Economie

Saphir: Le savoir-faire ne se perd plus grâce au contrat de génération


Le contrat de génération voit large : il donne 3 ans au référent pour former le débutant
Le contrat de génération voit large : il donne 3 ans au référent pour former le débutant
36 ans les séparent. Bernard et Gaël possèdent la particularité d'avoir signé un contrat de génération sous les yeux d'un parrain de prestige. Les trois ans qui viennent doivent permettre au premier de passer le relais à la jeunesse.

Dans la cour de la SEM Saphir ce vendredi après-midi, les employés de la SEM spécialisée dans la distribution d'eau à destination agricole, ne portent pas le bleu de chauffe. L'occasion est on ne peut plus solennelle, en présence du ministre de l'emploi Michel Sapin.

Après  avoir engagé trois contrats de génération il y a sept mois - les tout premiers de La Réunion - la Saphir récidive en pactisant trois nouveaux tandems.

Parmi eux, Bernard Gruchet, 58 ans, et Gaël Cadet, 22 ans. "Je suis à la Saphir depuis 35 ans et compte prendre ma retraite dans trois ou quatre ans", annonce l'aîné. Ces trois prochaines années justement, l'agent de réseau compte les mettre à profit pour son jeune compagnon de route. Tel est l'esprit du contrat de génération voulu par le gouvernement. "Le contrat de génération, c'est cette très belle idée qui veut que lorsque l'on veut intégrer un jeune dans une entreprise, on ne soit pas obligé d'éjecter le plus âgé", commente le ministre, parrain de cette "cohorte".

La polyvalence ne s'apprend pas avec un diplôme

Loin d'être négligeable, la force d'une entreprise réside aussi dans "les compétences accumulées, trésor qu'il faut transmettre", vend Michel Sapin. Ce crédo serra adopté par Bernard Gruchet, le sénior, à l'égard de son apprenti. "Mon premier poste, c'était soudeur, puis j'ai fait de l'hydraulique. Quand il y a une casse ou s'il y a un regard à refaire, je fais de la maçonnerie, donc on est polyvalent, on fait de tout ici", raconte-t-il. Ces années bonifiées d'une expérience pointue dans les murs de la Saphir ne seront pas perdues.

Saphir: Le savoir-faire ne se perd plus grâce au contrat de génération
"J'ai eu mon bac STI électronique il y a deux ans puis j'ai connu une période sans activité. J'ai envoyé ma candidature spontanée à la Saphir et après des entretiens, ils m'ont dit que mon profil les intéressait", retrace Gaël. Si la signature de son contrat, comme deux autres jeunes et leur référent, a eu lieu ce vendredi à la Ligne Paradis Saint-Pierre, le jeune homme prendra son poste en janvier en tant qu'agent d'exploitation.

A 22 ans, avec un diplôme très spécialisé et sans expérience pro avant ça, il concède volontiers "avoir de la chance par les temps qui courent, qui plus est à La Réunion". Ce sera donc sous le signe du contrat de génération qu'il mettra le pied à l'étrier. "J'espère apprendre le maximum de choses durant les trois ans durant lesquels je serai avec mon référent", vise le futur agent d'exploitation.

"Je souhaite que l'exemplarité de la Saphir soit suivie par des dizaines et des dizaines d'entreprises à La Réunion", invitera le ministre avant la photo de famille.
Lundi 18 Novembre 2013 - 07:48
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par timagnol le 18/11/2013 09:12
Félicitations aux nouveaux contractuels...quand bien même l'argent public est en amont (investissement...) et en aval (prix garantis du sucre...) de la SAPHIR en question. En aurait il été de même dans le privé soumis à concurrence ?

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