Faits-divers

"Rouler une pelle, c’est pas bien, mon petit !"

Tribunal correctionnel de Saint-Pierre, 6 novembre 2014.


C’est plus fort que lui, Jean-Willy C. ne peut s’empêcher de priser très fort les adolescentes. Il a pourtant été plusieurs fois sanctionné pour agressions sexuelles, rien n’y fait. Il replonge chaque fois que Dieu ou diable lui en donne l’occasion.

Cette fois, cela s’est passé le 29 avril 2013 à Saint-Pierre.

Si longtemps déjà ? Ben oui ! Les rôles des tribunaux sont surchargés mais la ministre Taubira l’a juré sur la Bible, cela va changer.

Ce jour-là, Jean-Willy bute sur une jeune fille, une ado, qui lui plaît vraiment beaucoup. Dans cette rue peu fréquentée, il l’enlace et lui colle un patin. Mais comme la jeune fille proteste, il laisse béton.

"Mais pourquoi ?" insiste la présidente Flauss. Réponse à peine audible : "Ben… elle avait pas dit vraiment non. Mais je suis désolé".

"Désolé"… sans doute. Mais il n’empêche que notre ami a un CV déjà bien chargé à 30 ans, avec pas moins de 10 mentions : conduite sans assurance, plusieurs agressions sexuelles, violences diverses, plusieurs fois conduisant beurré comme un coing, violences sur personne vulnérable…

Il est suivi psychologiquement en prison. Les médecins ne trouvent rien à dire : RAS ! Ces récidives sont donc normales ? Faut croire…

Mais je veux qu’on m’explique : voici un homme plusieurs fois condamné (il comparaissait ce matin menottes aux poignets) ; il a moult condamnations pour atteintes sexuelles à son actif ; et les psy répliquent "RAS !" Il est alcoolo, a deux enfants qu’il ne voit jamais, survit du RSA quand il est dehors, et… "RAS ?"

J’ai aimé l’attitude de la maman de la jeune victime : "Nous ne demandons pas de réparation financière. Nous savons qu’il a eu une enfance malheureuse".

Ce pardon très chrétien, ou simplement humain, a sans doute compté dans la décision de la cour : un mois ferme.

Avant de partir entre ses policiers, le jeune homme s’est retourné vers la maman et sa fille pour leur redire ses remords.

Cette affaire, trop commune, presque banale hélas, navrante, pitoyable, n’est qu’un des symptômes de ce que vivent nos jeunes, sans garde-fou, sans un minimum de leçons de morale.

Les coups de pieds au cul de nos grands-pères avaient quand même du bon.

 
Jeudi 6 Novembre 2014 - 13:55
Jules Bénard
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1.Posté par iliade974 le 06/11/2014 18:54
Les coups de pieds de nos grand meres et de nos parents.... quand ce n'était pas ceux de nos instituteurs et curés... !!!!!

2.Posté par mito le 06/11/2014 19:22
"Ce pardon très chrétien, ou simplement humain, a sans doute compté dans la décision de la cour : un mois ferme.

Avant de partir entre ses policiers, le jeune homme s’est retourné vers la maman et sa fille pour leur redire ses remords.

Cette affaire, trop commune, presque banale hélas, navrante, pitoyable, n’est qu’un des symptômes de ce que vivent nos jeunes, sans garde-fou, sans un minimum de leçons de morale.

Les coups de pieds au cul de nos grands-pères avaient quand même du bon. "


il faut préciser que nous sommes à La Réunion...

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