Société

Risques au travail : Les entreprises réunionnaises mauvaises élèves

Les accidents du travail et les maladies professionnelles sont une réalité quotidienne à la Réunion comme en métropole. Une problématique qui peut coûter cher au chef d'entreprise puis à la collectivité si aucune mesure préventive n'est prise. A la Réunion, seules environ 40% des entreprises ont pris à bras-le-corps cette thématique de la prévention des risques.


 
Chefs d'entreprises : connaissez-vous le "document unique" ? Il est impossible pour tout gérant bien informé d'avoir échappé à cette obligation faite au chef d'entreprise d'évaluer, dans son entreprise, les risques inhérents à son activité.

Très concrètement, les risques professionnels doivent tous figurer dans un "document unique" qui doit se traduire, dans le meilleur des cas, par la mise en place d'outils ou de dispositifs pour protéger l'activité des salariés. On pense notamment à des tâches répétitives qui sollicitent toujours le même bras ou la même partie du corps. L'une des réponses immédiate peut être la réalisation d'un poste de travail plus ergonomique, voire de l'appel à une mécanisation.

Des gestes répétitifs qui engendrent des traumatismes osseux sur le long terme et porte un coût sérieux à l'entreprise. Outre les défections du personnel qu'il faut remplacer, un accident du travail dans une entreprise est aussi une mauvaise pub pour celle-ci.  

Les TPE plus réticentes par manque de moyens

C'est pour informer un public de professionnels encore plus large que la CGSS a tenu ce 25 août une matinée informative. A Saint-Gilles, ils étaient une soixantaine de chefs d'entreprises à avoir pris la mesure de leur responsabilité.  

"Il y a autant de responsables issus des TPE/PME que des grandes sociétés", analyse Xavier Farel, ingénieur conseil au service prévention des risques de la CGSS. Une réalité s'impose tout de même : les grandes entreprises semblent intégrer plus facilement ces contraintes du droit du travail qui découlent elles-mêmes largement des directives européennes. Une différence qui trouve sa source dans la trésorerie plus resserrée des petites entreprises.

En parlant de réglementation, le "document unique" impose aux entreprises de se doter d'un système d'évaluation des risques dans le travail. Ce document permet d'identifier les dangers, de maîtriser les risques et ainsi d'éviter la survenue d'accidents de travail et de maladies professionnelles. Un document rendu obligatoire depuis 2001 mais que beaucoup d'entreprises n'appliquent pas encore.

"La prévention n'est pas un coût mais un investissement"

"A la Réunion, c'est environ 40% des entreprises qui ont mis en place cette évaluation", précise Xavier Farel. Mais cette réalité peu flatteuse ne s'arrête pas là. Encore faut-il que le document ai été réalisé "dans un but d'amélioration" et non de simple bonne conscience. La bonne application de ce document unique dans les murs de l'entreprise, Xavier Farel estime qu'elle est très souvent suspendue "au bon climat social existant" dans la boîte.

Pourtant, la prévention coûte parfois moins cher que de payer les dégâts. "La prévention n'est pas un coût mais un investissement", résume l'ingénieur conseil de la Sécurité Sociale. La CGSS estime de trois à cinq fois supérieur le coût engendré par un accident du travail dans une entreprise n'ayant pas pris ces dispositions préventives.
Jeudi 25 Août 2011 - 16:41
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par ptit crick le 25/08/2011 16:55
hélas on ne trouve pas souvent qui investisse dans la sécurité ou dans des stages pour leur ouviers
POUR CERTAIN IL EST PLUS PREFERABLE CHEZ LES GROS CONCESSIONNAIRES QUE LA SECURITE DE LEUR OUVRIER ET BEAUCOUP DE SERVICE FERMENT LES YEUX

2.Posté par David Asmodee le 25/08/2011 20:04
"connaissez-vous le "document unique"
Oui, c'est débile. Pendant que les autres patrons avancent, les patrons français remplissent de la paperasse.


Risques liés à l'hygiène :
Il faut se laver les mains après avoir fait caca sur le lieu de travail et avant de manger.
Il ne faut pas boire d'alcool. Il est déconseillé de fumer le zamal en dehors de la maison.

Risques chimiques
Il est interdire de se désaltérer en volant des poches de sang.

Ambiance :
Il ne faut pas travailler dans le noir. Il est donc interdit de niquer dans la réserve.

Risque mental :
Ne pas trop travailler pour éviter le stress. Il est conseillé de demander des arrêts maladie bidon à la médecine du travail.

Risque incendie:
il ne faut pas jouer avec les allumettes.

En fait, l'entreprise se doit d'assister ses collaborateurs à peu près comme une nounou auprès des élèves de maternelle.

3.Posté par zanlou le 25/08/2011 22:02
Ah ces deux commentateurs experts en connerie (post 1 et 2).
Arrêtez de critiquer pour critiquer.
Je ne suis pas chef d'entreprise, mais cette problématique est mon métier que j'exerce depuis plusieurs années.
L'évaluation des risques n'est pas une interdiction de travailler, n'est pas une réglementation pondue par des députés en mal de sommeil, n'est pas une connerie.
L'évaluation c'est la fin des abus des patrons sur les ouvirers qui les obligeaient à soulever des sacs de plus de 50 Kilos à longueur de journée.
C'est la fin des menuisiers qui meurent à 50 ans à force de respirer des fines poussières de bois invisibles à l'oeil lors du rabotage.
C'est la fin des conducteurs d'engins handicapés du dos après 35 ans, c'est la fin des agents phytosanitaires morts de cancers après une dizaine d'année d'expérience, c'est la fin des bouchers qui se blessent en coupant de la viande, c'est la fin des douleurs temporelles chez les secrétaires.
Au lieu de raconter des salades, faites tout ce que vous pouvez pour que vos enfants n'aient pas à subir des taches répétitives qui les rendraient 'nazes' vers 50 ans.
Zinfos 974 nous permet de nous exprimer, s'il vous plaît respectons ce principe.
En plus l'employeur en respectant cette obligation, il aura du fonds de préventiondes aides pour maîtriser le risque ou équiper les postes de travail en équipement de protection( individuel ou collectif ).
Si des entreprises sont intéressées et ne l'ont pas fait , gratuitement je mettrai en ligne la méthode.

4.Posté par Sansblague... le 25/08/2011 22:27
Chefs d'entreprises : connaissez-vous le "document unique" ? Il est impossible pour tout gérant bien informé d'avoir échappé à cette obligation faite au chef d'entreprise d'évaluer, dans son entreprise, les risques inhérents à son activité.

Très concrètement, les risques professionnels doivent tous figurer dans un "document unique" qui doit se traduire, dans le meilleur des cas, par la mise en place d'outils ou de dispositifs pour protéger l'activité des salariés.

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Le harcèlement moral fait partie de ces risques professionnels. Dés lors, à Air Austral y a t-il une politique de prévention de ce risque ?

5.Posté par Sansblague... le 25/08/2011 23:33
3-
"En plus l'employeur en respectant cette obligation, il aura du fonds de prévention...."
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Et surtout il gagnera des employés un peu plus heureux, moins absents et l'économie de l'entreprise et du pays s'en portera mieux.....

6.Posté par David Asmodee le 26/08/2011 09:01
"Ah ces deux commentateurs experts en connerie (post 1 et 2). "
J'essaie de défier les bureaucrates dans ton genre, mais je n'arrive pas à atteindre le niveau.

Ce genre de réglementation part toujours d'une bonne intention. Mais sur le terrain, la réalité est autre.
Quand il s'agit de boites, proches du pouvoir, tout est permis.

Exemple :
voir les entreprises qui font les travaux le jour de la rentrée scolaire. Pas de feux ni d'employés pour faire la circulation. Pelles des engins qui passent à quelques centimètres de la tête des élèves.
Exemple :
les p'tis copains des maires qui livrent les écoles maternelles. Avec des 16 tonnes. Un employé à bord. Qui livre, bien entendu, en même temps que les marmailles rentrent à l'école. Et puis, il recule, petit à petit en espérant qu'aucun petit ne se trouve sous les roues.

Ils sont où les inspecteurs ? Chez le boulanger du coin, en train de lui expliquer que son employée risque d'attraper une tendinite lorsqu'elle pique dans la caisse.

Il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde.

7.Posté par David Asmodee le 26/08/2011 09:13
anecdote de la bureaucratie, intellectuellement supérieure à tous ces cons de citoyens que nous sommes.

Préfecture de la Réunion.
Guichet des permis de conduire. Temps d'attente : 2 minutes (réelles)
Mais....il faut prendre un ticket d'abord, même si le guichet est libre. Temps d'attente : 25 minutes.

Vive l'administration !!! Ceux qui pondent ce genre de système sont les mêmes qui ont inventé ce document unique.

On ne va pas parler des recommandés à 4,26 euros pour réclamer 15 centimes. Ou des commandement s de payer pour zéro euro. On est trop cons pour comprendre en fait...

8.Posté par MettePasLoDoigtDansTonNez le 26/08/2011 09:51
Cette règlementation ne s'applique pas qu'aux entreprises, sont aussi concernées, les collectivités territoriales. Et là, attention les chiffres, c'est près de 90 % qui ne savent même pas ce que c'est !!
Une seule main suffit pour compter les collectivités à jour de leur D.U., et encore il restera des doigts pour faire autre chose avec.
C'est triste et irresponsable, car ne pas expliquer à un agent comment porter une charge lourde qui lui éviterait d'avoir irrémédiablement mal au dos toute sa vie, est juste criminel...
Moi je veux bien travailler plus, mais en gardant ma santé intacte au moment de ma retraite. Les consignes de sécurité peuvent être simples, il faut juste les appliquer.

9.Posté par Xavier FAREL le 26/08/2011 13:44
L''employeur a une obligation de résultats en ce qui concerne la sécurité et la santé de ses salariés. Cette obligation est assortie d''une obligation d''évaluer les risques auxquels ses salariés sont exposés, afin de mettre en oeuvre des actions de préventions des risques professionnels (accidents du travail et maladies professionnel). Au-delà d''une simple formalité administrative, la philosophie de cette loi est d''inciter l''employeur à se poser la question des conditions de travail de ses salariés.
Faire son évaluation des risques en partant d''une page blanche, ce n''est pas facile, nous en sommes conscients (nous au sens de la Sécurité Sociale, Inspection du Travail, Médecins etc.). Afin de faciliter la réflexion des employeurs et des salariés sur le sujet, de nombreux guides d''évaluation et brochures d''information sur les risques ont élaborés, à la fois au niveau national (INRS) ou dans les régions, y compris à La Réunion.
Le service prévention de la CGSS se tient à la disposition de toute personne intéressée pour lui fournir explication ou documentation. La doc INRS, téléchargeable en ligne, et donnée gracieusement aux entreprises par la CGSS en version papier. Contact du service prévention: prevention@cgss.re ou 0262.90.47.00

Et pour répondre au post n°4: les risques psychosociaux (stress, harcèlement, violence...) doivent également être évalués. Il s''agit d''une démarche plus complexe que la mesure d''une exposition au bruit ou aux chutes de hauteur par exemple. De la doc expliquant la démarche est également disponible.

10.Posté par David Asmodee le 26/08/2011 19:05
La médecine du travail aussi part d'un bon sentiment. Mais sur le terrain, la réalité est autre.
100 euros par tête, déboursés par l'entreprise.
Bonjour Monsieur. Je vous prends la tension. Bien. Vous pesez combien ? Vous mesurez combien ? Pissez sur la bandelette. Voilà. A l'année prochaine.
100 euros. 5 minutes. C'est cher payé pour de la prévention bidon.

J'avais le cas d'un employé en début de dépression, suite à un divorce. J'ai écrit à la médecine du travail. J'ai faxé. Aucune réponse. Nada. Je l'ai aidé moi même en lui conseillant d'aller voir mon médecin traitant (il ne voulait plus avoir au sien). Aucune aide de la part de la médecine du travail.

Alors, qu'ils viennent nous raconter les bobards sur la prévention et compagnie : pipeau, pipi de chat.
L'objectif est de prendre prétexte de la protection des employés pour baiser l'employeur.

11.Posté par zanlou le 26/08/2011 20:59
Mr David ASMODEE, donc à vous écouter il faut laisser l'employeur continuer à tuer les ouvriers par des méthodes des années vingt.
Quand vous dites que les collectivités n'ont pas de D.U, renseignez-vous, la prévention est une obligation et le seul domaine où le code du travail s'y applique. Et croyez-moi, que la CGSS opére des contrôles comme dans les entreprises privées.
La prévention des risques ne doit pas être considérée comme du pipi de chat mais comme une avancée car avec les évaluations il y a des mesures et des témoins d'alerte.
Rédigeons le Document unique et solliditons le service Prévention de la CGSS.

12.Posté par David Asmodee le 27/08/2011 09:10
"Mr David ASMODEE, donc à vous écouter il faut laisser l'employeur continuer à tuer les ouvriers par des méthodes des années vingt. "

Pas du tout. La prévention part d'un bon sentiment. Je conteste juste l'application sur le terrain. Pourquoi exige-t-on la perfection d'un côté et laisse-t-on le laxisme de l'autre ?

Je n'ai pas attendu le document unique pour fournir des chaussures de sécurité à mes employés. A leur IMPOSER du repos entre midi et deux (la tentation est tellement grande de faire tout le travail d'un coup pour rentrer à la case plus vite), etc... A mettre à leur disposition une fontaine d'eau, une machine à café (sans monnayeur), à ne pas les obliger à rester s'il n'y a pas de boulot (comme en ce moment où ils font souvent 20 heures payées 35), à ne pas les obliger à rester DEBOUT huit heures même lorsqu'il n'y a pas de client (comme dans certains commerces)....etc...etc...

Je conteste le fait que d'autres entreprises ne soient pas inquiétées. Celles qui tiennent le pouvoir économique à la Réunion, par exemple.

Pourquoi dans de nombreux commerces (je ne vise personne, suivez mon regard), les employés qui n'ont pas la même religion n'ont pas le droit d'utiliser les toilettes, car considérés comme impurs ? Idem pour les clients d'ailleurs. Ce, au vu et au su de tout le monde. Personne ne réagit. Dans d'autres commerces, l'Etat sait se montrer impitoyable.

Pourquoi dans certains commerces, l'employé doit-il décharger des marchandises très lourdes depuis un container, sur la remorque pour gagner du temps ? Dans d'autres, où le container est posé sur le sol, l'inspecteur va chipoter sur la pointure de la chaussure de sécurité...

Oui, pipeau et pipi de chat.

13.Posté par David Asmodee le 27/08/2011 09:38
"Le service prévention de la CGSS se tient à la disposition de toute personne intéressée pour lui fournir explication ou documentation. La doc INRS, téléchargeable en ligne, et donnée gracieusement aux entreprises par la CGSS en version papier. Contact du service prévention: prevention@cgss.re ou 0262.90.47.00 "

J'appellerai.

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