Société

Saint-Gilles: L'hommage aux pêcheurs disparus se perpétue


Saint-Gilles: L'hommage aux pêcheurs disparus se perpétue
Pêcheurs professionnels et plaisanciers ont assisté ce dimanche à la bénédiction de leur embarcation. Une messe en hommage aux pêcheurs disparus en mer a été célébrée à l'église Notre Dame de la Paix de Saint-Gilles avant qu'une procession emmenée par Mgr Gilbert Aubry ne progresse vers le port de plaisance.

C'est au large des Roches Noires que le moment fort de l'hommage s'est perpétué, comme chaque année en octobre, en présence notamment de proches de pêcheurs ayant perdu la vie dans l'exercice de leur métier, pour ne pas dire de leur passion.

Des gerbes de fleurs ont été dispersées en mer. Ceux qui n'ont pas pu prendre part à bord des bateaux ont accompagné la bénédiction de l'outil de travail des pêcheurs depuis le rivage et en prières.
Lundi 14 Octobre 2013 - 07:11
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1.Posté par n oe le 14/10/2013 08:36
Les pêcheurs ne sont pas "disparus" ...Ils sont quelque part au fond de l'océan , dans le ventre de quelques poissons et requins ...
"Rien ne se perd , tout se transforme !"

2.Posté par tomael le 14/10/2013 12:21
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ?
Combien ont disparu, dure et triste fortune ?
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfoui ?

Combien de patrons morts avec leurs équipages ?
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée,
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus
Oh ! que de vieux parents qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On demande " Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont' ils délaissés pour un bord plus fertile ? "
Puis, votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli

On s'entretient de vous parfois dans les veillées,
Maint joyeux cercle, assis sur les ancres rouillées,
Mêle encore quelque temps vos noms d'ombre couverts,
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encore de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous...

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