Société

Ruinés, des anciens éleveurs balancent sur le système Sicalait-Urcoopa

Aurélie Albert et Stéphane Hoarau étaient éleveurs laitiers. Ils ont quitté ce secteur d'activité avec le sentiment de s'être fait avoir par les instances de la filière. Endetté, le couple d'éleveurs "par passion" veut que les fautes soient partagées. Tout le long d'un témoignage édifiant, semé d'anecdotes troublantes sur les conditions de santé des animaux, ces éleveurs reconvertis dans la production de viande définissent la filière telle qu'ils l'ont vécue. De l'intérieur. N'ayant plus grand chose à perdre, ils exposent sans retenue les dix ans d'une activité très prenante, 7 jours sur 7, dont ils ressortent pourtant ruinés.


Aurélie Albert et Stéphane Hoarau ne veulent plus supporter l'intégralité de leur échec
Aurélie Albert et Stéphane Hoarau ne veulent plus supporter l'intégralité de leur échec
En quelle année avez-vous débuté à votre compte ?
En 2004, alors que j'achevais ma formation en métropole, on m'a rappelé pour me dire de venir récupérer et exploiter des terres non utilisées, en friche, appartenant à la Sicalait. Nous avons dû arrêter fin 2012.

Pourquoi avoir dû renoncer ?
C'est un système qu'il faut dénoncer. Chaque année, il faut remettre en place la culture au triticale (céréale fourragère). Et donc chaque année, il faut racheter des semences. Les seuls habilités à importer des semences de fourrage tempéré c'est la Sicalait.

Quel était le problème ?
Chaque année, alors que l'on commandait dix mois à l'avance, on était toujours livré en retard. Le record a été battu lors du semis de 2012 où les semences sont arrivées en juin, trop tard, en pleine sécheresse. Résultat : une production qui s'est élevée à 10% à peine de ce que nous avions prévu. Nous avons donc été obligé d'acheter du fourrage. Une année, on leur avait tellement mis la pression qu'ils avaient dû le faire venir par avion. En fait ils ne voulaient pas nous livrer. Autre exemple : on était au mois d'octobre et ils avaient osé nous dire qu'il n'y avait plus de semences de triticale en métropole. J'ai passé un coup de fil et j'en ai trouvé. mais c'est un produit que l'on ne peut pas importer nous-mêmes. La Sicalait est la seule à avoir l'agrément.

On avait tenté de créer une variété de maïs pour la Plaine des Cafres. On avait proposé au Cirad de leur mettre à disposition cinq hectares de terrain pour travailler sur une semence adaptée pour les hauts de La Réunion. Le Cirad finalement nous a dit non, ce n'est pas possible. On a cherché la petite bête. Le Cirad nous a redit non : il y a trop de lobbying derrière ça. Il nous a dit clairement que le groupe Urcoopa était derrière tout ça. Ils ne veulent pas que l'on fasse du fourrage hors circuit commercial.

Est-il envisageable de faire grandir vos bêtes que par du fourrage et du pâturage, n'y-a-t-il pas de rupture saisonnière ?
Oui c'est possible ! Le seul souci qui peut y avoir ce sont les oligo-éléments, les minéraux. Il faut toujours aussi un peu de céréales. Mais tout ça peut être produit à La Réunion. Ici à la Plaine des Cafres, on a fait de la betterave fourragère, le maïs pousse, le blé, l'orge, seuls les oligo-éléments sont à importer car on a un sol volcanique. Le sol est très pauvre en certains minéraux comme le sélénium, le calcium, donc il faut l'apporter artificiellement aux animaux. Mais les oligo-éléments, ça reste une part infime de l'alimentation animale. En termes de coût, c'est 150 euros à l'année.

Vous faites aussi remonter un problème de sélection des vaches importées à La Réunion ?
Les prim'holstein ne sont pas adaptées pour ici. Prendre une race de métropole, l'emmener ici alors qu'il n'y a pas de vrai hiver, que le fourrage n'est pas du tout pareil, c'était une mauvaise idée. La prim'holstein c'est une Ferrari mais si on ne sait pas conduire une Ferrari, il vaut mieux rester avec une 2CV.

Vous dites que les vaches importées par la Sicalait ne correspondent pas au climat local ?
Oui, c'est une race qui n'est pas adaptée pour ici. Personnellement on a fait avec un peu toutes les races : des brunes, des montbéliardes, des prim'holstein et des croisées. Et finalement celles qui sortaient du lot c'était les croisées, les brunes et les montbéliardes. Ces dernières présentent quelques soucis mais disons qu'elles sont plus rustiques. Les holstein ont été sélectionnées pendant des années pour leur productivité dans des bâtiments avec logement, donc c'est sûr que quand on les laisse ici sous la pluie....

Pourquoi ne pas utiliser le même confort pour cette espèce ici ?
Le bâtiment proposé par la Sicalait n'est pas adapté aux prim'holstein car dans le bâtiment type que la Sicalait nous propose quand on commence, il n'y a pas de logement pour la vache. Et pas de logement, c'est mission impossible pour tirer le meilleur de la holstein. Le bâtiment type de la filière c'est : air d'alimentation, couloir de raclage et une partie de la salle de traite. Mais pour avoir traversé des cyclones, on en a tiré la conclusion qu'une salle de traite ne servait à rien si les vaches n'étaient pas bien logées.

Quelles en sont les conséquences ?
Elles font moins de lait.

Avez-vous appris de ces négligences ?
Derrière le couloir de raclage, on a créé une zone de paillage de 10 mètres sur 30 avec de la paille de canne. Lors des saisons cycloniques , là où chez tous les éleveurs le lait chutait, chez nous ça augmentait, parce que les vaches étaient logées. Elles produisaient énormément de lait avec très peu de concentré.

Pourquoi cette méthode n'a pas été généralisée ?
Dans les premières années d'installation, la Sicalait privilégie une salle de traite et le nombre de places mais pas de logement, d'où tous les problèmes qui s'en suivent.

Quel type de problème ?
On voit qu'à La Réunion, les vaches laitières ne font pas une longue carrière alors que ça coûte cher d'élever une génisse. Il faut trois veaux pour rentabiliser une vache. Après seulement on peut gagner de l'argent. Après il y aussi un point problématique, je veux parler des cellules. S'il y a trop de cellules, c'est vraiment embêtant pour bien faire fermenter un fromage de qualité. Il y a un seuil à ne pas dépasser pour que le lait soit accepté en production.

De quoi s'agit-il ?
Les cellules, c'est ce que la vache produit quand elle a une infection. Elle va donc produire des globules blancs. Le problème, du coup, est que plus on a de vielles vaches, plus le taux de cellules va augmenter. On se retrouve donc obligés de réformer des vaches à cause de ça.

Vous avez travaillé à vos débuts à la Sicalait, M. Hoarau ?
En 2003 moin la travaillé à la Sicalait et moin la vu de quoi lé capable la Sicalait, la DAF et les services vétérinaires complices !

Il y a cette histoire ou cette rumeur persistante d'abattage de masse lors d'une importation de vaches par bateau en 2003…
Il y a eu des animaux jetés par dessus bord déjà, au large. Arrivé au Port, les vétérinaires ont vu qu'il y avait des problèmes. Malgré ça, ils ont laissé débarquer les animaux et ils ont commencé à les livrer dans les élevages. Quand ils se sont aperçus que c'était vraiment trop grave, ils ont récupéré certains animaux et pour les laitières ils les ont parquées à la ferme du 27e. Moin la travaillé là-haut un mois et demi et là moin la vu vraiment de quoi zot lé capable... Zot la fé un plan d'alimentation exprès pour les génisses importées. Les génisses étaient paillées tous les jours, alors qu'arrivées dans les élevages ça n'aurait pas du tout été le cas. Les génisses étaient à l'intérieur, nourries avec du foin matin, midi et soir. Zot la dit carrément avec nous que zot objectif  c'était de faire engraisser les animaux ! Alors qu'on ne parle pas d'engraisser des animaux destinés à produire du lait. On engraisse les animaux destinés à l'abattoir.

Dans quel but et quel intérêt ?
Zot objectif c'était de livrer les animaux le plus vite possible. Plus vite les animaux i rentré chez les éleveurs, plus vite l'éleveur i pay à zot.

La Sicalait avait l'obligation d'importer pour diversifier la génétique, non ?
L'idée de faire venir par bateau était très bien. Le fait de mélanger les génisses laitières et les génisses d'élevage viande, ça pose pas de problème mais il y avait dans ce lot d'animaux destinés à la boucherie un cahier des charges sanitaire qui n'a pas été respecté. La déclaration de l'IBR n'était pas obligatoire. Les douanes ont récupéré des médicaments, ils ont fermé les yeux. La DSV est passée plusieurs fois à l'atelier génisse de la Sicalait et le technicien Sicalait disait au responsable de la DSV qu'il n'y avait pas de souci, que les vaches allaient être livrées. Pourtant on faisait la traite là-haut et il y avait plus de 2 millions de cellules ou encore des mammites que j'avais jamais vues.

De quoi s'agit-il ?
Ce sont des infections de la mamelle. Des mammites qui pourrissaient tout le quartier de la vache. Il y a eu énormément d'animaux qui ont été réformés à cause de ça. Et je voyais bien que c'était pas une maladie aussi bénigne qu'ils voulaient faire croire.

A quel poste étiez-vous à la Sicalait ?
On avait déjà commencé nos vaches avec madame et moi pendant ce temps-là, la journée, je faisais la traite là haut (à la Sica) matin et soir. Navé deux créoles, deux métropolitains : des salaires différents (rires). Aujourd'hui le créole qui travaillait là-haut lé technicien filière. Il a fermé les yeux sur ce qui se passait. Moi je ne pouvais pas rester là. Moin avé les deux casquettes. Mi travaillait à l'atelier génisse de la Sicalait mais moin avé aussi la casquette d'éleveur. Et ça, ça toujours été une passion pour moi. Mi pouvait pas travailler à l'atelier génisse en sachant que les animaux i partait être livrés dans les élevages, c'était quelque part être complice que de livrer des animaux dangereux pour les éleveurs. Finalement, moi la pas pu tenir, moin la démissionné.

Pourquoi en être arrivé à ce stade d'écoeurement ?
Je ne pouvais plus travailler comme ça. Tous les jours c'était deux sachets de médicaments qui arrivaient. C'était un lait hors norme qui partait pour la consommation. Des animaux réformés qui ne donnent plus envie de manger de viande. Les animaux i pouvait à peine marcher. Ils étaient traînés, emmenés dans les camions puis amenés à l'abattoir. Mi pouvait pas continuer.

Ça a changé votre perception de la filière alors que vous débutiez à peine ?
C'est là vraiment que je me suis aperçu que la filière, de toute façon, lé encouragé par le système et par les services de l'Etat. Je me suis rendu compte que les intérêts financiers priment sur tout. Un éleveur ne pourra jamais rien faire contre ça. Mais malgré ça, la passion a pris le dessus et moin la continué à faire des animaux, à vouloir mettre mon projet en place.

Il faut quand même dire que l'atelier génisse, ça été créé et c'était très bien parce que la filière partait de zéro. Chez les éleveurs, chacun avait une vache à la corde et traitait à la main. Il fallait cet atelier pour démarrer correctement la filière. Mais le problème de l'atelier génisse c'est qu'il ramasse tous les veaux de tous les élevages, il les élève ensemble pour les redispatcher dans tous les élevages, ce qui donne un bouillon de maladies, toutes les maladies sont redistribuées partout. Moi je pense que l'atelier génisse est arrivé à son terme.

Avoir de bonnes génisses, sans maladie, semble être un point d'étape fondamental ?
Mon maître de stage en métropole m'avait toujours dit : "une bonne vache ça commence par une bonne génisse". Les problèmes, hormis les maladies, c'est que la Sicalait importait des animaux adultes. On les transportait donc vers un milieu bactérien différent, un climat différent, du coup elles produisaient très peu.

Pourquoi est-ce plus avantageux pour la Sica de faire venir des vaches âgées ?
Parce qu'ils voulaient des animaux prêts à produire. Le problème ici c'est le coût de l'élevage des génisses. Il faut acheter beaucoup de nourriture concentrée.

Elever une génisse réclame combien de mois ?
Une génisse va commencer à produire à 22, 23 mois d'élevage, dans le meilleur des cas.

Combien de vaches avez-vous acheté de la Sicalait ?
On a acheté deux lots. Ensuite on a acheté tous les autres chez des éleveurs. Aujourd'hui les dernières qu'il nous reste provenaient des éleveurs parce que les lots Sicalait ont été formés pour nous par monsieur (…). On peut dire qu'il les a bien sélectionnées (rires). Il a pris celles qui avaient les plus mauvaises origines. Toutes des génisses issues de mères aux résultats laitiers particulièrement médiocres. Il y en avait une qui avait la mamelle qui trainait par terre avant vêlage, bourrée de cellules. Une autre qui, à la fin de sa deuxième lactation, ne produisait quasiment pas de lait. En moyenne 3.500 kg sur une lactation c'est ridicule, c'est la moitié  de ce qu'elle devrait produire. Et tout le lot a été choisi dès le début pour nous faire plonger.

Combien de vaches aviez-vous en toute fin de votre activité en 2012 ?
On en avait 35.

Et ça vous rapportait presque rien c'est ça ?
En 2012, on a même été déficitaire. Pour manger et pour vivre on a dû compter sur l'aide familiale.

Est-ce que vous vous êtes reconvertis depuis ?
On s'est reconverti en vache viande hors filière.

Pourquoi hors filière ?
Les vaches laitières de réforme à la Sicalait i paye 2,73 euros le kg de carcasse. 450 ou 500 euros de vache réformée, c'est impensable ! On ne peut pas gagner sa vie à ce prix-là. Et personnellement nous avons opté pour la vente en direct, notamment vers les particuliers. Et je ne suis plus du tout dans le modèle intensif. Il faut quand même produire une certaine quantité mais pas n'importe comment.

Comment se porte la filière selon vous ?
Quand on a commencé il y a dix ans il y avait plus de 150 éleveurs laitiers et là il y en a 73. Ça diminue tout le temps. Je me souviens avoir discuté avec un dirigeant de la Sicalait en 2012 qui m'assurait que le chiffre de 90 éleveurs allait se stabiliser. Ça ne s'est pas stabilisé du tout. Nous, quand on leur a dit qu'on arrêtait, ils n'ont pas essayé de nous demander pourquoi. Ou nous dire : il faut essayer de continuer, on va vous aider. En fait, si on voulait continuer à produire, il fallait réinvestir dans un bâtiment génisse et augmenter le nombre de têtes. Je n'allais pas réinvestir 300.000 euros pour espérer un retour sur investissements au bout de 15 ans ! Là je me suis dit : j'arrête les vaches laitières.

L'éleveur laitier s'est reconverti en vaches viande
L'éleveur laitier s'est reconverti en vaches viande
Quel est votre regard sur le modèle de la coopérative ?
Le système coopérative, il est très bien. Mais le fait de mettre un conseil d'administration qui ne se tient pas au courant des problèmes que rencontrent les uns et les autres, ça ne va pas du tout. On n'est pas dans un conseil d'administration pour les voyages ou pour avoir des indemnités. Ils sont une petite poignée. Ils s'entraident et y'a jamais de souci. Quand il y a un problème qui apparaît, la solution est trouvée immédiatement mais entre eux. Ils trouvent entre eux les solutions pour leurs problèmes. Par exemple l'année dernière il y a eu un problème sanitaire chez un éleveur : une cinquantaine de vaches sont mortes à Notre Dame de la Paix. Cet éleveur là est stagiaire administrateur, il a son beau-père qui est administrateur dans la filière, eh bien pour lui ils ont vite fait de trouver la solution. Tout le monde a mis la main à la poche. Il a perdu pour 100.000 euros de boeufs et il a récupéré 200.000 euros.

Vous accusez la Sicalait d'aider selon les personnes ?
De source sûre, la Sicalait a versé à cet éleveur 48.000 euros. Je ne demande pas à avoir la même chose mais on a cotisé à l'interprofession. Je ne vois pas pourquoi aujourd'hui, quand on a besoin d'un coup de main, l'interprofession ne nous aide pas. Il y a d'autres choses étonnantes à la Sicalait comme les résolutions qui ont été votées en 2013 par le conseil d'administration. Le conseil d'administration s'est octroyé 50.000 euros des bénéfices. Je trouve ça aberrant. Lors du vote de cette résolution, j'ai été le seul à voter contre. Toute le monde est resté assis et a trouvé ça normal. Sans compter les voyages du CA en Europe de l'Est, en Espagne, au Canada, au Brésil. Quant à la Cilam, elle fait des millions de bénéfices alors que les éleveurs en ont besoin. La Cilam et la Sicalait ne sont que des structures de captation de subventions. La DAF et l'Etat lé complice. Patrick Hoarau, l'actuel président de la Sicalait, il était dans une situation pire que la nôtre avant. Il devait plus de 60.000 euros. Il n'avait même plus de gasoil pour mettre dans son tracteur. Il n'a plus de problème depuis qu'il est président de la Sicalait.

Quand vous avez commencé, qui était président de la Sicalait ?
M. Frantz Sanassama. On lui reprochait de ne pas savoir parler, qu'on pouvait lui faire signer n'importe quoi mais c'était quelqu'un à l'écoute. Peut-être qu'au niveau national, il avait du mal à représenter la Sicalait mais au moins au niveau local il s'impliquait. Beaucoup d'éleveurs pourront dire la même chose. Maintenant à l'Urccopa et à la Sicalait, ils ne sont plus éleveurs. Patrick n'est plus éleveur, Patrick est dans le conseil d'administration de l'Urcoopa, de la Cilam, directeur d'une société d'import (en jardinerie, ndlr).

Revenons sur cette cinquantaine d'animaux morts dans cet élevage. Vous dites que la raison de cette surmortalité est différente de ce qui avait été annoncé en octobre 2013 ?
Ils ont dit que c'était le botulisme. Je n'y crois pas. Les rats, les cailles, les tangues ou les souris il y en a toujours eu quand on ramasse le fourrage et il ne s'est jamais rien passé ! C'est mon avis personnel, mais du fait de la grève à la Cilam l'année dernière, il y a eu du lait de jeté. Ce lait a été jeté dans la fosse à lisier. C'est devenu un nid à bactéries. Et ce lisier a été épandu sur les parcelles. Il a fait de l'ensilage très peu de temps après. Mais bon, ça personne ne le dit…

Vous n'en voulez pas qu'à la Sicalait. D'autres autorités n'ont pas fait leur boulot selon vous...
J'avais demandé une réunion avec les différents partenaires en fin d'année dernière, pour expliquer notre situation. Le maire du Tampon est venu mais la DAAF (Direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) et le Conseil général ne sont pas venus. Lors d'une autre réunion, la DAAF et le Conseil général sont venus, mais pas la mairie. Deux bouts de réunion pour une réunion ! Lors de notre reconversion, on avait monté un projet d'installation de panneaux photovoltaïque sur nos bâtiments. C'était une grande surface inutilisée, on s'est dit pourquoi pas. Et la mairie nous a refusé notre permis de construire.  

C'était sous quelle mandature ?
Monsieur Paulet. On n'a jamais reçu de réponse des services techniques jusqu'à ce que le prix de rachat de l'électricité chute et nous avons abandonné cette idée de panneaux. Cela devait nous permettre de nous en sortir le temps d'arrêter les vaches laitières et de commencer à produire les vaches viande. Mais ce que mi demande aujourd'hui c'est que chacun i assume ses responsabilités. Moi mi assume suffisamment lé miennes, lé assez dur pour moi, pour ma famille. Nou la perdu énormément d'argent et de sueur. Nous la mis tout ce que nous pouvait mettre dans notre outil de travail. Moin avé un terrain constructible, moin la vendu pour acheter un tracteur…Mi demande que chaque instance que la mi a nou des bâtons dans les roues, d'assumer leur responsabilité. Aujourd'hui moin a une dette d'environ 13.000 euros. Une dette d'Urcoopa et de la Safer. Et ces deux dettes là mi refuse de payer. Moin na point non plus pour payer. Mi peut pas continuer à payer encore alors que moin la subi les erreurs des autres. Mi veut que la Sicalait i met' un montant sur les pertes que moin la eu en 2012 sur les pertes de fourrage. Autre exemple où on nous a fait perdre de l'argent : il y a ce prêt où la banque s'est obstinée à suivre les conseils du technicien de la Sicalait, Monsieur Q.(...) plutôt que le nôtre alors qu'on était sûr qu'il fallait chiffrer le montant de l'intervention pour un terrassement. Le technicien nous a mis dans l'erreur et du coup on a dû faire un prêt complémentaire qui nous a coûté au final 15.000 euros d'intérêts.

Vous vivez de quoi ?
On a lancé un dossier Agridiff* en fin d'année 2013. Jusqu'à maintenant on en a pas le rendu et on a une dérogation pour le RSA bien que l'on ne veuille pas être un poids pour la société. Mais le Conseil général, lors de sa dernière réunion avec la DAAF, a bien précisé qu'il n'y aurait plus de dérogation RSA tant qu'il n'obtenait pas de dossier Agridiff. Et pour ce dossier Agridiff*, le technicien i veut que mi mette a moin en cessation de paiement ou d'accepter de payer l'Urcoopa, la Safer, la Sicalait. Il me demande de laisser le passé où il est et d'avancer. Je suis d'accord mais à ces organismes aussi d'en faire de même. S'il n'y avait pas mon marmaille, j'aurais déjà fait une connerie.

Quel bilan faites-vous de vos huit années d'activité. Il y a quand même eu de bonnes années en termes financiers ?
On se rend compte qu'on était exploités. C'est vrai qu'on a une paye de lait qui est énorme, des fois de 15, 20.000 euros mais 3/4 de la paye partait à l'Urcoopa ou à la Sicalait car il n'y avait qu'eux qui vendaient les produits de désinfection, les manchons de machine à traire, etc… Plus les frais de vétérinaire, l'eau, l'électricité. Au final on se retrouvait avec rien. On travaillait 7 jours sur 7 de 4h du matin à 20h pour rien. On veut bien avoir tous les défauts du monde, admettre que l'on a fait des erreurs par le passé, on veut bien rentrer dans les rangs et ne plus passer pour des révolutionnaires, des grandes gueules, mais on demande que chaque organisme assume ses responsabilités. Aujourd'hui, notre seule obligation est de nourrir nos animaux et faire vivre notre famille et ce, au risque d'être en défaut avec la loi.

*Le dispositif Agridiff s’adresse aux exploitants agricoles qui rencontrent des difficultés structurelles liées notamment à leur endettement et qui sont dans l’incapacité d’assurer leur redressement avec leurs propres ressources.

La résolution N°11 qui prête à polémique entre administrateurs et simples adhérents Sicalait
La résolution N°11 qui prête à polémique entre administrateurs et simples adhérents Sicalait
------

Patrick Hoarau, président de la Sicalait depuis 8 ans, répond.

Patrick Hoarau, "plus chef d'entreprise qu'éleveur" ? :

Quoi penser d'un tissu de mensonges…Je ne veux pas polémiquer. Tout d'abord, je n'ai pas de société d'import mais je gagne ma vie en tant qu'éleveur. Il faut savoir que la Sicalait, qui est une coopérative, possède des filiales. Et à ce titre, en tant que président de la Sicalait, je deviens mandataire social de toutes les filiales. Ce n'est pas la personne physique qui détient le poste dans ces filiales mais la personne morale. Il faut aussi savoir que mon poste est remis en cause tous les ans.

Un ancien technicien Sicalait de très mauvais conseil :
Aujourd'hui, le métier d'éleveur, ce n'est pas un métier sans risque. On investit. On doit être très technique, très précis. C'est comme dans d'autres secteurs. Il y a des objectifs de filière et les techniciens sont là pour accompagner les éleveurs. S'ils savent mieux faire, qu'ils le montrent. D'ailleurs, il n'y a pas de lobbying. Il y a des éleveurs qui font du maïs aujourd'hui. Personne ne les en empêche.

Patrick Hoarau, président d'une institution aux 50 années, la Sicalait
Patrick Hoarau, président d'une institution aux 50 années, la Sicalait
Un lot de génisses malades importées il y a dix ans :
Il y a eu une attaque de maladie il y a quelques années. Oui, il y a eu une importation malheureuse en 2003. Mais la Sicalait est intervenue. On a lancé un programme de vaccination. Il faut savoir qu'avant ce programme, la séroprévalence de l'IBR (Rhinotrachéïte Infectieuse Bovine, ndlr) chez les bêtes ayant été au contact de la maladie était de 14%. Aujourd'hui, cette prévalence n'est que de 2%. La Sica a pris ses responsabilités.  

La transparence :
A les entendre, tout le monde est mauvais mais parfois il faut se remettre en cause. Des éleveurs qui trouvent toujours des prétextes, qui en veulent à la DAAF, le Cirad, etc. qui disent que tout le monde est de connivence, mais ils ne se remettent pas, eux, en cause. Vous pensez sérieusement que l'administration aurait pu laisser passer si des choses n'allaient pas. Il faut que l'éleveur assume le résultat de ses décisions. On lui donne des outils pour réussir et c'est à l'éleveur de prendre dans les tiroirs ce qu'il veut.

Voyages qui ne s'imposaient pas, dans des pays à la filière lait moins développée qu'en France :
Je veux jouer la franchise. Il y a un voyage de chaque filière au ministère et à Bruxelles en début d'année pour expliquer les objectifs de la filière. Et un voyage en fin d'année pour rendre compte du bilan. Il y a un voyage de conseil tous les trois ans qui se fait avec tous les administrateurs de métropole. Ça a pu se faire en Espagne ou ailleurs mais ce ne sont pas des voyages d'agrément. On se lève à 6h pour finir à 20h. On visite des exploitations pour comparer et apprendre. Ça se passe sur trois jours et on rentre.

Résolution votée en 2013 attribuant 45.000 euros au conseil d'administration :
Il est normal qu'il y ait des indemnités compensatrices à la hauteur du temps passé aux réunions de travail et durant lesquelles je fais appel à un employé sur mon exploitation. Concernant cette somme, il s'agit d'une enveloppe qui est prise en conséquence des jetons de présence des administrateurs. Quand un administrateur vient à une réunion de bureau, il doit faire appel à de l'aide sur son exploitation. En moyenne, il y a trois réunions de travail par mois. 100 euros, c'est le montant d'une journée de remplacement. Comptez 13 administrateurs,  environ 50 réunions par an, multipliez par 100 et faites le calcul. Nous tenons un cahier de registre à chaque réunion. Si un administrateur ne vient pas, il n'est pas indemnisé.

Des éleveurs aidés à la tête :
On a aidé deux éleveurs qui, je le dis, ne sont pas des administrateurs stagiaires. J'ai même envie de dire qu'avant d'aider des administrateurs, on y réfléchit à deux fois. En tant qu'administrateur - un peu comme le cordonnier qui est le plus mal chaussé - on a beaucoup moins de faveurs de la part de l'expert-comptable qui certifie chaque année les comptes. En général, on est encore plus regardé, contrôlé que les adhérents Sicalait lambda. Un éleveur qui a un coup dur, c'est normal qu'on l'aide. Et ce n'est pas que la Sicalait qui aide. Les partenaires tels que les collectivités, les transformateurs, distributeurs, interviennent aussi. L'un a eu pour 200.000 euros. L'autre éleveur pour environ 100.000 euros.

Votre présidence à la Sicalait a réglé vos propres difficultés :
Ça fait 8 ans que je suis président. Je n'ai rien à gagner en tant que président de la Sicalait. Au contraire, je pense que j'aurais moins de souci en arrêtant. C'est difficile pour tout le monde, même pour moi, je ne le cache pas. C'est comme dans toutes les entreprises.

L'état de la filière :
Un agriculteur aujourd'hui c'est un chef d'entreprise. Il y a un débouché assuré, un prix garanti. Ce prix, il est ce qu'il est. A la Sicalait, on serait les premiers à vouloir augmenter le prix du lait mais il faut ensuite penser à ce que le consommateur est prêt à payer aussi. Il y a un surcoût local qui est compensé. En 2008, lors de la flambée des matières premières, on a mis en place plein de dispositifs pour amortir les répercussions. Le prix payé aux producteurs en métropole est de 390 euros les 1.000 litres. Et c'est un prix fluctuant toutes les semaines. A La Réunion, c'est 650 euros et ça ne fluctue pas !

Que proposer à ces éleveurs en difficultés ?
M. Stéphane Hoarau est toujours adhérent Sicalait. Il a des parts sociales. S'il nous en fait la demande, et dans ce cas extrême, on peut lui proposer de faire le remboursement intégral de ses parts dans les deux ans.
Vendredi 12 Septembre 2014 - 10:58
ludovic.grondin@zinfos974.com
Lu 7634 fois




1.Posté par Caton2 le 12/09/2014 14:59
Monsieur Grondin, vous avez fait un excellent travail de collecte d'information. Mais... lorsqu'on a lu votre article - extrêmement long - on n'a pas compris grand chose dans la mesure ou le discours de l'un annule celui de l'autre. Alors, le lecteur va suivre ses mauvaises habitudes. Celui qui pense: "tous pourris" sera pour l'éleveur, et celui qui pense tous assistés sera pour l'administrateur... Dommage car vous avez livré une somme d'informations qui m'a convaincu qu'il faudrait mettre son nez dans ce système. Tant qu'a faire, vous pourriez prolonger cette communication - car c'est une communication, pas un article - par un véritable travail d'investigation. Où est la vérité? On aimerait bien le savoir...

2.Posté par noe le 12/09/2014 15:04
Les agriculteurs travaillent 7 jours sur 7 , un métier qu'ils aiment bien !
Comment leur venir en aide ? seulement en achetant local ...

3.Posté par Arkham le 12/09/2014 15:38
Vue que cela fait plusieurs années que je boycotte ces produits locaux (pas pour les même raisons que lui), cela ne changera pas mes habitudes.
Cet homme me rassure dans mon comportement :)

4.Posté par ecolo bobo pasteque le 12/09/2014 16:16
on mange trop de viande et à la reunion championne des maladie cardio vasculaire;

La viande est fabriquée avec des ogm qui pollue l'argentine. Les porcs nourris aux ogm sont victimes d'une epidemie qui touche deja le Danemark. Quand viendra le tour de la reunion, le contribuable devra lui aussi mettre la main à la poche pour indemniser l'urcoopa qui ruisselle de benefices et envoie les eleveurs totocher les grevistes à la sicalait.

5.Posté par non le 12/09/2014 17:55
manger local !! OUI, mais avec un prix moins cher que celui de métropôle !

6.Posté par Mwa la pa di le 12/09/2014 17:58
Y a t il un lien avec la présidence d'une banque locale ?

7.Posté par hypolite le 12/09/2014 18:56
Témoignage qui ne confirme malheureusement qu une chose à mes yeux: la connivence des services de l'Etat avec des "vilains",
Autour de nous beaucoup de "dysfonctionnements" que nous mettons régulièrement sur le dos de : fonctionnaires pas assez nombreux, services débordés ...etc.
Malheureusement ce témoignage s'ajoute à beaucoup d'autres dans d'autres domaines (santé, urbanisme....) et nous ne pouvons que constater que nos représentants de l'Etat peuvent aussi passer du "côté obscur de la Force"....
Quand on voit la probité et le sérieux des politiques qui nous gouvernent on ne peux pas s'étonner que les services de l'Etat puissent "faillir" et se laisser un peu aller à des " compromis" et des "faiblesses" en faveur de certains , détenteurs du pouvoir économique notamment dans l'île.
Personne n'est parfait.

8.Posté par babar run le 12/09/2014 19:41
ben oui ......on se regroupe....on monte une coop......on embauche un directeur a prix d'or qui a tout pouvoir....il embauche des dalons a prix d'or, ses maitresses a prix d'or , sa famille a prix d'or.....

apres on gueule parce que la coop fait pas son boulot.......voir même est tellement grosse qu'elle nous avale....et nous oblige a vendre a perte......

a trop vouloir gagner sans se tirer les cheveux on perd tout !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

9.Posté par KLOD le 12/09/2014 20:18
triste système .................

10.Posté par ZORO le 12/09/2014 23:55
ENCORE un éleveur qui subit ses pratique (le president de la sicalait dans une lettre avec d'autre sindicat la dit que la réunion ces une poubelle sanitaire, avnt 2004 lu la dit est lu les président de la sicalait maintenat)

11.Posté par HOARAU le 12/09/2014 23:56
En réponse a MR LE Président,

concernant vos revenus, vous avez un terrain de 12 hectares pour vous délocalisez parce que votre bâtiment n'est plus aux normes mais ce terrain est exploité par d'autres agriculteurs, il y a eu deux passages de bull et dix ans après, je constate 8 hectares de friches.
Vous dites que vous avez rien a gagner en tant que président de la Sica lait alors que vous percevez une indemnité de 2000 euros ( sans compter les autres postes que vous occupez ).
Concernant la société d'import, c'est vous même qui l'avait annoncé lors de l'assemblée générale de 2012.
Concernant le technicien, pourquoi la Sica lait l'a remercié ?! Technicien URCOOPA délégué a la Sica lait...
Concernant l'importation, plus de 10 ans après il y a toujours un embargo sur l'importation des bovins ?!
Concernant la transparence, je ne vous ai pas attendu pour me remettre en question car c'est nous qui sommes dans la galère et pas vous ! Et oui les instances sont de connivences, je vous apporterais la preuve ultérieurement et voir même devant le tribunal si on m'y oblige...
Concernant les voyages, peut être la publication d'une photo d'un administrateur avec une prostituée est une preuve suffisante pour montrer comment vous gérez l'argent mais je suis d'accord avec vous, je ne veux pas polémiquer...
Concernant les éleveurs aidés, je n'ai pas eu connaissances qu'il y en a eu deux, vous me l'apprenez, l'éleveur dont je parlais n'était peut être stagiaire administrateur mais son beau père est administrateur...
Concernant la présidence de la Sica lait, vous dites que vous êtes éleveur mais vous gérez une entreprise hors qu'il est bien de rappeler que la Sica lait est une Société d’Intérêt Collectif Agricole...
Concernant les parts sociales, je ne demanderais pas le remboursement de mes parts sociales afin de rester adhérent et d'avoir le droit de vote ( si je reçois l'invitation lors de l'assemblée et pas comme cette année ) par contre je demande a la FRCA ( interprofession ) le remboursement de mes cotisations interprofessionnelles durant les 10 ans que j'ai produit du lait.
Pour conclure, il y a une hécatombe d'éleveurs depuis 10 ans et c'est toujours l'éleveur qui doit se remettre en cause. Consommé local oui, consommé du lait reconstitué ce n'est pas la peine autant prendre mon bac NIDO et l'eau qui coule de mon robinet pour faire mon mélange...
De toute façon au point ou j'en suis, je ne courberais pas le dos,s'il faut aller en justice j'irais, et " au pire la geôle lé pa fé pou le chien et sa ki veut gagne mon terrain gratuit essuie zot nez "
A bientôt avec un tas de fumier !

HOARAU Stephane

12.Posté par Agroéco le 13/09/2014 07:34
Je souhaite rentrer en contact avec l’éleveur, pour lui acheter une partie de la production. 06 92 49 30 56

13.Posté par môvélang le 13/09/2014 09:07
""" 2.Posté par noe le 12/09/2014 15:04 |
Les agriculteurs travaillent 7 jours sur 7 , un métier qu'ils aiment bien !
Comment leur venir en aide ? seulement en achetant local ... """
oui, mais en achetant local, on engraisse les gros, les petits éleveurs trimeront toujours, il faudrait qu'il y ait un circuit artisanal soutenu par des professionnels responsables et les consommateurs

14.Posté par KLD le 13/09/2014 14:11
movelang l'a bien causé !!

15.Posté par KLD le 13/09/2014 19:53
En tout cas , et j'y crois , ils se sont placé sous la protection de 'l'amour de l'humanité" et c'est bien .

16.Posté par Zoé le 13/09/2014 21:04
Les semenciers sèment la peste...(y a rien qu'à voir comment Mosento est une Sal..pe de première classe).
Il existe au miracle (mais bien protégé des semences d'anciennes variété (vielles) qui restent accessible sans le cout des brevets (ce que les semenciers essayent à tout prix de couler). Je crois qu'il s'agit de la banque mondiale des semences. Comme tout organisme de conservation il faut en faire partis et dédier une partie (très mince) de sa production au fond de conservation de cette espèce. (Je ne suis pas entièrement certain de son fonctionnement). Le tout est de duper ces semenciers qui veulent asservir le monde au niveau alimentaire, ce qui très grave.
A mon sens on devrait pouvoir leur dire que sur les anciennes espèces céréalières (semences stables) on les emmerdes royalement...Messieurs les agriculteurs, battez-vous, vous avez entièrement raison..et toute la société en générale puisque derrière ça, nous consommateur payons le prix de cette hérésie alimentaire.

17.Posté par KLD le 13/09/2014 21:34
Bravo Zoé , monsento et les vampires mondiaux.............................................,,,,,,,,,,,,,,,,

18.Posté par M.A.L.P.L le 01/01/2015 11:24
deja pour commencer demandons une prime comme les salarier zot nana le salaire;les congees payer;les maladie payer;zot prime;le 13em moi et d'autre encore...... et nous nana juste la paye du lait et si reste encore;plus la ristourne si bande Grevisse fou pas la merde. .mais une prime??? pas un bouche yeux o mois équivalent a touts les avantages que les salarier nana sa my appelle prime cour-circuit alors messieurs administrateurs ou les futures administrateurs nous compte sur zot........nous lé bien actionnaire non! alors nous les moins!!!! MEME NOUS DEVRAIS DEMANDER AUX AUTRES FILIALLES de la sicalait !!!!!!!! COMMANSONS PAR SA!!!!!!!!!!

19.Posté par Mamamia ! le 02/07/2015 16:28
Quelle tristesse quand même.. Ce même mossieur ruiné qui arrive à l'AG de la SicaLait au volant d'un gros cube de plus de 25000€ avec tout l'attirail du parfait motard. Et vous vous voulez le plaindre après !!!

Nouveau commentaire :
Twitter


Dans la même rubrique :
< >

4, cité Fontaine
97400 Saint-Denis

06 93 010 810
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales