Faits-divers

SHLMR : En grève de la faim pour dénoncer son licenciement

Dominique Subranne, 61 ans et 32 ans d'ancienneté au sein de la SHMLR (Société anonyme d'habitations à loyer modéré de la Réunion), a été licencié le 23 mai dernier. Un licenciement qu'il qualifie "d'abusif" et "disproportionné" au regard des faits qui lui sont reprochés. Le point de départ de cette affaire, l'arrivée d'un nouveau chef d'agence de métropole qui aurait entrainé des dysfonctionnements au sein de l'agence SHLMR du Port où Dominique Subranne travaillait. Face à cette situation, il a décidé d'entrer en grève de la faim depuis ce matin.


SHLMR : En grève de la faim pour dénoncer son licenciement
"Comment je vais faire pour payer l'école de ma fille, son internat. J'ai été licencié pour faute grave et je me retrouve sans rien", explique Dominique Subranne devant la porte d'entrée du siège de la SHLMR de Saint-Denis. Installé sur un matelas gonflable, il vient tout juste de commencer sa grève de la faim. Les faits qui lui sont reprochés par la direction, et qui ont entrainé son licenciement, sont graves. "Violation de la vie privée, atteinte à la santé physique et morale de deux salariés, harcèlement moral", peut-on lire dans la lettre de licenciement de Dominique Subranne. Mais ce dernier se défend vigoureusement.

"C'est de l'acharnement. On a voulu signaler un dysfonctionnement au sein de l'agence SHLMR du Port depuis l'arrivée du nouveau chef d'agence", souligne-t-il. Un chef d'agence débarqué de "métropole en avril 2011" et qui aurait, dans un premier temps, harcelé Dominique Subranne. "Il était tout le temps en train de dire que je faisais mal mon travail. J'ai été arrêté pendant près de deux mois pour symptômes dépressifs", explique-t-il.

Le dialogue est rompu

Le salarié dénonce des dysfonctionnements et notamment l'existence de "passes-droits" dont bénéficierait un employé au mépris des autres salariés de l'agence SHLMR du Port. "On a voulu faire une intervention ciblée sur le droit social du travail", explique Rosaire Imus, représentant du personnel CGTR, mis à pied dans cette affaire mais pas licencié. "On a voulu démontrer un problème de favoritisme, notamment sur le respect des horaires", ajoute-t-il. En avril, les faits sont exposés à la direction de la SHLMR par Dominique Subranne et Rosaire Imus, qui s'appuyent sur une correspondance privée par mail. Mais la rencontre avec la direction va se retourner contre les deux agents du Port. Arguant de la divulgation d'une correspondance privée, la direction va licencier Dominique Subranne.

Aujourd'hui, le dialogue entre la direction et Dominique Subranne est rompu. Pour la première, il y a eu faute et donc sanction. Mais pour l'intersyndicale (CGTR/CFDT/FO), qui soutient le salarié, la décision est "disproportionnée".

"Certains salariés ont fait des fautes beaucoup plus graves et pour autant la direction n'en est pas venue à des sanctions extrêmes comme aujourd'hui", explique un représentant de l'intersyndicale. Quand à Dominique Subranne, qui devait partir à la retraite au mois de janvier 2013, ce dernier est déterminé à poursuivre sa grève de la faim tant que la direction n'aura pas changé d'avis.

La direction de la SHLMR a tenu à répondre à ces accusations: "La gravité des faits qui ont été commis et reconnus par Messieurs Subranne et Imus ont conduit la SHLMR à prendre les décisions qui s'imposent à l'employeur pour protéger tous les salariés de l'entreprise contre la violation de leur vie privée.

Suite à leur demande, la direction générale a reçu à chaque fois les trois délégués syndicaux FO, CGTR et CFDT. Les informations demandées ont été apportées en toute transparence dans le cadre du dialogue social de qualité qui prévaut au sein de l'entreprise"
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Mardi 29 Mai 2012 - 15:46
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1.Posté par noe le 29/05/2012 16:15
On fait le couillon et lorsque c'est la porte ...on fait "grêve de la faim" ...
Les patrons doivent être obéis , respectés ...
On doit aimer son travail .....

2.Posté par ndldlp le 29/05/2012 16:19
sacré JFM..trop pressé d'agir sans doute..

des nouvelles du RSKP sur la nomination de ce "nouveau chef d'agence"...?

3.Posté par William le 29/05/2012 16:29
J'aime bien le "Certains salariés ont fait des fautes beaucoup plus graves" ...

Allons jusqu'au bout !
Virez tous les canards boiteux !

4.Posté par ndldlp le 29/05/2012 18:25
3.
Vu le je men foutisme ambiant dans certaines entreprises locales, va y avoir du turn over!!

5.Posté par Syndiqué averti le 29/05/2012 20:52
Production de documents d'Entreprise, de plus si cela concernait d'autres salariés alors que celui qui produit ce ou ces documents n'ont pas compétence pour disposer de ces pièces s'apparente au vol de document et cela constitue une faute grave validant le licenciement. Ce monsieur , s'il n'est pas un salarié protégé aurait dù laisser cette démarche exclusivement au représentant du personnel (à ses risques et périls: il aurait eu la même sanction) . Quand on ne connait pas la loi monsieur, on ne sérige pas comme défenseur de la veuve et l'orphelin. Votre combat risque d'être rude; vous pouvez peut-être compter sur ce grand leader syndical brailleur qui est allé sauver dindar en exterminant les 1500 salariés arast, mais vous pourriez être désolé du résultat.

6.Posté par Bayard le 29/05/2012 21:38
Quand les salariés font les cons il faut qu'ils acceptent d'être virés. Les salariés ont de droits mais aussi des DEVOIRS, mot que les salariés aujourd'hui ne connaissent plus.
Ces syndicalistes qui défendent les indéfendables se rendent ils comptent que ce n'est pas cela l rôle d'un délégué syndical. Le délégué syndical ne doit pas défendre un salarié qui n'a pas respecté les règles et qui ne respecte pas ses collègues.
Qu'il fasse sa grève de la faim, et j'espère de Moser ne va pas baisser les bras, le salarié a fait le con, il doit assumer ses conneries et ne pas aller demander l'aide des syndicats qui n'ont pas à le soutenir. Quand on fait des conneries, on assume ses conneries.
Il doit être virer et doit laisser la place à des personnes qui veulent travailler honnêtement.
Vas y Jean François on est avec toi

7.Posté par Manglon le 29/05/2012 22:21
A quand le départ de MOSER et de ses dalons de la SHLMR?

8.Posté par William le 30/05/2012 07:34
A quand l'arrêt des abus de biens sociaux dans ces organismes ?
Je ne parle pas des dirigeants mais de tous ces petits coqs qui font des travaux à l'oeil à leur domicile et dans celui de leurs proches avec les matériaux et la main d'oeuvre des bailleurs sociaux...

9.Posté par ginita subranne le 30/05/2012 18:57
pou noe: je suis désolé mé c'est mon père et deuxièment tu ne c'est le pourkoi du comment de ce licenciment. C'est un cou monté contre mon père donc ne vien pa dire ke mon père à fé le couillon et kon doi respecté lé patron bin sa sa dépen dé patron parceke en tant ke salarié oui on doi respecté lé patron mé lé patron oci doiven respecté leur salarié, et ki te di ke ke mon pére naime pa son travay? noubli pa kil a 32ans de service dan cet entreprise. et j'aimerai te posé une kestion si dan le ca ou sa arive a té paren jaimerai savoir commen tu te sen é komen tu va réaagir?

10.Posté par ginita subranne le 30/05/2012 19:04
J'aimerai dire à toute les personne ki se dise konétre lé lois de fermé leur grande G... (et la je sui encor poli). Vous ne savé pa de koi vous parlé alor ne vené pa jugé parceke ce né pa votre role.

MERCI

11.Posté par ginita subranne le 30/05/2012 22:54
mi di toute de moune vien pa koser parceke mi cartonne zot moman oussa mi lé

12.Posté par ginita subranne le 30/05/2012 22:56
et surtou kan zot i écri un commentaire a kose zot i reste dan lanonima. vien kose devan aréte cachéte . Demoune pi demoune koué?

13.Posté par Le port sa meme le 31/05/2012 20:52 (depuis mobile)
Au port la rue ne pardonne pas, l'incarceration ne pardonne pas, au travail sa pardone pas. Ici c le porttttttttt

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