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Samuel Mouen :"Nous nous battons contre le racisme, pas contre les hommes"

Un nouveau collectif a été créé et présenté devant une cinquantaine de personnes : le collectif antiraciste et contre les discriminations. La réunion s’est déroulée à Saint-Louis, là où des situations racistes ont été constatées.


Samuel Mouen :"Nous nous battons contre le racisme, pas contre les hommes"
Samuel Mouen, l’un des porte-paroles du collectif pourrait en parler des heures… Comment arrêter de distinguer les différences et par là même commencer à s’enrichir de notre diversité ? Il lance un SOS et compte bien à travers ce comité "faire en sorte que tous les actes de discrimination, tous les comportements racistes et leurs coupables soient poursuivis, traduits devant les tribunaux et condamnés", explique-t-il. A ce titre, le comité va mettre en place une assemblée constitutive dont les statuts lui donneront la qualité pour agir devant les tribunaux.

La présentation de ce comité s’est faite à Saint-Louis, lieu symbolique, puisque ces derniers temps des affaires de racisme ont défrayé la chronique. On se souvient notamment au mois de mars dernier de la démission d’un conseiller municipal à la suite de propos racistes.

"Des choses nous ont scandalisé et notamment cette spéculation saint-louisienne qui oublie que toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance à une race, nation, ethnie ou religion est interdite par la loi", rappelle Samuel Mouen.

La comité déclare officiellement la guerre au racisme mais "nous nous battons contre le racisme, pas contre les hommes", précise-t-il ajoutant qu’une journée contre le racisme devrait être fixée par le comité prochainement.

L’initiative de ce collectif est née de la Fondation France Outre-mer dont la vocation est de lutter contre la corruption et pour la moralisation de la vie publique. En tant que problème de société, le racisme "mériterait que le débat soit ouvert" lance Samuel Mouen.

Aux Etats généraux par exemple ? "Nous sommes partisans que cette question soit soulevée mais elle est tellement délicate que même les pouvoirs publics ne veulent pas s’y risquer. Peut-être le moment n’est pas venu, mais nous comptons soulever cette problématique aux Etats généraux ou ailleurs", a-t-il conclu.

Écouter son interview ci-dessous.

mouenok.mp3 Samuel Mouen.mp3  (640.5 Ko)


Lundi 1 Juin 2009 - 07:50
Melanie Roddier
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1.Posté par fiuman le 01/06/2009 08:55
un collectif de plus, cela ne sert à rien mais cela occupe samuel

2.Posté par lim le 01/06/2009 09:07
"La question du racisme est tellement délicate que même les pouvoirs publics ne veulent pas s'y risquer"!!!!!!!!!!!
Que faut-il de plus pour que les Cafres et les aures opprimés de la Réunion se prennent eux-mêmes en main? Continuerons-nous à rester au dernier barreau de l'échelle sociale? Ah NON!
Quelle chance pour nous les exclus qu'une personnalité Réunionnaise aie pris sur lui pour dévoiler ce crime contre l'humanité!!!! Merci M. Cyrille Hamilcaro! Merci M. Médéa aussi, merci aux autres sociologues non Réunionnais qui constatent l'injustice.

3.Posté par anonyme le 01/06/2009 09:34
As tu déjà remarqué Fiuman, que souvent les personnes qui ont du temps sont toujours très occupées, et que celles dont les planning sont surchargés réussissent à se rendre disponibles ? Est ce une question d'organisation ou un état d'esprit particulier ? En Amérique du Nord, j'avais été extrêmement surpris par la capacité de "big boss" de grosses compagnies, à pouvoir trouver 10 à 15 minutes pour recevoir un parfait inconnu, alors qu'en Europe, c'est quasiment impossible.

4.Posté par chabouc le 01/06/2009 11:48
Hummm...n'y aurait-il pas un parfum virapoullé derriere tout ça ? ça sent l'odeur noséabonde de tractations politiques !

5.Posté par thierry le 01/06/2009 12:23
"Des choses nous ont scandalisé et notamment cette spéculation saint-louisienne qui oublie que toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance à une race, nation, ethnie ou religion est interdite par la loi", rappelle Samuel Mouen.

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la discrimination anti positive pour les non nés en Créolie ne serait pas légale ??? même en la rebaptisant discrimination positive pour les nés en créolie ?????


ben merde alors.....

6.Posté par cimendef le 01/06/2009 13:38
Qu'en pense son amie Leïla ?

7.Posté par nicolas de launay de la perriere le 01/06/2009 15:21
je renvoie à nouveau aux travaux universitaire que j'ai déjà cité sur zinfos974, et sur l'existence au sein de notre belle république, d'un ensemble de mesures discriminantes en fonction par exemple, du lieu résidence, du lieu de naissance...

8.Posté par Bayoune le 01/06/2009 17:12
Ah le Samuel !!!
Qui peut affirmer aujourd'hui ne pas être victime du racisme à la Réunion. Tous les jours les réunionnais subissent le racisme et en silence, et cela depuis des générations. Cela ne veut pas dire que nous devrions rien faire, mais au contraire surtout ne pas se tromper d'ennemie en exploitant le moindre fait exploité par un camp ou un autre. Ainsi la cause qu'on croit défendre se banalise au point de voir un Samuel Mouen défendre quelquechose qu'il maîtrise mal concernant la Réunion. De cette supputation malsaine, surgit le Mouen de service... dans quel camp? son propre camp - pour se trouver in ti graton domin. Ce grand chevalier surgit à la Zoro dans un Comité Citoyen pour défendre le VVF en menace d'être supprimé, ni artrouve ali, débu lané pour koupe zerbe sou lo pié Lila mi vé dire Leila, nou la trouve ali dann lo tan koté la CACEP, o fèt Mistèr Mouen, kosa la arivé la CACEP koulé sandoute ek biyin é fortune, sandoute pa pou toulmoune . Samdi ni artrouve ali somin Létan Sinlwi, ek in in trak dan la min, in mikro dan la min, haranguant quelque 20 personnes, pas cinquante, et fustigeant le raciste en présence de Josette Brosse toujours présente, zot i konpran minm Zozèt lé konte lo rasis, wa dire amwin sà..., pétèt la seule qui comprenait Mouen, avec son "plus jamais çà" en crispant dans sa main lo trak ek lo pti baba sifon dosi. Lo minm boug i défann dosi la radio in réniyoné de s'affirmer - trouver l'erreur. En accusateur, et sans désigner le maire de St Louis, on sentait toute la haine vomit par Mouen dosi lo maire de St Louis - on peut penser ce qu'on veut - jusqu'à ce jour, le tract raciste la pa ankor dézin lo coupable. Cà i vé pa dire que Claude Hoarau est un saint, nou la vu ali dan dote manifestasiyon kan li la bèze kou de piyé dan la porte loto in boug té rofiz pran in trak pou soutiyin Ti pierre " Cimendef". Mwin la di dan in ote post, Mouen lé konm in krapat i vé alé sinéma, li sote dosi lodo lo promiyé bèf ou siyin mèg pour arriver à se faire remarquer et en retirer quelqu'avantage. Walà lo boug tel mi san ali. Un aventurier, konm nout péi en regorge dans la colonie.

9.Posté par nicoletta deybassins de la fouetterie le 02/06/2009 08:38
je renvoie à nouveau aux travaux universitaire que j'ai déjà cité sur zinfos974, et sur l'existence au sein de notre belle république, d'un ensemble de mesures discriminantes en fonction par exemple, du lieu résidence, du lieu de naissance...

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exact !!!! les zones franches urbaines sont une discrimination ! à partir de là j'ai le droit de dire zoreil deor tout en me prétendant pas raciste, c'est un grand universitaire pei qui a pondu ça, pour vous dire si c'est sérieux !!!

10.Posté par anonyme le 02/06/2009 10:12
9. Posté par nicoletta deybassins de la fouetterie le 02/06/2009 08:38

Est ce encore très sérieux de croire que statut social ou niveau d'instruction soient signes d'intelligence ? Ou mieux, facteur de droit, voire véhicule de valeurs ? Les exemples démontrant le contraire sont pourtant légions : les catéchismes économiques, les directives européennes, les enseignements de gourous, les recommandations d'experts, les prescriptions médicales, les études financières, les procédures sociales, les enquêtes juridiques, sans oublier les lettres philosophiques ou les écrits politiques, ont été, sont et resteront les meilleurs vecteurs d'égarements de toutes nos justifications. Pour se tromper a minima, gardons nous des certitudes, à part celle de savoir que nous ne sommes que des ombres qui avancent en tâtonnant dans l'obscurité de nos ténèbres : et ne pas admettre celle du racisme, c'est comme marcher avec des lunettes de soleil en pleine nuit noire.


11.Posté par El bourracho le 02/06/2009 11:33
"Liberté, Egalité, Fraternité" mortes de rire, voilà l'épitaphe.
Samedi 30, réunion contre le racisme sur St-Louis, débat pollué par J.C. Barret et Anyel Boyer. Boyer a reproché aux intervenants de ne pas s'être adressé en créole. Et lui ? ben voyons, il a parlé français tout en mâchouillant son chewing-gum. Quel abruti.
Quant à J.C. Barret, il a parlé de ses camarades algériens, tombés sous les coups des Français, les camarades palestiniens sous le joug des israéliens et les autres décolonisés, etc, etc... Mais pourquoi alors tous les décolonisés sont en France, la colonisatrice ?
Au fait, j'ai vu le véhicule d'A. Boyer, gros pick-up et dont l'immatriculation est porteuse d'un drapeau, rouge vert jaune, je sais plus dans quel sens les couleurs et piqué d'une étoile !!!!!! Que fait la police ?
Concernant la Palestine, c'est l'Europe qui paie ses fonctionnaires.
Comment s'est enrichi Yasser Arafat ? dont l'épouse a accouchée à Paris, hôpital américain de Neuilly, qui vit toujours en France avec sa fille dans le 16ième.

12.Posté par nicolas de launay de la perriere le 02/06/2009 20:23
post 9.
donc les travaux d'universitaires d'origine réunionnaise ont moins de portée que ceux d'autres ..?
tu développes..?

13.Posté par EL'Bourrafré le 03/06/2009 08:12
Posté par El bourracho le 02/06/2009 11:33
"Liberté, Egalité, Fraternité" mortes de rire, voilà l'épitaphe.
Samedi 30, réunion contre le racisme sur St-Louis, débat pollué par J.C. Barret et Anyel Boyer. Boyer "
Si je comprends bien le fait de dire au Mouen de service qu'il est quelque part raciste lui-même l'importé du racisme, du fait de couper insolemment la parole à un nationaliste réunionnais - qui s'exprime dans son émission sur Exo-FM et Kréol-Fm - de critiquer ce réunionnais qui s'exprime en créole dans son pays et non au Cameroun, était une démarche de polluer le débat, qui n'a pas eu lieu - Le Mouen, en costume noir monopolisant la parole, un tract raciste dans une main et le micro dans l'autre qui ne finissait plus de cracher " plus jamais çà", quel comédien ce mouen pour ne pas dire clown - il semblerait qu'à la CACEP, s'étant emparé de tout au détriment de ses collègues, il a failli voler du 2ème étage de l'association. Pensez un peu à ses compromission avec l'Ananas de St Denis , et vous comprendrez El bouracho pourquoi il se retrouve tout seul malgré son prêche quotidien sur la radio - qu'il a pris une bèze mémorable que la envoyé alui lopital, il aurait un seul acolyte, dommage pour Mr Cadet qui se fait utilisé par ce camerounais.
Polluer le débat comme vous entendez El Bouracho, lorsque Mr Barret expliquait que la racisme n'était pas seulement, le problème noir-blanc ou l'inverse - en démontrant que d'autres peuples se sont massacrés au Rwanda, au Vietnam, en Palestine ou en Algérie - des noirs manipulés par des blancs qui tuaient des noirs, en France même,des blancs qui tuaient des blancs pendant la seconde guerre mondiale - quand Mr Barret nous expliquait que le racisme était aussi nos enfants déportés vers l'Europe, l'Australie ou le Québec - que cette politique négrière était aussi du racisme contre le peuple réunionnais - contre, comme il disait " lo zanfan cafre, lo zanfan malbar, contre lo zanfant yabe, contre les zanfan zarabe ou chinois" sans exploiter ce qui s'est passé à St Louis à des fin autrement que le but avoué. Le racisme a t-il dit aux mères de familles présentes," c'est aussi, nos douze mille enfants diplômés qui restent dans le caniveau - dosu lo bord 'chemin" comme disait aussi Eric Boyer, l'ancien président du Conseil Général. Si cela, monsieur El Bourracho c'est olluer le débat, konmdi créole " alé tire in feuille" et reviens discuter du racisme quand vous serez moins polluer par la propagande ambiante. Je ne pense pas que Mr Barret faisait allusion à Yaser Arafate ou ses succédants Abas et Cnie d'aujourd'hui qui se sont empiffrés avec la manne des occidentaux complice pour sauver Israël. Il pensait sans doute au massacre des Palestiniens de Gaza avec la complicité des occidentaux - des Palestiniens qui luttent depuis 60 ans pour recouvrer leur pays la Palestine occupée... Après tout pouquoi les Bretons auraient le droit 'afficher leur drapeau sur leur voiture et pas Monsieur Boyer - quelle moucate une telle réflexion., encore un macro qui fait appel à la police, El Bourracho vous devz être un de ses supplétifs qui ne vous grandit pas dans la société réunionnaise. "Liberté,Egalité, Fraternité" ya lontan que ces trois mots ont été comme Jésus, crucifiés sur les bâtiments publics français. L'Etat français héberge toujours ses serviteurs, bébé Doc le massacreur d'Haïti se trouve du coté de Nice, Ali Aref des Afars et des Issas a trouvé refuge en France après le massacre de Djibouti en 1967, l'autre général massacreur au Liban pareil, y compris certains ancien Nazis...



14.Posté par royler le 13/06/2009 02:55
C'est la dose qui fait le poison....

C'est à mourir de rire !

Entre les juifs qui font un foin pour dire que " sur cette planète, seule leur souffrance compte " et l'autre qui fait pareil à la Réunion en laissant entendre que " à la Réunion, seule la souffrance du kaf compte " cela me donne l'idée de monter mon propre collectif : " dans ma rue, seule ma souffrance compte "

Et voilà comment on fait grandir l'individualisme et le rassemblement communautaire... Franchement, je pense que je vais demander la légion d'Honneur pour tous ces bras cassés

15.Posté par lim le 14/06/2009 00:44
J'ai dit de nombreuses fois et je le signe encore: ce n'est pas parce les malheureux sont nombreux, ici et ailleurs, qu'ils doivent accepter leur sort en se disant qu'ils ne sont pas les seuls. Il est indigne de l'humanité, d'une république de cautionner des injustices, des exclusions, de cautionner un système qui parque une frange de ses membre au "dernier barreau de son échelle sociale", avec pour seuls motifs non avoués l'aspect physique, l'origine ancestrâle.
Il est inadmissible de prôner le statu-quo en se moquant de ceux qui n'ont que les miettes.
"I peut pas empêche la mer battre".

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