Economie

Richesse de la canne: La rencontre entre les experts et la FDSEA "s'est très bien passée"

La FDSEA, qui a sollicité une expertise pour évaluer la perte de richesse lors du prélèvement des cannes par le CTICS, espère l'impartialité des trois experts nommés par la DAAF. Le syndicat souhaite une indemnisation pour les pertes financières subies par les planteurs. Par ailleurs soutenu par la FNSEA, le syndicat annonce avoir obtenu "une rallonge" de 500.000 euros pour financer les pré-retraites et la dotation des jeunes agriculteurs.


Toujours très active médiatiquement, la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) a organisé une conférence de presse aujourd'hui pour annoncer avoir rencontré les trois experts choisis par la DAAF (Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt). Leur mission est de constater, sous contrôle d'huissier, la perte de richesse lors du prélèvement de la canne par le CTICS (Centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre), la sonde servant à la mesure ayant été reconnue "défectueuse".  A cause d'un "écrasement" avant que la canne soit analysée, le planteur subit une perte de richesse sur sa livraison, soit "un point de richesse perdu", indiquait Frédéric Vienne le 12 septembre dernier sur la balance de Beaufonds.

"La rencontre avec les experts s'est très bien passée", assure Dominique Gigan, secrétaire général de la FDSEA. "Ils vont devoir déterminer la perte de jus parce que la canne est écrasée", ajoute t-il. De son côté, le président du syndicat, Frédéric Vienne, ne cache pas son inquiétude quant à la partialité des experts: "On espère une transparence (…). Nous ce qu'on veut, c'est que la canne ne soit plus écrasée et que l'on soit indemnisés".

"Depuis que nous agissons, la CGPER est vue autrement"

Frédéric Vienne n'hésite d'ailleurs pas à rappeler la perte de confiance des planteurs vis à vis du CTICS: "Il y a des dérives. Le CTICS est influencé par les industriels et les méthodes de paiement n'ont pas évolué depuis 30 ans". Il parle de "nouvelles générations" chez les planteurs, mais déplore le "manque de solidarité" dans le secteur d'activité. Alors que les élections à la Chambre d'agriculture approchent, il glisse une nouvelle pique à l'attention du syndicat concurrent: "Depuis que nous agissons, la CGPER est vue autrement". "Il y a des adhérents de la CGPER qui viennent de plus en plus chez nous", renchérit Dominique Gigan.

"Une rallonge budgétaire" de 500.000 euros

La FDSEA veut faire bouger les lignes. Le syndicat a soulevé les problèmes que rencontre le secteur de l'agriculture sur l'île au ministère de l'Outre-mer la semaine dernière, rappelant que le rendez-vous à la conférence sociale début 2013 sera déterminant pour la problématique de la pré-retraite et l'intégration de certaines "petites filières" dans les registres de la CGSS, toujours concernant la retraite.

Le syndicat s'est également rendu au ministère de l'agriculture, grâce à "la continuité territoriale" avec la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). "Les agriculteurs subissent la réglementation européenne. Il n'y a pas d'intermédiaire pour expliquer aux planteurs les nouvelles réglementations", assure Frédéric Vienne, qui espère un traitement spécifique pour la Réunion et en profite, au passage, pour dénoncer "la carence de la Chambre d'agriculture" en matière d'information auprès des agriculteurs.

Le syndicat se félicite d'avoir obtenu "une rallonge budgétaire" de 500.000 euros suite à la rencontre entre Frédéric Vienne et un interlocuteur du ministère de l'Outre-mer. "La DAAF manque de finances pour les pré-retraites et la dotation des jeunes agriculteurs", explique-t-il.

Enfin, concernant les pertes agricoles dues à la période de sécheresse en 2011, les agriculteurs vont être indemnisés par une enveloppe de 3,2 millions d'euros d'ici la fin du mois d'octobre. Une information confirmée aujourd'hui dans un communiqué par la CGPER et la Chambre d’Agriculture.
Mercredi 3 Octobre 2012 - 16:32
Daniella Maillot
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1.Posté par noe le 03/10/2012 19:14
Il faut bien analyser les richesses pour ne pénaliser personne ... Les appareils de mesure doivent être au top avec des chimistes bien dans leut tête et qu'on ne peut corrompre avec de simples billets de 20 € ....

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