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Salon de l’agriculture : les professionnels réunionnais de moins en moins nombreux

Le Salon International de l’Agriculture 2010 a ouvert ses portes ce samedi, place de la Porte de Versailles. Après ce premier week-end, les agriculteurs réunionnais ont dressé un bilan provisoire très variable d’un stand à l’autre. Mais ce qui les préoccupe le plus n’est pas vraiment la baisse de fréquentation du salon. D’année en année, c’est le nombre de représentants de l’île qui diminue de manière inquiétante et, semble-t-il, inévitable. Éléments d’explications.


Salon de l’agriculture : les professionnels réunionnais de moins en moins nombreux

Si certains des agriculteurs réunionnais présents au salon ce week-end sont satisfaits de leurs recettes, le bilan de ces premiers jours n’a pas été positif pour tout le monde. Crise de 2008, tempête Xynthia, ou encore modification de l’emplacement des stands, chacun y va de son accusation. «Les ventes ont chuté de moitié» affirme-t-on chez «Ti Planterre», le plus important vendeur de vanille bio de la Réunion. De son côté, Mémé Rivière, qui tient la Maison du Curcuma, attend la clôture du salon avant de juger de sa rentabilité par rapport à la Foire de Paris.


Stand de la coopérative de vanille
Stand de la coopérative de vanille

Car en effet, ce n’est pas seulement le nombre de clients qui décidera s’il revient ou non l’année prochaine. «Même si je fais un bon chiffre d’affaires, celui-ci ne me servira qu’à rembourser les frais engagés pour me rendre à Paris» explique-t-il. Comme à la Foire de Paris, chaque année la principale difficulté pour les représentants de la Réunion est la même : trouver les moyens financiers suffisants pour parcourir 10.000 km, payer le fret, se loger et s’installer pour 9 jours au Salon. Le voyage et l’emplacement sont chers, et les aides quasiment inexistantes.


Stand de la Réunion consacré aux saveurs et à la gastronomie réunionnaise
Stand de la Réunion consacré aux saveurs et à la gastronomie réunionnaise

Pourtant, du côté de la Chambre d’agriculture, il existe bien des subventions pour financer une partie des frais et réduire significativement l’apport pécuniaire de l’agriculteur. Mais dans ce cas, ce dernier y perdra au niveau de sa représentativité : stands trop petits où ne figurent que les enseignes de l’IRT, du département et de la Chambre d’agriculture, vendeurs peu expérimentés et décoration peu attrayante. «Je suis déçue par le stand Réunion», commente une réunionnaise en vacances et qui visite le salon pour la première fois. «Il n’y a pas d’invitation au voyage, alors qu’on aurait la matière. Pourquoi ne pas exposer de belles mangues ou bien de jolies plantes et fleurs telles que l’oiseau de paradis ?»


Stand de la Maison du Curcuma
Stand de la Maison du Curcuma

A choisir, les producteurs préfèrent encore monter eux-mêmes leur propre stand. De toute façon, comme ils le précisent, ce n’est pas l’assistanat qu’ils recherchent mais une force vive qui les prend en considération. Ils ont d’autant plus de mal à comprendre ce manque de volonté alors qu’ils contribuent, et par leur présence et par la vente de leurs produits, à la promotion de la Réunion et au tourisme. Pour cette raison, monsieur Leichnig et famille veulent tenir bon chez Ti Planterre : «Même si c’est ruineux, nous tenons à être présents, d’une part pour fidéliser la clientèle et d’autre part pour promouvoir l’image de la Réunion».


Salon de l’agriculture : les professionnels réunionnais de moins en moins nombreux

Mais cette position, déjà difficile à soutenir pour les deux grands noms désormais incontournables que sont Louis Leichnig et Mémé Rivière, l’est encore plus pour les «plus petits». Ainsi, chez Taïlou on déplore que Law-Lam ne fasse plus partie du cortège cette année. «De nombreux petits stands n’ont pu venir qu’une fois» a lui aussi constaté Mémé Rivière.


Stand Soleil Réunion
Stand Soleil Réunion

Des espoirs sont peut-être permis pour l’année prochaine. Sur invitation de Jean-Yves Minatchy, la sénatrice Gélita Hoarau s’est rendue pour la première fois au salon cette année. Egalement à la demande du président de la Chambre d’agriculture, le délégué interministériel, Patrick Karam, venu soutenir les agriculteurs ultramarins, inaugurait en premier lieu le stand de la Réunion. A noter également la présence discrète de la sénatrice Anne-Marie Payet.  De quoi, pour nos agriculteurs péï, faire entendre certaines revendications ?


Stand de l'entreprise agricole «Ti Planterre»
Stand de l'entreprise agricole «Ti Planterre»

Stand de Rhum Charrette
Stand de Rhum Charrette

Stand de Taïlou
Stand de Taïlou
Mardi 2 Mars 2010 - 07:37
Bérengère Lefèvre
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1.Posté par pierrot 974 le 02/03/2010 12:13
bonjour a vous tous dans les INFO on nous dis que les ananas on pris un cou de soleil

et a la foire a paris il y an na plain et on dis que le transport coute chaire

pour la renions allo il faudra mes plique

can man il fon car can il fais chau il dis que il ne pleus pas et can il pleu il dise que il y a tro d'eau

pour moi il son toujour an train de pleurai et il zon des aide de l'eta

et an plus il ne son pas asurai es que cai la faute de l'eta

allo il faus mes pli que can on fais des conneri il faus asumai

bonne journe a vous tous

2.Posté par Patrice 974 le 02/03/2010 15:55 (depuis mobile)
Pas très constructive ta remarque dis moi. Si tu n'es pas agriculteur spécialisé dans la culture de l'ananas arrête de parler et exprime toi s'il te plait dans un français correct. Merci

3.Posté par nicolas de launay de la perriere le 02/03/2010 23:56
salon de l'agriculture...entrée à 12 euros par adulte, 6 euros pour les gosses...globalement, après avoir acheté le sandwich et la boisson, il reste peu pour acheter de l'exotisme...

4.Posté par Daniel CUGUEN le 07/03/2010 13:27
Bonjour,
Comme chaque année, certains exposants ont probablement et certainement même, reçus des subventions pour présenter leur produits au salon de l'Agriculture, les autres c'est à dire ceux qui triment du matin au soir et qui espèrent se faire une petite place dans le monde de l'export, ceux là sortent leurs propres deniers (billet d'avion, emplacement stand, fret aller et fret retour, frais de séjour etc....). Les institutions leur répondent nous n'avons rien pour vous bien qu'elles aient reçu les subventions de l'Etat français. Où sont-elles ces aides, que sont-elles devenues, qui en profitent c'est une éternelle question mais toujours sans réponse.
Il y a de moins en moins de professionnels au salon de l'agriculture et dans tous les autres salons d'ailleurs, il ne faut pas vous en étonner car un manifestation comme celle là coûte au minimum entre 15 et 18000 Euros. Les artisans ceux qui triment justement et qui font une bonne partie de l'économie de l'île, ceux-là justement meurent à petit feu gràce aux aides "généreuses" de nos institutions qui font tout pour les décourager et les laisser crever.
Il y a une autre grosse manifestation qui doit représenter les Dom en Métropole très prochainement, sur 3 jours il y est attendu entre 15 et 17000 visiteurs/jour, les Antilles , la Guyane sont largement représentés car eux ont reçu des subventions qui couvrent intégralement leur frais, les organisateurs de ce festival créole insistent pour que la Réunion soit présente, mais comment pouvons nous y assister, quels artisans peuvent engager la totalité des frais. Si nous y allons, nous allons être la risée de tous les visiteurs car nous aurons des stands ridicules et minables comme La Réunion sait souvent le faire dans l'à peu près et le travail gros doigts.
Nous sommes condamnés à l'échec et pourtant il y a des gens motivés qui en veulent et qui veulent faire de La Réunion et de son artisanat une grande réussite. Mais nous n'avons rien hormis notre courage et notre persévérence. Quel dommage et quel gachis ! ! !

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