées par des requins qui peuvent s'avérer agressifs dans certaines circonstances que l’on sait parfaitement identifier.
Néanmoins les règles élémentaires de prudence couplées avec des mesures de surveillance des zones et d’information du grand public devraient permettre un retour à la normale sans que soit porté atteinte aux animaux.

Nous devons changer nos comportements, reconsidérer notre façon de percevoir la vie marine et apprendre à vivre avec ces animaux essentiels à la beauté et à la santé de l’écosystème marin réunionnais.

C'est une richesse inestimable et il convient de le considérer comme tel et de le préserver.

Pour les Océans,
Sea Shepherd Réunion Officiel"
Mercredi 23 Novembre 2011 - 10:00
Lu 2017 fois




1.Posté par Patate douce le 23/11/2011 09:40
Du vent et encore du vent.... c'est creux, il n'y a rien de concret c'est du bidon.

2.Posté par Tonton le 23/11/2011 09:43
uuuh, ils ont pris qu'une semaine pour comprendre la complexité du ecosysteme de l'Ocean Indien... plus vite, que tous les chercheurs et la prefecture ensemble !

Ils sont forts, forts forts ......

Pierrot, pourquoi tu publie cette propagande ici encore?
Est ce que tous les associations du monde auront un espace publique ici, même les plus tarées?

3.Posté par Casselescuis@yahoo.fr le 23/11/2011 10:28
Voila,

Avec un drapeau de pirate ( ce qui est rappelons le, le dénie de toute loi) ils viennent nous semer la morale sans faire aucune proposition concrète.

Les politiques vont ils prendre le risque de suivre les propos de ces personnes et mettre en danger les adolescents qui vont sur les plages.

Ou alors ayons le courage d'interdire les plages. Nous avons commencé avec les cascades, les sentiers, le volcan....pourquoi pas les plages.

L'ile à grand spectacle! Au cinéma?

4.Posté par Roches Noires le 23/11/2011 10:59
Faudra pas oublier non plus de rendre toutes les forets du globe aux animaux, de vider le ciel des avions et de le rendre aux oiseaux et d'enfermer les humains dans des cages....


Ces réflexions oublient de façon évidente la sécurisation des plages et la pèche ancestrale et habituelle des requins aux abords des plages......rien à voir avec l'extermination des requins....

Simple habitude d'êtres humains normaux...chasser et se défendre si danger il y a...

Pourquoi ne pas assigner en justice le gouvernement des Seychelles?
Vous ciblez la Réunion parce que vous croyez vous attaquez à un "petit"

5.Posté par Clotilde BASSART le 23/11/2011 11:10
Tout est dit ! Il était grand temps qu'une organisation professionnelle s'installe à la Réunion pour préserver ce qu'il reste d'écosystème sauvage et endémique , s'il est encore temps !
On veut appartenir à l'humanité pour nos paysages, commençons par notre population et par des actes marquants dont on sera fiers pour les générations futures !! (fin du braconnage en baskets et filets dans le lagon, fin de la pêche au chien, au déversement des eaux usées dans le lagon...des détritus dans toutes les ravines ! )
Longue vie à cette organisation, en collaboration avec les réunionnais qui réfléchissent à l'avenir avant d'agir comme des brutes ! Les commentaires de certains sont une honte pour cette ile !
A bon entendeur.

6.Posté par au suivant ! le 23/11/2011 11:36
rien de concret pour les amateurs de vagues...les plus exposés !

7.Posté par polo974 le 23/11/2011 11:53
La solution (pas la leur) est dans leur texte:
réintroduisons les petits et virons les gros requins.

Comme ça il y aura des prédateurs pour maintenir une pression sur les poissons, mais le nageur n'aura pas trop à craindre...

Au fait, quel est le statut des requins vis à vis de la pêche (hors réserve, of course)?

8.Posté par Clap de fin le 23/11/2011 12:36
Le surf est mort à la Réunion!

9.Posté par Pour la mer le 23/11/2011 15:38
merci les SS pour cette formidable démonstration. Je suis vraiment impressionné, Ecrivez un livre carrément il s'intitulerai "l'art de ne rien dire en 5000 caractères pour les nulles" gros buzz, du fric a la clé. Balayer les crottes de pigeons devant chez vous a paris plutot.Ou même je vous donne un tuyau créer une réserve pour les pigeon de paris qui vous files du fric. Pas de secte a la run. gogote va

10.Posté par à polo974 le 23/11/2011 19:37
ce commentaire est le plus intelligent que j'ai lu depuis bien longtemps.
suis 100 % d'accord !
sinon pour les tigres et bouledogues, ils ne sont pas protégés. Donc pêchables hors reserve.

11.Posté par Un moun ici le 23/11/2011 20:46
Y a du bon et du moins bon...
Je suis d'accords pour la plupart des mesures prononcées, mais il faut être clair l'Etat n'a pas du tout envi d'entendre parler de remise à niveau des STEP (Station de traitement des eaux usées) et pour cause...les maires ici se plaignent d'avoir à faire de gros investissements qui les empêche d'en réaliser d'autres plus populaire (écoles, crèches..meilleurs pour le mandat....) , ou alors de devoir en faire porter le cout sur la facture d'eau du client...Ce qui dans tout les cas est impopulaire (pour les ignorants...). Les maires ne veulent donc pas en entendre parler, pourtant déjà condamnés en 2004 et 2010, ça continue...ils tablent tous sur le FSE et FEDER 2014 pour ça.
Y a aucun moyen de les faire bouger. Sauf peut être faire des contrôles privés dans les STEP, rigoureux et réguliers des eaux déversées et porter plainte...pour que l'état s'en mêle...et au besoin si lui aussi ne bouge pas, le faire remonter auprès de la cour européenne.

6 on vient de te le dire, statut ko pour l'instant, faut plus de requins de récif pour qu'il y ai moins d'autres gros qui viennent du large.

Bon travail à vous, le combat ne fait que commencer...faut s'équiper de gros bras ici moi je rallie, faut prôner l'activisme!

12.Posté par Caton2 le 23/11/2011 20:05
Joli discours de langue de bois, qui tente d'endormir le réunionnais après l'avoir insulté.
Une insipide profession de foi, écrite par la grande prétresse française de SS, Lamya Essemlali. On y reconnait son style.
Cette demoiselle sait habilement se servir de la notoriété de Sea Sheperd pour monter des affaires personnelles, tout en se présentant comme une bienfaitrice. Jugez plutôt...

Un restaurant bio portant les valeurs de l’ONG Sea Shepherd dans la capitale.
(le 21/11/2011)

"A l’origine, il était question d’une péniche sur les quais de Seine, floquée de la baleine, symbole de Sea Shepherd. « Malheureusement, les délais pour l’obtention d’un anneau sur les quais sont trop longs », nous explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, instigatrice du projet avec Laura Dakin, cuisinière de l’ONG. Ce sera finalement dans le quartier Gambetta que le Sea Shepherd jettera l’ancre, de manière plus traditionnelle. « Mais, si le restaurant marche, nous opterons peut-être pour une péniche dans le futur », prédit-elle.
L’établissement pourrait ouvrir ses portes en février ou mars 2012. Au menu, des plats végétariens, mais aussi de la nourriture « vegan », prisée de nos voisins britanniques. Tout comme un végétalien, un « vegan » ne consomme ni chair animale, ni produits dérivés des animaux (œufs, miel, lait…). Mais une personne « vegan » va plus loin qu’un « simple » végétalien en refusant de porter du cuir, de la soie ou des produits issus des animaux, en n’utilisant aucun produit cosmétique testé sur les animaux, en ne cautionnant pas les spectacles animaliers…
L’ONG Sea Shepherd n’investira pas directement dans le restaurant, qui sera financé par des fonds privés de certains de ses membres, comme Lamya Essemlali. Mais l’établissement représentera bien l’ONG, à laquelle il reversera une partie de son chiffre d’affaires. Une expérience « pilote » inédite dans le monde." (source: http://www.bienbeau.fr/Un-resto-Sea-Shepherd-en-vue-a.html)

Le vrai visage de Paul Watson

Pour tous ceux qui seraient tentés de s'enrôler sous la bannière de Monsieur Watson, quelques infos:
Watson a souvent fait face à des accusations d’imprudence de son équipage. La majorité de ses bénévoles n'ont pas d'expérience de la mer et dans ses actes téméraires, il les place souvent dans des situations qu'ils ne sont pas préparés à gérer.
Pendant ses années de traque des baleiniers japonais le « Steve Irwin » a été pris par les glaces. Ce navire n’était pas homologué pour la navigation en zone de glaces et sa coque non blindée pouvait facilement être écrasé. Ça n’a pas empêché Watson d’envoyer des matelots inexpérimentés dans les zones de stockage inférieures de la cale du navire alors que la coque pouvait à tout moment être percée. Les hommes de pont, sans aucune expérience ou formation auraient été incapables de stopper la voie d’eau et tout l’équipage aurait pu être pris au piège et se noyer.
Plusieurs de ses compagnons d'équipage, contraint de respecter un régime strictement vegan (végétalien), ont été surpris et choqué que la diète qui leur était imposée soit transgressée par Watson durant et entre ses expéditions. Watson aurait été souvent surpris à manger différents types de viande, y compris des steack.
Face aux accusations d’hypocrisie, Watson, dont on peut dire qu’il se porte bien, réaffirme pourtant qu'il a toujours été strictement vegan.

Un compte rendu détaillé du comportement de Watson était autrefois affiché sur un site web: sea-shepherd.com. Ce site, avait été créé et était géré par Nyles Bauer, ancien barreur du navire Bauer SSCS, qui souffre maintenant de problèmes médicaux dus à une grève de la faim.
Cette grève de la faim avait été entamée en prison avec l’équipage du Bauer, (qui avait été arraisonné lors d'une opération des SS, je suppose. ndlr). Un navire financé par l’argent de sa famille (d’ou son nom). Watson avait abandonné le navire, et la plupart de l'équipage, dans une tentative solitaire pour sauver sa peau.
Libéré, Bauer a décrit sur ce site, le comportement de Watson, en des termes peu flatteurs. Watson n’aurait pas fait la grève de la faim avec le reste de l'équipage, et se serait gavé de steaks pendant ce temps. Il affirmait également que Watson ne lui avait jamais remboursé les 2000,00 $ de caution que ses parents avaient envoyés pour les libérer, ni les 1700.00$ qu'il avait personnellement prêté à Watson pour l’achat de l'huile pour le navire.
Watson, après avoir vu ces accusations sur le site de M. Bauer, lui envoya un courrier haineux, qui le menaçait de porter plainte en diffamation contre lui.
Bauer y rapportait également quelques « bon mots » de Paul Watson. En voici un florilège :
Paul Watson a ouvertement déclaré qu'il ne se souciait pas vraiment des animaux pris individuellement, mais juste des espèces massivement en danger . C'est comme ça qu’il a l'habitude de se justifier de manger de la viande.
« le terrorisme n’est pas un mal aussi longtemps que vous gagnerez »
« les baleines sont plus intelligentes que les humains. »
Dans son livre, La Guerre des phoques, Paul Watson a admis que des membres de son organisation « étaient maîtres en manipulation des médias. »
« j'ai fait mienne cette idée qu'au lieu de sortir pour tirer sur des oiseaux, je devrais sortir et tirer sur les enfants qui tirent sur les oiseaux »
« Les vers de terre sont beaucoup plus précieux que les hommes. La terre serait un endroit beaucoup plus agréable sans nous les humains »
« Nous devons radicalement et intelligemment réduire la population humaine à moins d'un milliard »
« Si vous ne connaissez pas une réponse, un fait, une statistique, inventez le sur le champ »
« Nous ne devrions jamais avoir l'impression d’aller trop loin en enfreignant la loi, parce que les lois pour libérer des animaux ou pour protéger l'environnement sont très insuffisantes.
(source: http://www.animalwrongs.com/individuals/paul-watson/)














13.Posté par nicolas de launay de la perrière le 23/11/2011 20:35
les quelques conneries débités à la (drum) ligne par je ne sais quel zozo qui a écrit ce manifeste, sont effarantes..

je ne peux que rejoindre caton2 sur ce coup là..

exemple ?

Il nous semble important aussi de mettre en avant la problématique de la ferme aquacole de la baie de Saint-Paul. En effet, en dehors de toute étude d'impact sur le comportement et l'éventuelle sédentarisation des poissons tels que le requin bouledogue; il est légitimement possible d'affirmer que cette exploitation puisse jouer un rôle dans la fréquentation de nos côtes par ces animaux. En effet, les requins sont attirés par les poissons en frénésies alimentaires dans les filets-cages des bassins d’aquacultures. Ils s’approchent de ces filets, mais ne peuvent pas se nourrir; ils vont roder autour malgré la faim et quand la faim devient trop importante ils vont roder ailleurs. Là ils peuvent être attirés par d’autres vibrations telles que les quilles des planches de surf ou les battements des mains des surfeurs sur leurs planches allant rejoindre ou attendant la vague. Il est fort possible que cette installation attire les grands requins depuis leurs lieux de vie plus au large vers la côte et qu’ensuite ceux-ci explorent le littoral avant
de repartir.

je recite

en dehors de toute étude d'impact ....il est légitimement possible d'affirmer...
puis in extenso :
Ils s’approchent de ces filets, mais ne peuvent pas se nourrir; ils vont roder autour malgré la faim et quand la faim devient trop importante ils vont roder ailleurs. Là ils peuvent être attirés par d’autres vibrations telles que les quilles des planches de surf ou les battements des mains des surfeurs sur leurs planches allant rejoindre ou attendant la vague.

voilà un ès spécialiste spécimen goyaviste dans toute sa splendeur, qui semble bien méconnaître la baie de st paul et la zone de prédilection des surfeurs..

SSRO..allé trap' deu ti bois, trouv' èn taill' rékin et si vi conné pa kossa ou peu fair' avec, nou va explik à ou...nou lé dan not' péi comme dirait HB (pas human bomb, mais huguette bello)

14.Posté par Caton2 le 23/11/2011 20:37
dernier paragraphe: inventez lessur le champ...

15.Posté par bip le 24/11/2011 11:08
Paul Watson dit aussi (Jussieu 2009) que les 3 lois de l'écologie sont : la biodiversté indispensable à la vie d'un écosystème (d'un l'être humain peut faire partie), l'interconnection entre les espèces (l'Homme ne survivra pas à une extinction des requins ou des thons) et le caractère fini des ressources naturelles (comme dit Medhi "na pas d'tan pou changé, dan peu dtan faudra pay pou tou sa")

16.Posté par boula le 24/11/2011 11:14
enfin de quoi avancer sur de bonnes bases! et pourquoi les autorités n'écoutent pas les pécialistes, scientifiques, plongeurs qui s'y connaissent vraiment? la population réunionnaise n'est pas dupe quitte à faire quelque chose tard autant le faire bien! s'il vous plaît...

17.Posté par Ariane rc le 25/11/2011 21:46
Ils ne sont sûrs de rien, car ils ne sont pas encore sur place, c'est bien pour ça qu'il n'y a rien d'affirmé dans cet article. Laissons leur le temps !
Pour ma part je n'ai rien trouver d'improbable, ni d'absurde.
Il faut arrêter de réagir aussi vivement à une situation dont on ne peut, forcément, pas connaître tous les paramètres : les notions d'écologie marine sont très importantes et maitrisées par des scientifiques (je suis moi-même en fac de bio à St-Denis et j'ai trouvé les hypothèses de l'article au moins vraisemblables, sinon vrais). Cherchons des solutions ensembles à un problème qui nous concerne tous ! Et profitons en pour préserver la faune de la Réunion... et le respect de son Océan.

18.Posté par sebswin le 25/11/2011 23:41
@clotilde: c'est vous qui devriez avoir honte!!!!!

19.Posté par l'abbé pierre enfin presque le 10/12/2011 10:16
La reserve c'est chouette, et les requins c'est un peu la cerise sur le gateau. On est content, beaucoup peuvent de faire de la publicité et soigner leur petite notoriété. C'est bien.
Vous voulez les bouledogues à la réunion, et ben vous les avez. Gardez les donc .
A part ça, on les flingue et on ouvre une portion de reserve entre boucan et les roches noires. Les requins trouveront une place au soleil ailleurs . Qu'est-ce que c'est que ces conneries d'etats d'âmes devant des poissons. Vousavez perdu le sens des réalité ou quoi ? Ben oui, la vie est dur pour ces pauvres requins, mais ils seront peu être encore la bien apres l'homme.

20.Posté par gabriel le 02/11/2012 04:10
Paul Watson est le plus grand humaniste de tout les temps, si nos petit enfants ou arriére petit-enfant pourront encore vivre sur cette planéte, ils le lui devront!

''si les océanc meurent, nous mourons tous''

''Les oceans sont la pierre angulaires de la vie sur terre. Nous ne devrions d'ailleur pas dire ''planette terre'' mais plutôt ''planette ocean. C'est seulement car les humains y vivent qu'ils accordent plus d'importance a la terre qu'a l'ocean''

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