Economie

Salon de l'exportation : "On a un potentiel énorme"

Selon François Mandroux, président du Club Export Réunion, La Réunion n'a pas d'autre choix que de s'ouvrir d'avantage à l'exportation. Au centre de l'Océan Indien et ayant une jeunesse hautement qualifiée, La Réunion a le potentiel pour offrir aux pays émergents environnants un savoir-faire de haut niveau.


"Exporter, c'est connaître la concurrence"

La Réunion a la chance d'être une région au cœur de l'Océan Indien, et non loin de pays en voie de développement, tels que Madagascar ou des pays africains. "La Réunion va devenir un marché de plus en plus ouvert. Il faut aller voir ce qui se passe à l'extérieur pour se préparer aux attaques qui elles, viendront de l'intérieur" indique François Mandroux, président du Club Export Réunion, qui précise que le marché local est en vérité "artificiel".

La Réunion n'a pas d'autre choix que de s'exporter
   

On a une jeunesse qui est de plus en plus bilingue. Cette jeunesse doit s'ouvrir à l'extérieur pour s'imposer de nouveaux challenges. "Les entreprises réunionnaises doivent augmenter leur taille par le biais de l'export. (...)Nous avons une haute qualification en terme de formation et c'est dans ce domaine que nos pays voisins ont le plus de besoins. Ils ont besoin notamment d'avoir des experts en formation. A Madagascar, par exemple, il n'y a pas vraiment d'institut de formation, idem à Maurice, et c'est là notre vrai atout", assure l'expert en consulting.

Le VIE, une manière pour les jeunes de connaître les marchés à l'extérieur

Le VIE (Volontariat International en Entreprise) est un système qui a été mis en place par Ubifrance, l'agence française pour le développement international des entreprises. Le VIE est un jeune diplômé de moins de 28 ans qui part en mission dans un pays étranger pour une entreprise dans le but d'étudier le marché potentiel et d'établir des contacts en vue d'une implantation.

Tetra Nergy, une exportation réussi

Jean-Luc Fievet dirige une société privée de conseil et de formation fondée en 1987: Tetranergy. L'agence a formé plus de 1.000 stagiaires sur l'île ainsi qu'à l'île Maurice. "Nous avons ouvert en 2008 un bureau permanent à l'île Maurice dans le domaine de l'étude, du conseil et de la formation pour les grands groupes mauriciens. Pour la mise en place de cette agence, nous avons fait appel à un VIE. C'est un jeune de 26 ans diplômé et qui a joué le rôle de consultant pour nous à Maurice pendant deux ans. Ça s'est très bien passé et nous l'avons embauché par la suite. Il est aujourd'hui l'un des consultants les plus importants de l'île Maurice".

Connaître un milieu socio-culturel différent

Avant de s'implanter sur l'île soeur, Jean-Luc Fievet a pris soin pendant cinq ans de connaître le pays et la mentalité des Mauriciens. "Cela s'est fait par étape. Il faut d'abord avoir une certaine notoriété. Pendant cinq ans, nous sommes intervenus pour des missions le temps pour nous de connaître le marché".

"L'île Maurice a une vraie culture du business qui est différente de celle de La Réunion. Les attentes et les centres d'intérêts sont très différents. Cela a été difficile de s'adapter au mode de fonctionnement mais accomplir des missions pendant plusieurs années avant de s'implanter nous a beaucoup aidé. Se lancer dans l'exportation suppose évidement une étude de marché solide. C'est ce qui nous a permis de voir que l'île Maurice a une forte demande de consultants en management, en commerce et en vente".

S'entourer de partenaires expérimentés

La première démarche de Jean-Luc Fievet fut de s'inscrire au Club Export afin de bénéficier de l'expérience des autres. "La Direction régionale du commerce extérieur nous a également beaucoup aidé. Il y a pas mal de structures institutionnelles en France qui aident les entreprises à investir dans l'export mais que les gens ne connaissent pas forcément".

Les aides éventuelles :

UbiFrance est une agence française pour le développement international des entreprises qui peut financer des missions collectives et peut donner avec le Sidex jusqu'à 1.000 euros pour la visite d'un pays dans le but de s'y implanter.

Le Sidex est un Soutien individualisé à la démarche export des PME/TPE. L'aide financière Sidex s'adresse aux PME françaises et vise à soutenir un projet à vocation export, soit pour finaliser un contrat en cours de négociation avec un nouveau client, agent ou distribute, soit pour prospecter de nouveaux marchés.

La Coface est une compagnie d'assurance spécialisée dans l'assurance-crédit à l'exportation. Il s'agit d'un organisme de garantie de créance à l'international qui aide au financement des projets et qui a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde.

Quelques liens utiles :

www.ubifrance.fr/prestations/aides-a-l-export/sidex.html
www.coface.fr/dmt/rube_asscha/ac01_gen.htm
www.cci.fr
www.ubifrance.fr/label-france.asp
Mercredi 23 Septembre 2009 - 18:19
Karine Maillot
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1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 23/09/2009 23:21
après avoir importé sa main d'oeuvre (esclave, engagés, ..), voilà que la Réunion se dit prête à exporter sa jeunesse formée... beau pieds de nez à l'Histoire..?

2.Posté par genevrier le 24/09/2009 07:46
C'est sur qu'on a potentiel ennnnnorrrme!
Exportation de technologie pour fabriquants de paniers en vacoa!
Exportation de technologie pour l'art de bien attraper les subventions!
Hélas tous les pays importateurs ne peuvent planter de la canne et faire pousser des subventions!

3.Posté par Pro'zen ocean indien le 24/09/2009 08:25 (depuis mobile)
Un premier salon, une belle reussite. Le potentiel, c'est un pronostique optimiste sur nos capacites a grandir et a faire grandir. Reunionnais, faisons le pari de notre reussite a l'avenir. Agissons, exportons et distinguons nous.

4.Posté par Prozen974.com le 24/09/2009 08:31 (depuis mobile)
Nicolas, tu as bien vu. Nous avons humblement servi, nous nous sommes passionnement instruits, nous nous distinguons desormais. Revanche sur l'histoire? Non, nous assistons la a une suite logique d'une dynamique que Michel Debre a initiee : celle de la prise en main d'une nation qui croit fermement en ses atouts et qui gagne a partager son histoire.

5.Posté par kalki le 24/09/2009 10:00
si on a que nos jeunes a exporter: les esquimaux recherchent des pecheurs. Pas la peine de parler une langue etrangere. Vous etes tellement gele que la bouche y fait cap cap avec le froid.

6.Posté par AéRo PosTale le 24/09/2009 11:01
..ben sinon on pourrait penser à exporter... les persifleurs, les cafardeux, les désabusés... tant on en a, lisiblement... un sacré bon paquet !!! Pourquoi échouent-ils tous... aussi lamentablement ici... ces mal affranchis ??! ..Pourquoi, alors que le Monde est si vaste, avons-nous hérité de toute cette bande de timbrés mal avisés...?! Comment, alors que le Monde offre tant d'opportunités, ...ces plus tristes se retrouvent-ils tous ici, à se lamenter narquoisement sur "notre" sort...?! Alors que, pas un d'entre nous, mais alors pas un seul (!!) même les plus démunis, et certainement pas d'ailleurs, ceux qui vivent du cannage ou de la vannerie, ..beau métier du reste.... ne souhaiteraient, ne serait-ce qu'une seconde.. se retrouver ds la peau des ces Trissotins.... hâbleurs et sans éclats..... aux rires aussi jaunes...que leurs pauvres dentitions... fatigués d'avoir tant mordu... sans jamais, non jamais, avoir obtenu satisfaction.

Ils ne me font pas de peine ces gens-là. Pas la moindre pitié. ..je me demande tout simplement, qu'est-ce ce qu'ils font là...? à ricaner aussi tristement... quelle étrange attitude...(?!)

Les exporter ?? Mais qui en voudrait ?! ...Oscar Arias Sanchez..?!?

..alors ouais, grâce à Michel Debré, et à Jean-Paul Virapoullé (LOL!) et avec mon passeport européen, je compte bien écumer les mers, ...ou les filles... (LOL!) ...Une seule hésitation toutefois : ...laisser à ces mal empaquetés... le si peu de plaisir, ou de joie, qu'ils ne savent prendre ou trouver d'ailleurs ...à vivre au soleil. Ou à l'ombre des vacoas.

7.Posté par Jeff le 24/09/2009 13:41
A Prozac974.dom : J'y suis allé et c'est une vaste fumisterie cette expo. Hormis des consultants en mal de débouchés (mais faut bien qu'ils gagnent leur vie). La Réunion n'a pas de matières premières exportables. Effectivement quelques grandes sociétés d'engineering (ayant une agence à Maurice, à Mada, etc. mais faut pas le dire) peuvent transférer du know-how, mais sorti de là, pas grand chose.

Arrêtons de nous bercer d'illusions, et commençons à être promotteur du Développement Durable par l'exemple, ce sera un premier pas.

8.Posté par Garou le 24/09/2009 15:15
Allé di partout ...

9.Posté par Ecœuré le 24/09/2009 18:10
si on exportait nos politiciens , nos cadres des collectivités , nos élus dépités maire de,

vu le stock énorme , on pourrait faire rentrer des devises

problème! même en soldes ils sont invendables .

potentiels seulement potentiels donc poudre au yeux des salons qui ne servent à rien ( juste pour dire que la chambre de commerce aide les entreprises )puisque que l'on trouve de tout ailleurs et moins cher

Curieuw tout comme l'Etat qui trouve toujours de l'argent pour effacer les dettes des autres pays mais elle n'éfface en rien les dettes de ses entreprises de son propres pays qui sauveront des emplois sur son territoire car un chômeur revenait à l'époque ( encore en francs )en moyenne de 100 000.00frs ( 15.000.00€ avec charges )

cela ne serait pas plus judicieux d'aider ses propres entreprises au lieu de reculer leurs chutes en étalant les dettes


10.Posté par Serge Camguilhem le 24/09/2009 18:49
Que de commentaires négatifs.

L'insularité est un atout et pas un frein. En étant les pieds dans l'eau on est obligé de s'ouvrir au monde. Maurice hier, Mayotte demain, l'Afrique du Sud, l'Australie et bien sur la Chine sont autant de terres à conquérir à qui souhaite s'investir.

C'est peut être là que se trouve la vraie limite : avons-nous assez de têtes bien faites et bien pleines (manque de formation, enseignement en retard et peu ouvert à l'export..) ? Avons-nous les structures d'information et d'accompagnement permettant d'ouvrir au monde les cadres, dirigeants et managers Réunionnais ?

La crise que nous vivons tous doit être un levier permettant aux nombreux partons de PME de se remettre en cause, de revoir leur business plan (quand il existe), d'insuffler un peu de prospective et de stratégie pour imaginer ce que sera sa société à 2, 5 et 10 ans, de former leurs collaborateurs à la qualité de service (servir ce n'est pas être serviteur et encore moins 'esclave' d'un patron) et à l'efficacité.

Je crois au potentiel de l'ile et en son avenir mais ensemble.

11.Posté par Garou le 24/09/2009 19:07
> Ecœuré
Invendables ? Et pourtant, si souvent vendus ...

12.Posté par Jeff le 24/09/2009 20:15
Mais non serge (post 10) on veut pas vous casser la barraque, but. Vous avez avez besoin d'aller au casse-croûte, autrement comment payer la C6?

On n'a besoin d'exporter de la Dodo? Alors pourquoi les canettes sont-elle est produites à Marseilles.

On a besoin d'exporter du sucre raffiné? Alors pourquoi va-t-il à Marseille pour être emballé?

On a besoin de vendre du thon rouge, alors pourquoi les bateaux sont-ils inscrits avec des "pavillons de complaisance" qui ne transitent même pas par la Réunion?

Vous croyez que Rasel, Vinci, Bouygues, Danone, Edena, ont besoins de vos services pour exporter.

Vous voulez exporter quoi exactement? le miel, le fromage de chèvres de la Plaine des palmistes, les filets de dinde, les steaks de namibie via la Réunion, les goyaves (ce qui ne serait pas une idée)?

Soyons sérieux. A moins que ce ne soit des capitaux que l'on veuille exporter. MDR

13.Posté par Ecœuré le 25/09/2009 13:48
Serge

Les affaires ? C'est bien simple, c'est l'argent des autres.
Alexandre Dumas,

les industriels réussissent surtout avec des subventions à l'export qui se casse la figure sans ces largesses pécunières des institutions qui donnent toujours au même rêveurs ou charmeurs ( pour rester poli )

et après patratra

...........................
12. Posté par Jeff le 24/09/2009 20:15
On n'a besoin d'exporter de la Dodo? Alors pourquoi les canettes sont-elle est produites à Marseille
..........................................................

prenons la Dodo qui y - a-t il de locale dans cette bierre ?
Son Directeur .....non band Créoles i gagne juste boire pas diriger ????,
le houblon! il est cultivé à la Réunion .............non
L'eau .......oui oufff alors exportons de l'eau

dans cette bierre locale il n'y a que l'eau qui est locale

Rhum charette etc.....ok c'est local

ces pseudos industriels ne s'installent que pour des subventions et advantages fiscaux et donnations de terrains qu'ils revendront à prix d'or un jour

ce n'est pas du solide donc c'est la poudre au yeux

une ou deux entreprises qui sortent du lot style chauffe-eau solaire ou rhum

dites moi à part les fruits de saisons qui sont bloqués par air france on exporte quoi de la Réunion avec la concurence de Mada et Maurice on peut faire quoi avec une main-d'oeuvre qui coûte trop cher pour de l'exportation

combien de devises dûes à l'exportation de la Réunion rentrent dans les caisses de l'Etat

La France n'exporte plus grand choses hélas..

à d'autres.




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