Mesdames et messieurs les candidat(e)s aux élections législatives,
Ces élections législatives vous offrent l’opportunité de devenir des acteurs essentiels de notre République démocratique pour défendre les intérêts de notre département. C’est en tant que tels que le SAIPER-PAS 974 vous interpelle par le biais de cette lettre.
Vous n’ignorez pas que depuis la départementalisation de notre île en 1946, tous les syndicats de l’éducation se sont battus année après année pour que les retards que connaissait notre académie par rapport à celles de la France continentale se réduisent et soient comblés. Il serait trop long de vous rappeler chacune des batailles légitimes menées pendant ces dernières décennies et les quelques avancées durement arrachées. Notre département a pu ainsi profiter d’un accroissement de ses infrastructures scolaires, ainsi que d’un rattrapage du taux d’encadrement dans l’éducation nationale.
Malheureusement, les vagues successives de suppressions de postes dans notre académie durant ces cinq dernières années nous renvoient à ces criantes inégalités territoriales du passé.
Il n’est pas superflu de vous rappeler que sur notre île un adulte sur 5 (21 %) se trouve en difficulté ― soit un taux d’illettrisme de plus de deux fois supérieur à celui de métropole (9 %).
Il n’est pas superflu aussi de vous rappeler que sur notre île, le taux de sortie sans qualification est deux fois plus élevé que la moyenne hexagonale (l’académie de La Réunion est à la deuxième place des taux de sortie les plus forts derrière la Guyane)
Il n’est pas non plus superflu de vous rappeler qu’un tiers de la population bénéficie d'un minimum social, que le taux de chômage s’élevait à 28,9 %, en 2010.
Pouvons-nous, alors, accepter cette amputation ― qui avait pour seule raison l’économie budgétaire ― et ne rien faire pour y remédier ?
Les économies réalisées à court terme ne risquent-elles pas de peser plus lourdement à long terme, lorsque cette jeunesse sacrifiée arrivera sur le marché du travail ?
À qui demandera-t-elle des comptes ? À nous. À vous.
Mesdames et messieurs les futur(e)s député(e)s, nous attendons de vous des réponses urgentes, justes et efficaces en ce qu’il s’agit de notre système éducatif. Le sort de notre île est fortement tributaire du taux de qualification et du niveau d’éducation de sa jeunesse. Dépouiller son École, c’est hypothéquer son avenir.
Parmi ces réponses attendues figurent en priorité la restitution de tous ces postes supprimés, l’abandon de cette politique du chiffre et de la paie au mérite, et le retour à une véritable formation des futur(e)s enseignant(e)s.
Pour le SAIPER-PAS 974
Le secrétaire général
Ces élections législatives vous offrent l’opportunité de devenir des acteurs essentiels de notre République démocratique pour défendre les intérêts de notre département. C’est en tant que tels que le SAIPER-PAS 974 vous interpelle par le biais de cette lettre.
Vous n’ignorez pas que depuis la départementalisation de notre île en 1946, tous les syndicats de l’éducation se sont battus année après année pour que les retards que connaissait notre académie par rapport à celles de la France continentale se réduisent et soient comblés. Il serait trop long de vous rappeler chacune des batailles légitimes menées pendant ces dernières décennies et les quelques avancées durement arrachées. Notre département a pu ainsi profiter d’un accroissement de ses infrastructures scolaires, ainsi que d’un rattrapage du taux d’encadrement dans l’éducation nationale.
Malheureusement, les vagues successives de suppressions de postes dans notre académie durant ces cinq dernières années nous renvoient à ces criantes inégalités territoriales du passé.
Il n’est pas superflu de vous rappeler que sur notre île un adulte sur 5 (21 %) se trouve en difficulté ― soit un taux d’illettrisme de plus de deux fois supérieur à celui de métropole (9 %).
Il n’est pas superflu aussi de vous rappeler que sur notre île, le taux de sortie sans qualification est deux fois plus élevé que la moyenne hexagonale (l’académie de La Réunion est à la deuxième place des taux de sortie les plus forts derrière la Guyane)
Il n’est pas non plus superflu de vous rappeler qu’un tiers de la population bénéficie d'un minimum social, que le taux de chômage s’élevait à 28,9 %, en 2010.
Pouvons-nous, alors, accepter cette amputation ― qui avait pour seule raison l’économie budgétaire ― et ne rien faire pour y remédier ?
Les économies réalisées à court terme ne risquent-elles pas de peser plus lourdement à long terme, lorsque cette jeunesse sacrifiée arrivera sur le marché du travail ?
À qui demandera-t-elle des comptes ? À nous. À vous.
Mesdames et messieurs les futur(e)s député(e)s, nous attendons de vous des réponses urgentes, justes et efficaces en ce qu’il s’agit de notre système éducatif. Le sort de notre île est fortement tributaire du taux de qualification et du niveau d’éducation de sa jeunesse. Dépouiller son École, c’est hypothéquer son avenir.
Parmi ces réponses attendues figurent en priorité la restitution de tous ces postes supprimés, l’abandon de cette politique du chiffre et de la paie au mérite, et le retour à une véritable formation des futur(e)s enseignant(e)s.
Pour le SAIPER-PAS 974
Le secrétaire général

















