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C'est ce que les marchés attendaient, ce que des politiciens (notamment le Premier ministre espagnol) réclamaient: la Banque Centrale Européenne s'apprêterait à intervenir pour soutenir les économies espagnoles et italiennes selon le Monde. Hier, Mario Draghi, président de la BCE, avait déjà glissé que si l'euro était menacé, l'institution financière serait "prête à tout pour sauver l'euro. Et croyez-moi, ce sera suffisant", affirmation que les marchés avaient interprêté comme signe d'une prochaine intervention monétaire, faisant aussitôt reculer les taux d'intérêts sur les dettes espagnoles et italiennes de 0,5 %.
On s'orienterait, selon le quotidien de référence, vers une intervention concertée de la BCE avec les Etats européens: le Fonds européen de stabilité financière commencerait par acheter les obligations des Etats visés par l'opération directement auprès d'eux à des taux qui leur seraient favorables. Dans le même temps, la BCE achèterait aux investisseurs qui en possèdent déjà la dette de ces Etats, contournant ainsi l'interdiction qui lui est faite par ses statuts de soutenir directement un Etat. Problème: l'Espagne serait réticente à un tel programme, craignant d'y perdre en souveraineté. Il serait dès lors question de lui offrir une flexibilité plus grande dans le programme de rigueur qui a été exigé d'elle par les bailleurs de fonds internationaux.
Vient ensuite la partie difficile: convaincre l'Allemagne et les pays nordiques, fidèles à l'orthodoxie financière, d'accorder au fonds de stabilité financière une licence bancaire. Si cela se faisait, le Fonds pourrait décupler sa capacité d'intervention en s'adressant directement à la BCE pour se financer. Difficile à faire accepter, même en temps de crise.
On s'orienterait, selon le quotidien de référence, vers une intervention concertée de la BCE avec les Etats européens: le Fonds européen de stabilité financière commencerait par acheter les obligations des Etats visés par l'opération directement auprès d'eux à des taux qui leur seraient favorables. Dans le même temps, la BCE achèterait aux investisseurs qui en possèdent déjà la dette de ces Etats, contournant ainsi l'interdiction qui lui est faite par ses statuts de soutenir directement un Etat. Problème: l'Espagne serait réticente à un tel programme, craignant d'y perdre en souveraineté. Il serait dès lors question de lui offrir une flexibilité plus grande dans le programme de rigueur qui a été exigé d'elle par les bailleurs de fonds internationaux.
Vient ensuite la partie difficile: convaincre l'Allemagne et les pays nordiques, fidèles à l'orthodoxie financière, d'accorder au fonds de stabilité financière une licence bancaire. Si cela se faisait, le Fonds pourrait décupler sa capacité d'intervention en s'adressant directement à la BCE pour se financer. Difficile à faire accepter, même en temps de crise.















