Social

Retraites : Petit rassemblement de militants et dépôt de motion à la Préfecture


Les principaux syndicats de l'île, représentés par une cinquantaine de militants majoritairement de la CGTR, ainsi que l'Unef et l'Unel, se sont rassemblés cet après-midi devant la Préfecture de Saint-Denis pour s'opposer au projet de réforme des retraites.

Un mouvement "solennel" avec une remise de motion, qui fait écho au rassemblement national, en vue de la grande mobilisation prévue pour le 23 septembre prochain.

Une délégation des représentants syndicaux a été reçue par le préfet Michel Lalande et en a profité pour lui remettre une motion. Cette dernière rappelle que la réforme "n'en est pas une et est injuste socialement et au niveau de l'équilibre financier", rappelle Yvan Hoarau, porte-parole de l'intersyndicale.


Mercredi 15 Septembre 2010 - 16:20
Karine Maillot
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1.Posté par nicolas de launay de la perriere le 15/09/2010 17:04
les syndicalistes ne démontrent rien hélas..

2.Posté par noe974 le 15/09/2010 17:09
Très bonne initiative , Mesdames et Messieurs les militants(es)
Continuez le combat !!!

3.Posté par Paul JUNOT le 15/09/2010 22:04
Monsieur Nicolas DLDLP les syndicalistes demontrent depuis longtemps que cette réforme est inutile et dangereuse.
Inutile parce que le Conseil d'Orientation des Retraites dit dans son dernier rapport (mai 2010 je crois) que travailler plus ne suffira pas et même si on devait partir à 70 ans à la retraite le déficit serait malgré tout de 20 milliards d'euros en 2050, mais si on ne fait rien le deficit serait de 60 milliards. Cela signifie que cette reforme ne permettra pas d'atteindre l'équilibre attendu.
Dangereux car 62 % des seniors (55-64 ans) ne sont plus en activité et n'auront jamais les annuités nécessaires pour avoir une retraite pleine sauf a attendre (au chomage) jusqu'à 67 ans . Par ailleurs les juniors qui sont en attente de trouver un travail attendront deux ans de plus que les 38% de seniors quittent leur emploi. Pendant ce temps l'état devra bien trouver un budget pour payer ces jeunes au chômage ou au Rmi.Sans oublier que ces jeunes ayant une formation pointue verront leur formation (juridique, ou technique ou informatique pointue) devenir obsolètes faute de pratique pendant trop longtemps car privé d'un emploi correspondant à leur qualification.
En fait le danger réside dans le fait que ce gouvernement tente malgré tout d'aller jusqu'au bout de cette reforme, puis constatant son inefficacité d'ici 2050 (car le deficit subsiste) prendre appui sur le déficit pour décider progressivement d'abandonner le systeme par repartition et glisser progressivement fres un systeme de fonds de pension modele anglo saxon rentable pour les banquiers et financiers mais ruineux pour les petits porteurs.
Que faire donc? Il suffit de savoir où se trouve l'argent pour le prendre là où il est. Dans la paradis fiscauxpour la France tous les ans 15 à 20 milliards s'évanouissent. Rétablir la justice fiscale permettrait de regler definitivement ce deficit.
Mais dira t-on ce capital ne doit pas servir à financer les retraites qui doivent être financé par l'argent du travail. A mon sens c'est bien le travail qui a engendré ce capital et pour cette raison il peut entre autre servir à financer le systeme des retraites.
Voilà de façon synthétique (pour ne pas encombrer le site) la demonstration contre cette réforme inutile et dangereuse.
Bien à vous

4.Posté par nicolas de launay de la perriere le 15/09/2010 23:08
Entre ne rien faire, et proposer cette demie mesure, actons celle ci avec les amendements nécessaires mais le recul de l'âge légal est nécessaire. Pour ma part, un salarié devrait pouvoir partir à la retraite à n'importe quel moment, en sachant avec combien il part.. Libre à lui de décider mais en sachant avec combien il part.

L'équilibre à l'horizon 2050, est illusoire car il consisterait à alourdir la fiscalité et cela n'est pas acceptable au vu de la compétition internationale. Globalement, le modèle français s'essouffle,et il est temps que les syndicats (conservateurs pour le coup) ouvrent enfin les yeux.

La moralisation du capital par la loi, est utopique.. Sarkozy, malgré les effets d'annonce, en a été bien incapable.

Par contre, la moralisation par des acteurs investisseurs de poids tel que les fonds de pension, peut entraîner avec du temps, une modification des comportements.

Par ailleurs, comme je l'ai déjà écrit, une des pistes non explorées, c'est la solidarité entre retraités autrement que par la fiscalisation des pensions et retraites. Pourquoi ne pas décréter que le montant maximum des retraites, c'est le salaire médian français ? ceux qui sont en dessous verraient ainsi leur pension augmenter, et ceux qui gagnent plus, ma foi.... une foi que cette solidarité inter retraité est épuisé, on finance par une ressource d'ajustement (donc non pérenne et révisable pluri-annuellement).


5.Posté par nicolas de launay de la perriere le 15/09/2010 23:10
Monsieur Junot,

si les syndicats avaient la recette miracle, certains d'entre eux seraient appelés à exercer de hautes fonctions gouvernementales.

Rappelons par ailleurs, que les syndicats ne sont représentatifs que d'une minorité de travailleurs.
Quelle légitimité leur donner alors ?

6.Posté par nicolas de launay de la perriere le 15/09/2010 23:11
le deuxième foi avec un "s"..bien évidemment..

7.Posté par le nain le 15/09/2010 23:30
la retraite a 62 ans c'est de l'arnaque et beaucoup sentiront cette douleur dans peu de temps

8.Posté par boyer le 16/09/2010 08:15
4.Posté par nicolas de launay de la perriere
L'équilibre à l'horizon 2050, est illusoire car il consisterait à alourdir la fiscalité et cela n'est pas acceptable au vu de la compétition internationale.


personne n'a parlé de fiscalité mais simplement de salaire indirect. De la meme facon qu'il est debile de parler d'amener les salaires en france au niveau des salaires roumains ou turques au nom de la "competition internationale"

9.Posté par nicolas de launay de la perriere le 16/09/2010 09:27
il n'est pas question boyer d'amener les salaires au niveau de ceux de la roumanie ou de la turquie.. faut pas déformer ce que j'écris..

par contre l'UE serait bien avisée, de mettre en place un système simple, permettant d'éviter de faire miroiter l'harmonisation de la fiscalité sociale. le moyen est tout simple : appliquer les règles du pays le plus coûteux ..

exples :
=> salarié roumain travaillant pour client à capitaux majoritairement français, en Belgique => on applique le droit social français.
=> salarié français travaillant pour une société espagnole en Roumanie pour un client Belge => droit français


10.Posté par Jeff le 16/09/2010 10:25
Très important rassemblement hier devant la préfecture, 30 syndicalistes CGT et 200 CRS.

PS : je parlais bien sur de la préfecture de Marseille, Merci au CRS qui m'a indiquè ma route pour la rue de Breteuil.

11.Posté par Paul JUNOT le 16/09/2010 22:29
Monsieur DLDLP si ceux qui excerçaient des hautes fonctions gouvernementales avaient la recette miracle cela se saurait aussi n'est ce pas? .Non seulement ils ne l'ont pas mais ils rejettent les recettes simples issues des rapports qu'ils commandent mais qu'ils rangent rapidement dans des cartons aux archives. Il suffit de lire le raport du COR oour comprendre ou est le vrai probleme. Je precise que le COR n'est pas une antenne des syndicalistes.
Il suffit de lire le rapport parlementaire sur les paradis fiscaux pour comprendre ou va l'argent. Les parlementaires en question ne sont pas des syndicalistes.
Et en definitive les syndicalistesne font que tirer des leçons de ce qu'ils lisent et ne demandent à ceux qui gouvernent de faire bon usage de ces rapports.
Cela devient difficile pour ces ministre et Président de faire le vrai travail, car ils n'ont pas les mains libres, et ne disposent d'aucune marge de manouevre. Leur carriere politiques, leurs campagnes electorales sont financées par ceux qui détiennent le pouvoir économique et à qui ils doivent le retour d'ascenseur une fois au pouvoir.
Vous voyez bien M DLDLP que dans votre post 9 vous aussi vous proposez des recettes simples (et pourtant personne ne vous a pas encore appelé pour excercer des hautes fonctions gouvernementales). Mais votre recette dérangent la regle de la finance optimale qui est l'évangile des adeptes de l'OMC .
Enfin s'il est vrai que les syndicalistes representent une minorité de travailleurs,les encarté de l UMP ou du PS representeraient-ils une majorité de français? Je ne le crois pas...

12.Posté par nicolas de launay de la perriere le 17/09/2010 01:57
le problème, c'est que le COR ne positionne pas le problème du financement des retraites sur l'échelle de la compétitivité des économies nationales.

le COR est constitué pour une grande partie de personnes vivant de la solidarité nationale et non dans l'économie réelle, tout comme les politiciens.

le modèle français a vécu, il convient de le réformer en profondeur, et bien plus que la simple mesure proposer. avec 35% de non solidarité, il est plus que temps que le législateur ouvre la porte aux fonds de pension...ou assurance..tout est question de vocabulaire.

13.Posté par Paul JUNOT le 17/09/2010 20:47
Le COR pose un constat , au politique ensuite de donner une orientation . Avant que le legislateur ouvre la porte aux fonds de pension, il serait bien qu'on informe la population des surprises et decouvertes désageables des salariés de Worldcom, Enron, Parmalat,.... qui ont vu leur fonds de pension fondre come neige au soleil d'été, ou encore de tous ces fonds de pension contaminé par les subprimes où certains ont vu se volatiliser la moitié de leur patrimoine, et certaienement que l'avenir nous réserve d'autres déconvenues.
S'il faut parler d'une réforme en profondeur, c'est de sortir de la religion de la finance, cela suppose que les politiques aient la capacité d'une rupture fondamentale avec le diktat de la finance , que les politiques donne du sens à l'humanité. Mais par les temps qui courent c'est trop leur demander trop occupé qu'ils sont aux intérêts et luttes de clan et la sauvegarde de leur carrière politique par tous les moyens.
Et dire que certains osent encore croire que ceux là qui excercent des hautes responsabilités gouvernementales avaient des qualités supérieures pour réaliser des recette miracles ...

14.Posté par nicolas de launay de la perriere le 17/09/2010 21:53
sans argent, sans finance, pas de solidarité au sens où l'on veut la défendre à ce jour.

15.Posté par Paul JUNOT le 18/09/2010 10:25
c'est parce que l'argent qui est un moyen donc un serviteur est devenu une fin en soi donc un maitre qu'il faut sortir de cette religion et remettre l'argent à sa juste place c'est à dire un outil au service du développement de la société et de l'épanouissement de l'homme , alors qu'aujourd'hui c'est devenu une fin en soi , c'est à dire l'homme est au service du profit , l'homme est devenu un outil pour la production maximal du profit. Par une inversion des valeurs le maitre est devenu le serviteur, le moyen est devenu la fin et même ceux qui possédent des millions se trouvent possédés par leurs possessions....
Remettre l'argent à sa place ne signifie pas le supprimer, mais que l'outil reste l'outil et ne devienne pas une fin en soi. Cela suppose une reflexion nuancée par le discernement, opposée à la vision manichéiste du monde. Quand je dis qu'il faut sortir de la religion de la finance cela veut dire exactement destiné à la solidarité et à l'épanouissement de l'homme et non pas sa suppression. Nuance importante qui pose le débat où il doit se situer tout simplement.

16.Posté par nicolas de launay de la perriere le 19/09/2010 01:29
une fois que les besoins primaires sont satisfaits, à quoi sert la détention monétaire..?
au delà de la détention pour se prémunir sur les incertitudes liées à l'avenir, quelle justification à cette détention ?

L'argent peut alors financer la solidarité et les moyens pour assurer cette solidarité. Dès lors, peut on parler de solidarité sans parler d'argent..?

17.Posté par Paul JUNOT le 19/09/2010 10:27
Merci M. N DLDLP pour votre message. Dans mon esprit il n'a jamais été question de supprimer l'argent ni de ne plus en parler. Effectivement quand on parle de solidarité on doit parler argent. Mais si au départ dans les entreprises la richesse produite était équitablement répartie il y aurait moins de pauvres (moins de milliardaires aussi!)et la solidarité ne s'adresserait pas à un aussi grand nombre de personnes qu'aujourd'hui. Aux USA aussi les milliardaires au travers de leurs fondations jouent la solidarité mais c'est avec l'argent qu'ils n'ont pas partagé avec ceux qui ont contribué à produire la dite richesse,
L'argent est à l'économie ce que le sang est au corps humain. Pour que le corps entier entien soit en bonne santé toutes les cellules doivent être irriguées. Si un seul organe garde le sang le corps entier finit par mourrir. Ou alors des maladies se developpent , des handicaps apparaissent et dans ce cas médicaments et prothéses deviennent necessaires.
Ce Je veux simplement dire c'est que chaque cellule soit irriguée en fonction de sa participation et de ce qu'elle produit, ou pour parler autrement que justice et équité soient de mise entre ceux qui détiennent le capital et ceux qui font frutifier ce capital par leur travail.
Sortir de la religion de la finance, signifie avoir la maturité qui permet de dépasser cet égoïsme maladif qui fait aujourdhui que le detenteur de capital sûr de sa force impose sa loi. Sortir du diktat de la finance c'est dépasser son vide interieur, et redecouvrir l'être. Une fois l'Etre redécouvert, l'avoir financier et la possession matérielle perdent en grande parti leur raison d'être et ce jour là l'argent ne sert plus qu'à satisfaire les besoins primaires et se prémunir des incertitudes à venir..... Bien à vous

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