Faits-divers

Saint-Joseph : Un homme tue ses trois enfants


Saint-Joseph : Un homme tue ses trois enfants
Dans la nuit de dimanche à lundi, quatre personnes ont perdu la vie après que leur case en bois ait été la cible d'un incendie dans le quartier du Butor à Saint-Joseph. Selon des témoins, un individu, vraisemblablement un père de famille, aurait intentionnellement mis le feu à la demeure causant, de facto, la mort des autres occupants qui seraient ses enfants. Deux autres personnes sont gravement blessées. Des chiffres qui sont à confirmer.

Pour le moment, les hommes de la gendarmerie nationale effectuent les premiers relevés et identifications en présence des membres de l'identification criminelle...
Lundi 24 Août 2009 - 07:40
Ludovic Robert
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1.Posté par aktharis le 24/08/2009 10:18
Décidément il ne fait pas bon d'être femme, ni de vouloir ou d'être séparée de son conjoint, de vivre dans le Sud. Il fait moins bon quand l'on sait que les forces de l'ordre traite cela avec beaucoup de désinvolture ( "encore un appel pour dispute familiale ou de voisinage", à force on ne distingue pas dans ce flot quotidien l'appel urgent de l'appel simple sans conséquence). Quand les autorités et la société réunionnaise prendront elles conscience que de cette abondance de violences n'est pas dûe au hasard, mais à un laisser aller, de lenteur administrative, et à un trait caractéristique de cette société ?
Vous pouvez être sensible ou non le fait est que personne n'est en sécurité et comment s'étonner que certains se fassent justice ? Comment s'étonner et jouer l'étonnement quand on voit les chiffres. Comme un iceberg, 90% des futures victimes sont déjà avec leur agresseur actuellement, seules 10% ont déjà été atteintes directement ou indirectement (suicide du père et meutre de sa petite fille, à Saint-Philippe)
Ne faudrait-il pas à force de Unes médiatiques, établir un portrait robot du futur agresseur:
>>Jaloux, infidèle, macho, recrutant leur future victime chez les mineures, refusant certaines libertés fondamentales à sa compagne (de travailler, d'avoir des mobiliers, ou des biens à son seul nom, lui refusant d'être assurée personnellement, de divorcer), enclin à l'alcool et à des colères "pulsives", OU ayant montré dès les premiers mois de la liaison des signes d'agressivité ou d'intolérance).

Mais la société est-elle prête à désigner du doigt l'incapacité des forces de l'ordre à canaliser et à enrayer cette violence, la société est-elle prête à prévenir SYSTEMATIQUEMENT contre ces monstres d'égoïsme ?
Car il faut hélas le dire aussi: 50% des criminels sont sociables, calmes, bien notés, mais ils se trahissent toujours voir les critères ci-dessus)
Les victimes sont souvent naïves (de croire) qu'elles peuvent changer les choses en entrant en contact avec l'agresseur ou en portant plainte. Rien ne peut arrêter un meurtrier qui n'attend que la goutte d'eau pour activer sa violence. Il se met en condition: Ne pas être bafoué, ne pas se ridiculiser, ne pas s'abaisser, ne pas perdre la face, ne pas essuyer un refus. Voilà ces sentiments, que le futur criminel cultive et, qui vont permettre le déclenchement de sa violence.
C'est pour l'avoir étudié que j'en viens à cette conclusion:
Dès la fin du primaire, informer les enfants. Refuser toute violence de son partenaire, toute contrainte et tout monopole décisionnaire de son partenaire, sont des garanties contre le temps. Car la plupart du temps, les violences mortelles frappent dès le 24eme mois et peuvent n'apparaîtrent aussi que 7 ans plus tard.
Déjà rappeler que "chef de famille" ne veut pas dire homme, cela veut dire celui ou celle qui ramène un revenu au foyer. Si la femme travaille et si l'homme est au chômage, le chef de famille doit être la femme. Vous voyez que même dans ce genre de subtilité, à cette question , 80% des hommes au chômage répondent oui à la question "ëtes-vous le chef de famille ?"
Le masculin l'emporte sur le féminin, l'absence de parité dans les salaires, et même Dieu notre père, autant de points incontournables de notre éducation qui renforcent chez les futurs agresseurs le sentiment de "juste" combat, "juste" cause, de supériorité à défendre. Pauvres de nous.
Dans mon entourage, je constate en tant que témoin la naissance des racines du mal: un homme infidèle jamais violent, a frappé sa femme pour la première fois que quand celle-ci l'a quitté, pourtant des signes prédictifs (cités ci-dessu) ont été confirmés. Autre cas, Un jeune de 21 ans, déjà père de famille avec une mineure, frappe en toute impunité sa copine, mère de son enfant. Mais celle-ci, malgré l'actualité et notre soutien, n'est pas décidée à porter plainte par peur des représailles et qu'avec le temps elle sait bien que le partenaire violent a toujours raison: " Je te retrouverai (un jour) et tu vas payer, et personne ne pourra rien y faire

2.Posté par Lyz le 24/08/2009 10:33
Arthakis, longue et argumentée réaction, très psychologique , mais j'ai une question :
tous les hommes sont ils censés répondre à ton descriptif du tueur sociopathe ?
Parce qu' à moins que tu ne me le démentes : tu ne connais pas Nono Volry, son histoire, sa femme et leur parcours.Et cet homme pour l'instant ne correspond à aucun des critères que tu cites : alcool, violence, pression sur sa compagne, etc ...Chaque drame se nourrit à ses propres sources.
Par contre, il est vrai et je te suis sur le fait que ce thème n'est peut être pas assez abordé en milieu scolaire, toutefois, qui élève les enfants ? Leurs parents ou leurs profs ?
Le problème reste assez complexe pour qu'aucune solution simple puisse y être appliqué, à mon avis. Et pour moi, les solutions sont à aller chercher du côté des auteurs pour comprendre comment cette spirale se met en place; le bon vieux " Pater Familia" n'explique pas tout, et toutes les femmes ne sont pas de bélantes victimes.
En tout cas, pauvres enfants innocents. Pauvre mère, qui, si elle survit, va devoir continuer en ayant vécu cela. Je suis personnellement profondément atterrée.

3.Posté par papapio le 24/08/2009 10:54
Chacun sait que les vrais raisons des "Démences" ne seront pas DITES SUR LES TV LOCALES... Le Massacre d'Enfants et de Femmes est dégueulasse et insupportable, autant que l'est la Détention de Nos Enfants, le déchirements de 90% de Pères, les incitations à la Violence de Parquets et JAFs qui nous traitent comme des chiens géniteurs payeurs... 28 associations Féminines Départementales et Financées alors que la SEULE Association des Droits des Enfants et leur Père y est ignorée (idem en Préfecture)... Le systéme s'auto finance, s'auto alimente dant sa "légitimité" en maintenant les Frustrations et Dénies de lois contre les Enfants et Pères depuis 1994... C'EST PAS PRET DE S'ARRETER...
J'espère que les Familles des Enfants Femmes meurtries comprendront comment et par qui elle sont utilisées... Cf Régionales à venir.. 1/4 des Foyers Monoparentaux (52% Guadeloupe), et autant de Pères censés accepter l'abandon puis l'adoption Forcé de leurs Enfants en étant dépouillés... ARRETEZ CA.. LA VERITE.. Coeur serré pour ces Enfants innocents, Femme et Père poussé à bout.

4.Posté par jf.seguineau le 24/08/2009 14:21
Il ne suffit plus de réagir mais d'agir avant la drame.

Association de lutte contre les violences familiales (en création).

La violence n'est pas une maladie incurable et pourtant elle fait mourir

Les causes des violences familiales sont multiples : enfance dans un milieu où la violence prédominait, toxicomanie et alcoolisme, frustrations par défaut de communication et de compréhension, la liste est loin d'être exhaustive. Les violences familiales se rencontrent dans tous milieux, y compris chez les intellectuels .

L'éducation est l'outil prépondérant pour prévenir la violence physique ou/et psychique, mais malheureusement nous constatons que cela ne suffit pas. Les services sociaux sont souvent surchargés, alors il ne reste plus que la répression qui trop souvent malheureusement agit après l'inéluctable, c'est-à-dire après le drame.

Les violences familiales, c'est-à-dire celle qui concernent en premier lieu les parents, se répercutent généralement sur les enfants. Bien souvent les parents proches restent muet, ne voulant pas interférer dans la vie du couple mais aussi par crainte de représailles comme par exemple les grands parents qui redoutent la rupture du lien familiale, les éducateurs (enseignants, entraîneurs sportifs, etc.) qui n'osent pas intervenir de peur de commettre des bévues, les voisins et amis qui culpabilisent en pensant qu'ils se mêlent de choses qui ne les regardent pas.

Les victimes, mais aussi les auteurs de violences, ne savent à qui s’adresser ne voulant pas impliquer leur famille et leurs amis. Ils n'osent pas s'adresser aux services sociaux de peur mettre en marche la machine judiciaire qui pourrait entraîner une séparation, un divorce qui semble aux acteurs avoir des conséquences économiques insurmontables à court, moyen et long terme.


Objet de l'association
Activité de sensibilisation à l’égard des professionnels confrontés à de possibles victimes et auteurs de violences conjugales et intrafamiliales

Activité d'informations auprès des victimes et des auteurs de violences conjugales et intrafamiliales


Définition : auteur = homme ou femme

Note : La démarche thérapeutique nécessite que le sujet soit conscient d’un problème ou d’un mal être, et lorsqu'il en prend conscience, il ne sait à qui demander de l’aide.

Si les violences physiques peuvent disparaître, l'auteur de violences faisant un travail de responsabilisation, il semble par contre plus difficile d’accéder à une véritable prise de conscience et une modification des autres formes de violences (contrôle de l’autre, disqualifications répétées, stratégies d’emprise etc.).


JF SEGUINEAU
jf.seguineau@gmail.com

5.Posté par papapio le 24/08/2009 17:57
jf.seguineau: Note : La VRAIE démarche thérapeutique nécessite d'abord et avant tout de familiariser les Organes Sociaux, Educatifs et judiciaires aux Lois PARITAIRES votées, à la Déclaration des Droits de l'Enfant (notamment à "vivre et être éduqué par ses 2 parents") et de comprendre l'Intéret de la COMPLEMNTARITE EDUCATIVE comme du BIEN FONDE DES LOIS....

Tant que les Lois Paritaires seront présentées comme des Théses, impliquant des AntiThéses éxonératrices de COHESION SOCIALE, et JUSTIFICATIVES de SEXISME "professionnel" InEquitable, autant chez les Magistrats que des "spécialistes", tant que l'argent sera au centre de l'Interet Supérieur de l'Enfant non votant, IL NE SE PASSERA RIEN DE BON...
Et Vous le SAVEZ..

6.Posté par jf.seguineau le 24/08/2009 19:02
Monsieur Papapio, je comprends votre désarroi et votre combat est juste sur certains aspects, mais l'action que je veux mener est différente, je veux agir avant les "terribles dégats" de la violence et de la séparation, pour essayer d'éviter les douleurs que vous évoquez à nos enfants.

7.Posté par aktharis le 24/08/2009 19:37
Décidément nous avons les mêmes remarques, récapitulons: "Parce qu' à moins que tu ne me le démentes : tu ne connais pas Nono Volry, son histoire, sa femme et leur parcours.Et cet homme pour l'instant ne correspond à aucun des critères que tu cites : alcool, violence, pression sur sa compagne, etc ...Chaque drame se nourrit à ses propres sources."
1. Je n'ai pas besoin de connaître son histoire pour savoir ce que j'affirme. Si je me base sur les milliers de déclarations sur plusieurs années, de voisins et de victimes rescapées: "Il était bien, calme, je n'aurais pas pensé, il aimait ses enfants, il était bien noté par sa hiérarchie, il n'a jamais montré un signe de violence depuis que je le connais". Bref, les gens croient savoir tout sur leurs proches, leurs collègues et ignorent 90% de l'essentiel. Par ailleurs faut-il attendre de le connaître , de le fréquenter ? Apparemment tous ces gens n'ont servi à rien, car il a pu mener à bien son action destructrice. Donc connaître Nono ou pas, n'empêche rien. Mais si on prévient chaque humain des "symptômes" qu'il faut combattre, cela sera plus utile.
Comment combattre ?
j'ai écrit et j'assume en expliquant: >>Jaloux, infidèle, macho, recrutant leur future victime chez les mineures, refusant certaines libertés fondamentales à sa compagne (de travailler, d'avoir des mobiliers, ou des biens à son seul nom, lui refusant d'être assurée personnellement, de divorcer), enclin à l'alcool et à des colères "pulsives", OU ayant montré dès les premiers mois de la liaison des signes d'agressivité ou d'intolérance.

Le dominateur (le macho, l'égoïste, manipulateur) aime les naïves, les soumises, les proies faciles. Les mineures sont des proies idéales. Or chez l'adolescent(e), le sentiment de jalousie est souvent valorisé comme un pendant de l'amour ou confirmé par le partenaire comme tel. La femme est son objet, sa "chose". Pour l'infidèle (manipulateur possessif), sa femme est SA chose, son bien et la (future) mère de ses enfants. Donc sacrée (à priori). Le divorce, l'adultère, les disputes, la gifle, les violences sont autant de signes de désacralisation. A l'un de ces moments, la femme de cet homme n'est plus sacrée. Elle est devenue comme celles qu'il méprise (et parfois drague juste un temps). Le macho, c'est lui qui décide, qui "tranche", qui dit sa "vérité". Or le moindre signe de violence ne veut pas dire que votre conjoint va vous tuer plus tard, mais c'est déjà une alarme. Car la gifle détruit cet espace protégé. Il vient de violer votre espace et combien de fois le même scénario se passe: Battue, réconciliations, battue, excuse. Ce qui rend fort l'agresseur, c'est le silence, le secret mis en place par la victime au début, sur les premiers coups. Il y a des victimes qui cumulent jusqu'à 15 certificats médicaux avant d'arrêter avec ce "jeu de rôles". Que font les autorités et les personnes compétentes ? Mettre un numéro vert servirait-il ? Comparution immédiate pour toute personne agressive vis à vis du conjoint occasionnant plus de 3 jours d'ITT ou pour toute marque visible sur le visage et les bras ? Mettre un bracelet pour le suivi de l'agresseur ?
Dans tous les cas, Il ne faut pas attendre de connaître la biographie d' untel ou d'untel pour agir. Il faut protéger les enfants et la récente victime, car il n'est pas normal qu'un individu qui a décidé de se tuer (parce qu'il ne supporte pas ceci ou cela) entraîne avec lui tous les êtres, par égoïsme.
Laissez à l'avocat de la défense faire ce travail de compréhension, d'explication. Nous nous devons prévenir et restez sur nos gardes. Car Christine se savait en danger et les proches le savaient. Que dit le registre de la gendarmerie ? Vous comprendrez hélas que j'ai raison (la léthargie, l'indifférence et l'absence de perspicacité sont des grains de sable)

C'est dommage que tous ces proches et la victime aient choisi la "discrétion" (de peur des représailles ou par honte). Au lieu d'étudier la vie de "nono", refaisons le parcours de calvaire de la victime, de ses faiblesses, et de comprendre comment éviter l'escalade, en comparant les points communs. Revoir le rôle de la gendarmerie et de la police face à un coup de téléphone et à un dépôt de plainte. Comparons les mains-courantes avec les faits divers. Très instructif.

A Patricia (31/01) Evelyne (6/03) Florence (27/03) Elodie (28/07) Mathilde (3/09), Nous pensons à vous, honorons vos mémoires, c'est pour cela que j'écris,

8.Posté par jf.seguineau le 24/08/2009 20:30
Monsieur Daktaris, votre texte mérite d'être lu.

Tout ce que vous exprimez me conforte dans la nécessité de travailler en amont, c'est pourquoi je veux créer cette association pour informer et former.

9.Posté par papapio le 24/08/2009 20:34
jf.seguineau : tout ce que vous ferez en ce sens, ne peut être que bénéfique, je vous y aiderais avec mes quelques moyens, si vous êtes d'accord.
Mais ne renier ce que les Pères attendent légitimement desTGI et qu'on leur Refuse pour 90% d'entre eux...1er amendement de la constitution Française... alors qu'ils demandent seulement l'application des Lois votées depuis 1994 / 2002 / 2003 / 2004 / 2006...

10.Posté par Ulysse le 24/08/2009 20:35
A jf.seguineau et aktharis : ce que vous avez écrit me semble juste et plein de bon sens.
Je suggère aussi de s'interroger sur la façon dont la société et les familles fabriquent des machos, jaloux et violents car l'éducation ou plutot l'absence d'éducation sont sans doute en partie en cause.
Ne conviendrait il pas aussi que les jeunes filles soient mieux averties des dangers qui les guettent en sachant reconnaitre et donc éviter de tomber dans les pattes de violents en puissance ? Certes il y aura toujours des filles plus naives et soumises que la moyenne, mais elles le sont d'autant plus qu'on ne leur à pas ouvert les yeux sur certaines réalités. C'est peut être le role de l'école puisque les familles s'avèrent souvent défaillantes.
Je n'ai pas de recette toute faite mais je pense que ceux qui sont amenés à réfléchir sur ces questions devraient le faire sans tabou ni a priori pour pouvoir définir ... enfin des mesures efficaces.

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