Politique

Révolution syndicale à la mairie de Saint-Paul

Jean-Pierre Lallemand, le premier représentant du Syndicat autonome de la Fonction Publique Territoriale de la Réunion (SAFPTR) ne peut cacher sa satisfaction. Les élections professionnelles à la mairie de Saint-Paul dont les résultats sont connus ont réservé une "belle surprise".


En juin dernier, le SAFPTR avait ouvert une brèche à Saint-Paul
En juin dernier, le SAFPTR avait ouvert une brèche à Saint-Paul
 
Le scénario redouté par les élus de la mairie de Saint-Paul s'est produit hier. A l'issue de la proclamation des résultats des élections représentatives du personnel, le SAFPTR a décroché la palme. Une victoire que Jean-Pierre Lallemand, président départemental de la SAFPTR, qualifie lui-même d'"inespérée".

Les sentiments laissent vite la place au discours de lutte syndicale. "Le personnel communal a sanctionné très sévèrement la politique municipale et, par ce vote, a montré qu'il était libre. Il ne faut pas se le cacher : en face il y a bien une autorité municipale très forte. Les agents communaux ont montré leur capacité de résistance".

Sur l'opportunité d'avoir déclenché, en mai dernier, la première grève municipale depuis l'arrivée d'Huguette Bello en 2008, un exploit en soit, Jean-Pierre Lallemand se défend. "Vous croyez honnêtement que j'ai la capacité à moi tout seul de mobiliser des agents municipaux, et ce pendant plus d'une semaine, à veiller jour et nuit et même les week-end devant la direction de la cantine et des services techniques ?, ironise-t-il. D'autant plus que j'étais au départ réticent alors que l'on sortait d'un bras de fer épuisant du côté de la municipalité de Sainte-Suzanne".

"Le personnel extrêmement remonté" est la cause réelle de ce résultat très flatteur acquis par le vote. Avec 41% et des poussières, le SAFPTR ravit quatre sièges sur les sept mis en jeu. L'UNSA, jusque-là première organisation syndicale à la mairie, rétrograde (18%). L'autre lecture possible de ces élections représentatives du personnel est le score moyen qu'obtient la CGTR (12%) et ce, malgré le fait que l'exécutif municipal soit tenu depuis trois ans déjà par une majorité socialo-commmuniste.

La prochaine étape : le combat en faveur d'une meilleure reconnaissance salariale des cantinières, promet Jean-Pierre Lallemand. "On ne demande pas la lune à Madame Bello. On sait très bien que l'état des finances est préoccupant mais en matière de salaires des cantinières, Saint-Paul est la dernière de la classe". Le rendez-vous est pris.
Vendredi 26 Août 2011 - 17:44
ludovic.grondin@zinfos974.com
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1.Posté par Aster le 26/08/2011 19:43
ce n''est que le début de la fin pour la mère Bello.....

2.Posté par Lé pas fini le 26/08/2011 21:29
y sa pa di que c''est encore la faute des Sinimalé...Na encore y vien....

3.Posté par Le Troll velu 974 le 27/08/2011 01:10
Il n'y a jamais eu de Syndicat libre sous gouvernance communiste !! Fallait réfléchir avant de voter !! Et paf !!

4.Posté par Vot pou moin le 27/08/2011 20:34 (depuis mobile)
Pour ça t la pas encore compris
aujourd'hui si ou ve avancer gagne avantage il faut ou pleur ou grève ou bloque, band patron tant zaffaire y tourne bana pas la ek zot
bissness is bisness

5.Posté par le gag le 28/11/2011 19:49
vive sarko, vive LALLEMAND, vive DIDIER ROBERT.

A saint-Pierre aussi il y a du personnel qui gagne pas grand chose, ou est LALLEMAND, hum, Michel FONTAINE est son camarade.

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