Société

Saturnisme : L'évacuation sanitaire de l'Oasis au Port arrive à son terme

Le relogement a été "ultra rapide" reconnaît aujourd'hui le CCAS de la ville du Port. Presqu'un an après la découverte de cas de saturnisme sur des enfants du quartier de l'Oasis, la mairie du Port s'apprête à passer à la phase 2. Les bulldozers ont déjà déblayé presque entièrement le site. Seul subsiste un bidonville au milieu de nulle part.


Un seul bidonville tient debout (photo prise le jeudi 24 novembre)
Un seul bidonville tient debout (photo prise le jeudi 24 novembre)
La révélation de cas de saturnisme chez des enfants du quartier de l'Oasis, fin décembre 2010, avait choqué la Réunion. En juillet dernier, même le Secrétaire d'état au logement Benoist Apparu avait dû se rendre sur site. Le saturnisme, maladie d'une autre époque témoignait au Port de l'état de délabrement total du "triangle de l'Oasis", quartier coincé en entrée de ville du Port, dans le prolongement de la belle avenue Raymond Vergès.

Aujourd'hui, le bilan de l'évacuation sanitaire qui a débuté en février 2011 est on ne peut plus limpide. Il reste en tout et pour tout deux personnes à reloger. Par ordre de priorité, les enfants et les mères enceintes ont été les premiers éloignés du site pollué au plomb.

Sur les deux individus restants, l'un devrait accéder à un logement dans la semaine, annonce aujourd'hui le centre communal d'action sociale du Port. Le dernier cas devrait être solutionné assez rapidement pour enfin boucler ce volet d'évacuation sanitaire. "99% des familles ont été relogées aux quatre coins de l'île, en fonction des logements sociaux disponibles. Ce lundi, c'est encore une famille qui a pu trouver un logement" complète Johann Ho-Pin, directeur du CCAS du Port. Un relogement qui devait croiser plusieurs critères mais dont le rapprochement familial a été l'élément fondamental.

Si ce chapitre délicat sur le plan sanitaire et aussi de l'image de la ville est sur le point de se clore, l'aspect social n'est pas pour autant terminé. La maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (MOUS) continuera d'accompagner toutes les familles concernées par ce délogement contraint. Dispersées sur l'ensemble du territoire, les familles continueront à être suivies quant à "la gestion de la paie de leurs loyers ou encore de la scolarisation des enfants. Pour l'intégration des familles dans leur nouvel environnement, nous n'avons eu pour le moment aucun retour négatif".

Du cas par cas

Toujours par ordre de priorité, les familles ayant été recensées comme habitant l'Oasis en l'an 2000 ont été considérées comme prioritaires. Parmi les nouveaux venus (depuis 2000), "seules une ou deux personnes étaient en voie de régularisation de papiers" de présence sur le sol français, complète Johann Ho-Pin, mais "aucune expulsion n'a été prononcée" selon lui. Si le plus gros des familles relogées l'a été grâce aux places chez les bailleurs sociaux, "quelques cas ont pu accéder au secteur privé" affirme le directeur du CCAS. En tout, la ville du Port a pu maintenir sur son territoire 18 familles.

Les autres ont pu se retrouver tout aussi bien au Nord, dans le bassin Ouest (Saint-Paul, la Possession, Saint-Leu) ou le Sud (surtout Saint-Pierre, Saint-Louis). "Mais les hauts de l'île ont été écartés des possibilités étant donné le fort intérêt de la communauté mahoraise à vivre sur le littoral" admet le directeur du CCAS. Enfin, dans le panel des familles concernées, quelques unes ont choisi de quitter l'île, "soit pour se rendre en métropole en y retrouvant de la famille, soit en retournant à Mayotte".

En l'espace de 11 mois, la ville du Port a dû gérer le relogement de 82 familles, soit au total 281 personnes.

Saturnisme : L'évacuation sanitaire de l'Oasis au Port arrive à son terme

Les tractopelles commencent à faire place nette.
Les tractopelles commencent à faire place nette.

Benoist Apparu avait visité le site en juillet dernier
Benoist Apparu avait visité le site en juillet dernier
Mercredi 30 Novembre 2011 - 05:07
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par gros cochon le 30/11/2011 08:11
il y a 2 ans je suis tombé en panne d'alternateur. La voiture s'est arreté net sur le bord de chemin. Pour rentrer chez moi un dimanche apres midi, j'ai pu acheter une batterie dans une station service pas tres loin. Par la suite j'ai fait reparer mon alternateur et recharger ma batterie1.

Cette derniere a rendu l'ame il y a qq semaine. Je l'ai donc remplacé par ma batterie 2. Non seulement j'ai pas gardé la facture, mais j'ai pas envie d'aller à l'autre bout de l'ile pour négocier quoique ce soit pour me débarrasser de ma batterie usagée. J'ai donc le choix:

- option1: la déposer de nuit devant la déchetterie qui me la refuse de jour
- option2: la déposer dans un radier de nuit

2.Posté par NEMO le 30/11/2011 10:10
L'ensemble de nos CHERS élus Réunionnais dont certains, amnésiques, adeptes du clientélisme, qui n'ont découvert par hasard (?) qu'en décembre 2010 dans la commune du Port ,... le saturnisme provoqué par les méfaits du plomb, n'ont pris à ce jour AUCUNE décision concrète concernant le ramassage et l'élimination des batteries qui polluent la nappe phréatique sur l'ensemble de l'île, laissant se perpétuer ce scandaleux comportement d'une population majoritairement, non éduquée au CIVISME et au RESPECT de son environnement,... qui ne réagira que si ces CHERS élus, font preuve de COURAGE en utilisant leur "garde prétorienne" municipale (...) pour rechercher activement et PUNIR les contrevenants en dressant des procès verbaux qui les sensibiliseront bien plus que tous les grands discours lénifiants ...

NE RIEN FAIRE serait assimilé à de la NON ASSISTANCE A PERSONNES EN DANGER !!!

3.Posté par jason bourne le 30/11/2011 10:28
allez vérifier du côté de la clinique , il y a toujours des véhicules sur cales ....faites gaffe aux scooters sans casque au milieu de la route !!

4.Posté par fiuman le 30/11/2011 13:36
Ce commentaire n'est pas passé la première fois cette fois ci se sera peut être la bonne, en expurgeant certains mots :
Plus facile de reloger une centaine d'habitants squatteurs ....................... que de donner un logement à un réunionnais qui patiente sur une liste d'attente depuis trop longtemps!

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