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SHLMR: La médiation acceptée par la direction, sous condition


SHLMR: La médiation acceptée par la direction, sous condition
Aucune avancée significative, ce jour, dans le conflit qui oppose la direction de la SHLMR aux salariés en grève.

A la demande du comité d'entreprise, un cabinet d'experts-comptables métropolitain examine les comptes de la SHLMR (société d'habitations à loyer modéré de La Réunion).

L’intersyndicale a, par ailleurs, sollicité lundi après-midi une médiation auprès de la direction du travail. Informée de cette démarche, la SHLMR a donné son accord dans la mesure où l’intersyndicale accepte de prolonger l’engagement pour que les locataires ne soient pas exposés à des risques sanitaires, d’hygiène ou de sécurité.

Les entreprises prestataires de service devront pouvoir intervenir ponctuellement pour procéder au nettoyage des cages d’escalier et des parties communes et normalement pour l’enlèvement des poubelles des groupes d’habitations, ainsi que pour le traitement des réclamations d’urgence, susceptibles de présenter un risque en terme de sécurité pour les locataires, dans le prolongement de l’accord signé vendredi dernier.

De son côté, l'intersyndicale continue à travailler sur ses revendications. En fin de journée, elle communique un point d'étape sur la situation:

"Après la note d’information de la Direction Générale transmise aux salariés, nous souhaitons rétablir la vérité et informer du malaise social persistant à la S.H.L.M.R.

Suite au protocole de désaccord des NAO, l’intersyndicale a appelé à la grève. La Direction a daigné recevoir les représentants seulement le deuxième jour ignorant la forte mobilisation du personnel. Lors de cette entrevue, l’intersyndicale précise que les 13 revendications n’ont pas été abordées et que l’accent a été mis uniquement sur le point financier.

Aucun dialogue ne s’instaure. La Direction reste campée sur ses positions. Devant un tel refus d’échange, la négociation ne peut se poursuivre, d’où la décision de l’intersyndicale d’arrêter la discussion.

La Direction accuse les salariés d’avoir proféré des menaces à l’égard des salariés non grévistes de l’entreprise. Nous précisons qu’il n’est pas de nos pratiques et de nos usages de manquer de respect à qui que ce soit.

Nous tenons à préciser qu’il n’existe pas de dialogue entre la Direction et l’intersyndicale. Seules de longues tirades persistantes fusent autour de la table octroyant à la Direction le monopole de la parole.
Les délégués syndicaux ont signé un accord avec la Direction autorisant les entreprises prestataires à procéder à l’enlèvement des poubelles dans un souci de salubrité vis-à-vis de nos locataires, ce qui prouve notre sens des responsabilités.
Notre direction accepterait une médiation sous certaines conditions qui sont d’ores et déjà appliquées sans aucune concertation entre les parties.

L’intersyndicale apporte des précisions quant à la demande des salariés sur les augmentations générales de salaires.
•    2.90 % pour les employés
•    2.70 % pour les agents de maîtrise
•    2.30 % pour les cadres
•    Et 280 € de prime non perçue sur l’intéressement liée à la mise en place du projet d’entreprise qui a mobilisé l’ensemble du personnel depuis décembre 2011 jusqu’à ce jour.
Pour rappel, la négociation 2012 a duré neuf mois pour accoucher d’un 0,28 % alors que le coût de la vie était à 2,10%.
Le manque à gagner est évident au vu de ces données, cela justifie amplement nos revendications.
Les enveloppes distribuées dans chaque service sont disproportionnées par rapport aux effectifs. Les primes individuelles ne doivent en aucun cas être intégrées à la NAO car ne profitant pas à l’ensemble du personnel.
Au-delà de l’aspect financier, les revendications du personnel portent surtout sur le mal être et la souffrance au travail liés à la mise place du projet d’entreprise.

1.    Renforcement des inégalités et dévalorisation des postes de travail,
2.    Surcharge de travail et salaires sous évalués par rapport aux responsabilités,
3.    Management par la pression,
4.    Souffrance et non prise en compte de celle-ci dans l‘évaluation des risques professionnels,
5.    Favoritisme et embauche de complaisance,
6.    Pas de visibilité stratégique et insécurisation des salariés par rapport à un projet mené
7.    Pas de concertation sincère,
8.    Guerre entre les Directeurs

L’intersyndicale souhaiterait connaître à quoi correspond les 50 € mentionnés dans la note de la Direction.
L’intersyndicale précise qu’il n’existe pas de quatorzième mois au sein de la SHLMR, mais qu’il est alloué une prime de bilan à hauteur d’un mois de salaire aux salariés. Ce n’est que justice alors que les Directeurs percevaient une indemnité de direction correspondant à un mois de salaire en plus d’une prime d’intéressement dont on ne connaît pas le montant...
Suite aux propos de la Direction, nous sommes en droit de nous poser des questions.
La conjoncture défavorable revient comme un leitmotiv. L’est-elle pour tous ?
- part variable pour le Directeur Général,
- augmentation de salaire pour les Directeurs,
Apparemment non !!
Effectivement les résultats de la SHLMR sont en baisse, A QUI LA FAUTE ? Le projet d’entreprise, la délocalisation, la division, les nombreux séminaires coûteux n’ont pas permis de travailler dans de bonnes conditions afin d’éviter la dégradation des impayés. Ces têtes bien pensantes veulent refaire le monde et pensent avoir inventé l’eau chaude.
Où est notre Président depuis le début de la grève ? Projette-t-il déjà d’orner nos immeubles de ses nombreuses antennes ?
Notre Président de l’époque Pierre Lagourgue avait privilégié les embauches locales. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Une dictature a-t-elle été mise en place au sein de la SHLMR ? Y a-t-il volonté de couper nos racines et de briser la machine existante ?
Mais qui DIRIGE et DECIDE réellement à la SHLMR ?"
Mardi 18 Juin 2013 - 16:10
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1.Posté par darky le 18/06/2013 18:35
encore une belle preuve de "préférence régionale" que défendent nos syndicats pays !
syndex nommé à coup sûr !

n'y a t il donc pas d'expert comptable à la Réunion capable de diligenter ce type de mission..?
ou d'experts indépendants au frais du CE...?

ah c'est vrai, les compétences économiques du CE..mieux vaut payer des places de ciné et des bons de cadeaux pour les marmailles..Sacrés syndicats péi !

pour conclure, les SEM sont des nids à frère des bons réseaux.. pourquoi s'étonner de la réalité de certains comportements et arrangements que certains semblent découvrir aujourd'hui? il y a bien un contrat de travail oui ou non ?! il y a bien un conseil d'administration qui statue sur la composition et le montant de la rémunération, des administrateurs et un président.

pourquoi ne pas déballer leurs noms ? voilà les responsables ! là dedans, au final, JFM n'est que peu blâmable, sinon de croire en sa valeur de manière peut être exagérée, si jamais les chiffres avancés étaient fondés.

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