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Il fallait s'y attendre. La mairie de la Possession n'allait pas rester les bras croisés face aux multiples attaques dont elle est l'objet depuis dimanche.
Le premier cas de figure concerne Vanessa Miranville, opposante municipale qui porte depuis fin 2011 son propre mouvement associatif. Le déroulé de ce qui oppose aujourd'hui Roland Robert et la jeune femme remonte à ce dimanche d'élection.
Tout commence par le témoignage d'un auditeur sur radio Freedom qui se présente comme un électeur de la Possession. Sur les ondes, il évoque le fait d'avoir assisté à un couac dans un des bureaux électoraux. Dans une enveloppe, un bulletin estampillé Vanessa Miranville aurait été retrouvé par un électeur alors dans l'isoloir.
Quelques heures après ce témoignage, nous sollicitons Jean-Hugues Savigny, adjoint aux finances qui se trouve être le président du bureau où s'est déroulé ce qui s'apparente alors à un "tour de magie", en rigole-t-on à ce moment-là.
Jean-Hugues Savigny nous apporte alors son éclairage. Il confirme le déroulé de la scène. Cependant, son doute grandit lorsqu'il évoque le fait que la personne qui a trouvé ce bulletin se trouve être "le père du compagnon et ex-suppléant de Vanessa Miranville lors des cantonales, M. Cindor", explique Roland Robert.
"Sa méthode pour faire parler d'elle c'est le buzz"
Sans pouvoir joindre cette dernière dans la journée de dimanche, nous pensons cette anecdote close entre les deux camps. C'était sans compter sur le communiqué envoyé ce lundi après-midi par Vanessa Miranville aux rédactions de l'île. La version de Jean-Hugues Savigny est alors mise en parallèle (retrouvez-la ici).
Cette anecdote aurait pu rester au stade de la rigolade si les événements ne s'étaient pas enchaînés dimanche. "Huguette Bello est venue le matin en mairie centrale pour comprendre puis de nouveau l'après-midi", explique Jean-Hugues Savigny, qui dit avoir reporté sur procès-verbal cet incident même si son intention première était de ne pas le faire, "tant la manipulation de M. Cindor était évidente".
Ce mardi après-midi, le maire en personne est venu appuyer son adjoint et président de bureau dimanche dernier, lors d'une conférence de presse en mairie. Le mot "fraude" a été mentionné hier par Vanessa Miranville. Pour cette dernière, si un bulletin en son nom a pu se retrouver dans une enveloppe réutilisée cette année, ce cas de figure aurait pu avoir des incidences sur les chiffres globaux de 2011.
Roland Robert ne voulait pas laisser passer cette accusation. "Nous portons plainte en diffamation", annonce-t-il. Le maire de la Possession est d'autant plus sûr de pouvoir démonter l'accusation de Vanessa Miranville qu'il rétorque qu'"il y a toujours eu des assesseurs d'autres candidats à chaque dépouillement. Cela voudrait donc dire que Vanessa Miranville remettrait en cause les PV signés l'année dernière par ses propres assesseurs".
Même réplique à l'égard de Sylviane Rivière
"Sa méthode pour faire parler d'elle c'est le buzz", complète Jean-Hugues Savigny. "Nous, on est accusés de tous les maux alors qu'elle ne se gêne pas de franchir la ligne jaune tout le temps". Pour l'équipe municipale, les choses sont simples : "soit M. Cindor est entré dans l'isoloir avec un bulletin Miranville dans la poche, soit l'enveloppe pré-remplie lui a été remise par un membre du bureau électoral". En tout état de cause, "sur 19.000 enveloppes : en trouver une déjà utilisée c'est possible mais peu probable", poursuit l'adjoint aux finances.
Huguette Bello n'échappe pas à la contre-attaque. "Elle a joué la victimisation pendant la campagne. Déjà avant dimanche, elle demandait aux électeurs de ne pas avoir peur, qu'une fois dans l'isoloir on ne verrait que leurs pieds. On voit bien que depuis le départ, ça taraudait Huguette Bello cette hypothèse de la fraude", renchérit Roland Robert.
L'histoire qui avait tout de la bonne blague d'un sympathisant à la cause de Vanessa Miranville connaîtra donc une suite judiciaire. Pareille réplique attend Sylviane Rivière. La "toujours" 1ère adjointe en dissidence avait quant à elle adressé aux médias une lettre dans laquelle elle appelait (voir ici ) le personnel communal à se défaire "des pressions politiques" exercées par leur hiérarchie.
Le premier cas de figure concerne Vanessa Miranville, opposante municipale qui porte depuis fin 2011 son propre mouvement associatif. Le déroulé de ce qui oppose aujourd'hui Roland Robert et la jeune femme remonte à ce dimanche d'élection.
Tout commence par le témoignage d'un auditeur sur radio Freedom qui se présente comme un électeur de la Possession. Sur les ondes, il évoque le fait d'avoir assisté à un couac dans un des bureaux électoraux. Dans une enveloppe, un bulletin estampillé Vanessa Miranville aurait été retrouvé par un électeur alors dans l'isoloir.
Quelques heures après ce témoignage, nous sollicitons Jean-Hugues Savigny, adjoint aux finances qui se trouve être le président du bureau où s'est déroulé ce qui s'apparente alors à un "tour de magie", en rigole-t-on à ce moment-là.
Jean-Hugues Savigny nous apporte alors son éclairage. Il confirme le déroulé de la scène. Cependant, son doute grandit lorsqu'il évoque le fait que la personne qui a trouvé ce bulletin se trouve être "le père du compagnon et ex-suppléant de Vanessa Miranville lors des cantonales, M. Cindor", explique Roland Robert.
"Sa méthode pour faire parler d'elle c'est le buzz"
Sans pouvoir joindre cette dernière dans la journée de dimanche, nous pensons cette anecdote close entre les deux camps. C'était sans compter sur le communiqué envoyé ce lundi après-midi par Vanessa Miranville aux rédactions de l'île. La version de Jean-Hugues Savigny est alors mise en parallèle (retrouvez-la ici).
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Ce mardi après-midi, le maire en personne est venu appuyer son adjoint et président de bureau dimanche dernier, lors d'une conférence de presse en mairie. Le mot "fraude" a été mentionné hier par Vanessa Miranville. Pour cette dernière, si un bulletin en son nom a pu se retrouver dans une enveloppe réutilisée cette année, ce cas de figure aurait pu avoir des incidences sur les chiffres globaux de 2011.
Roland Robert ne voulait pas laisser passer cette accusation. "Nous portons plainte en diffamation", annonce-t-il. Le maire de la Possession est d'autant plus sûr de pouvoir démonter l'accusation de Vanessa Miranville qu'il rétorque qu'"il y a toujours eu des assesseurs d'autres candidats à chaque dépouillement. Cela voudrait donc dire que Vanessa Miranville remettrait en cause les PV signés l'année dernière par ses propres assesseurs".
Même réplique à l'égard de Sylviane Rivière
"Sa méthode pour faire parler d'elle c'est le buzz", complète Jean-Hugues Savigny. "Nous, on est accusés de tous les maux alors qu'elle ne se gêne pas de franchir la ligne jaune tout le temps". Pour l'équipe municipale, les choses sont simples : "soit M. Cindor est entré dans l'isoloir avec un bulletin Miranville dans la poche, soit l'enveloppe pré-remplie lui a été remise par un membre du bureau électoral". En tout état de cause, "sur 19.000 enveloppes : en trouver une déjà utilisée c'est possible mais peu probable", poursuit l'adjoint aux finances.
Huguette Bello n'échappe pas à la contre-attaque. "Elle a joué la victimisation pendant la campagne. Déjà avant dimanche, elle demandait aux électeurs de ne pas avoir peur, qu'une fois dans l'isoloir on ne verrait que leurs pieds. On voit bien que depuis le départ, ça taraudait Huguette Bello cette hypothèse de la fraude", renchérit Roland Robert.
L'histoire qui avait tout de la bonne blague d'un sympathisant à la cause de Vanessa Miranville connaîtra donc une suite judiciaire. Pareille réplique attend Sylviane Rivière. La "toujours" 1ère adjointe en dissidence avait quant à elle adressé aux médias une lettre dans laquelle elle appelait (voir ici ) le personnel communal à se défaire "des pressions politiques" exercées par leur hiérarchie.















