Société

Respecter la saisonnalité des fruits et légumes, c'est consommer moins cher et de qualité


En cette saison, sur les étals, le consommateur pourra trouver des tomates, des letchis, des chouchous et des mangues de qualité et à moindre prix. Ces produits atteignant leur pic de production à cette période. Si l’ananas et les bringelles sont disponibles toute l’année sur les étals des marchés ou des supermarchés, ce n’est pas forcément le cas des autres fruits et légumes consommés
à La Réunion.

Une campagne vient d’être lancée par l’ARIFEL pour sensibiliser les consommateurs sur l’importance de la saisonnalité des produits. Cette thématique est l’une des nombreuses actions menées par l’Association Réunionnaise Interprofessionnelle Fruits et Légumes (ARIFEL) pour porter l’action collective des acteurs de la filière.

A La Réunion, la saisonnalité est encore très marquée, notamment pour des produits comme les letchis qui se consomment uniquement en plein été. Mais de nombreux autres produits sont mangés toute l’année, sans que le consommateur ne prête attention à leur rythme de production, alors qu’il est également important de les consommer au bon moment.

“Surconsommer” en pleine saison

La prise en compte de la saisonnalité des produits est aujourd’hui un message fort que porte l’interprofession de la filière Fruits et Légumes. Car elle est importante à plusieurs niveaux.

La qualité des produits proposés est au premier plan, puisque les fruits et légumes de saison conservent leurs qualités gustatives, nutritionnelles et organoleptiques. Ainsi que la diversité, puisqu’en consommant des produits différents au fil des mois, on découvre obligatoirement des nouvelles variétés.

Le prix est également un critère de choix déterminant pour le consommateur. Consommer les produits quand ils sont à leur pic de production permet d’avoir des fruits et légumes frais aux prix les plus accessibles. Une vraie valeur ajoutée quand on sait que le budget réservé à ces produits est particulièrement faible à La Réunion. Sur les 3 740€ annuels consacrés par foyer à la consommation alimentaire, 139€ sont réservés aux fruits, soit moins de 4% du budget moyen.

En comparaison, les dépenses en boissons non alcoolisées pèsent pour 9%. Pour les légumes, le budget est légèrement supérieur à 300€ (1). Enfin, une consommation adaptée au rythme de l’agriculture permet de respecter les cycles de production, aussi bien locale qu’importée. Avec cette campagne, l’ARIFEL sensibilise les consommateurs afin d’aboutir à une prise de conscience du rôle qu’ils ont à jouer dans le développement d’une agriculture responsable. Un véritable enjeu pour La Réunion puisque 70% des fruits et légumes consommés sont produits localement (2).

Porter l’action collective de la filière Fruits et Légumes

L’ARIFEL est née d’une volonté commune des principaux acteurs de la filière Fruits et Légumes de coordonner une réflexion collective sur le marché et son évolution. Son rôle est de développer, structurer, et sécuriser la filière à La Réunion au profit du consommateur, grâce à l’action concertée.

La mission de l’ARIFEL est organisée autour de cinq collèges : production, distribution, transformation, importation et vente en gros. L’interprofession regroupe ainsi l’ensemble des maillons économiques de la filière, engagés dans une démarche collective de développement et pérennisation du secteur. Un moyen de continuer à proposer aux consommateurs des produits de qualité, variés et sûrs, assurer les emplois et les revenus de la filière, et répondre aux enjeux environnementaux. Sans oublier de contribuer à un aménagement harmonieux du territoire.

“La filière Fruits et Légumes est une filière qui réussit. L'action collective portée par l'interprofession permet de rechercher l'excellence dans les savoir-faire réunionnais, pour une réponse adaptée aux enjeux du marché et du territoire", précise Joël Sorres, Président de l’ARIFEL.

Sources : (1) INSEE, 2006 (2) Direction de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de La Réunion, 2014.

http://www.irepsreunion.org
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http://www.irepsreunion.org
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Mercredi 26 Novembre 2014 - 16:33
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1.Posté par Gelanna une réunionnaise le 26/11/2014 17:22
le letchis a beaucoup de sucres? car j'ai donné à un vieux réunionnais 68ans des letchis à manger et son diabète le soir a fumé à 182, je crois au lieu du maximum 140, il nous a dit le soir.Et c'est bon à savoir, car il y a beaucoup de personnes de notre ile en métropole qui ont le diabète, ou qui frole le diabète de près, je dirais.

2.Posté par KLD le 26/11/2014 22:34
des cerises tout le temps pour tout le monde !

3.Posté par C'est bio? le 27/11/2014 06:06
1 - Comment le consommateur peut-il avoir de l'influence sur la saisonnalité: ce qui est proposé, est vendu... Sauf à dire (cela n'est pas dit et il faut que ce soit clair): consommer local et ne pas consommer des fruits et légumes importés venant hors saisons par rapport à la Réunion...

2 - Est-ce bio? Rien n'est dit à ce sujet, important pour la santé.

Je profite de l'occasion pour reprendre mon commentaire (un peu modifié) sur un article voisin de ZINFOS sur le sujet (http://www.zinfos974.com/La-Fraich-Attitude-La-promotion-de-fruits-et-legumes-frais-commence-lundi_a78525.htmlà propos du bio, en réponse à un zinfoaute pour qui cette préoccupation est le fait de "zintéressants". Ce qui montre qu'il n'a strictement rien compris.

Commentaire d'un adepte du productivisme: les sous les sous, la santé on s'en fout! Drôle de mentalité qui réduit tout problème à l'argent.

Côté producteurs, il y a un marché pour le bio, en plus. Mais si personne n'en fait ou presque pas, on n'en consomme pas et ça ne peut se développer. Alors que le bio est dans l'air du temps..!

Et puis c'est un choix: on fait agriculteur uniquement pour faire du bénéfice, ou bien on se préoccupe aussi de la qualité de ce qu'on produit et de la santé des consommateurs?

Au prie, le producteur peut faire de l'agriculture dite "raisonnée" qui limite les insecticides et pesticides. C'est pas le top, mais un moindre mal.

Le consommateur qui a un jardin peut faire pousser ses légumes lui-même, sans engrais ni pesticides, insecticides et avec du terreau (compost avec les déchets)

Côté consommateur, l'argent, oui, ça peut être un problème, car ce qui est bio est souvent plus cher.

Mais n'est-ce pas aussi un problème de choix de vie: privilégier ou non une nourriture de meilleure qualité et moins consommer du reste (gadgets divers (voiture de sport, cigarette, bonbons, chocolat, boissons gazeuses, pizzas, voiture, .... ). A la fin, on s'y retrouve.

En plus, voir les recettes par exemple d'un J.Pierre Koffe à petit prix.

Quand on veut on peut,....

Mais c'est tellement plus facile de continuer à produire et manger pesticides et insecticides, et après, quand on a un problème, d'aller voir les docteurs, ces "magiciens" de la santé en se demandant comment on en est arrivé là et en priant:" mon dié, mon dié"...!

Et bien sûr continuer de dénigrer ceux-celles qui prônent d'autres voies, inhabituelles et se préoccupent de santé....

Il y a encore beaucoup de chemin à faire dans l'esprit des gens (4 % du budget des ménages pour les fruits, et 8 % pour les légumes, taux inférieurs aux 9 % de boissons non alccolisées: limonades, sodas...) pour que les produits naturels soient davantage consommés, ...

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