Le Réseau d’Education Sans Frontières Ile de Mayotte tient à réagir suite aux nombreux drames qui se sont déroulés ces dernières semaines à Mayotte.
Tout d’abord, le décès d’un jeune nourrisson au CRA montre une nouvelle fois combien ce centre et son fonctionnement sont inadaptés mais également qu’il est scandaleux de le voir exclu de la dernière circulaire du ministre de l’intérieur sur la rétention des enfants. La réponse à ce décès ne saurait être une simple suspension d’infirmières qui font leur travail dans des conditions inacceptables, la responsabilité revenant avant tout aux autorités qui gèrent le CRA. Plusieurs naufrages ont également eu lieu ce mois ci et toutes nos pensées vont vers les familles des victimes.
Nous estimons que l’Etat français doit prendre, de manière urgente, ses responsabilités dans ces nombreux drames. Il serait meurtrier de devoir attendre 2015 pour l’arrivée d’un nouveau centre de rétention, l’actuel devant être mis aux normes dans les plus brefs délais avec, notamment, la mise en place d’un lieu réservé et adapté aux familles.
Suite à un rapport des sénateurs, le conseiller d’Etat Alain Christnacht, en visite sur notre île, a estimé que le visa Balladur devait être repensé. Le maintien de ce visa dans son état actuel ou l’augmentation des moyens de lutte contre l’immigration clandestine ne freineront en rien ce phénomène et malheureusement d’autres drames en mer. Seul un véritable investissement, humain et financier, de la part de la France envers ses anciennes colonies, permettra d’améliorer les conditions de vie des postulants à l’immigration dans leur pays d’origine, que cela soit sur le terrain de l’éducation, des soins ou du marché du travail.
Le Resfim tient également à rappeler que la France avait fait la promesse, il y a un an, d’établir à Mayotte un lieu où les personnes désireuses de régulariser leur situation pourraient obtenir leur passeport biométrique sans devoir prendre le risque d’un aller-retour incertain.
Quand est-il ?
Le Réseau d’Education Sans Frontière Ile de Mayotte (Resfim).
Tout d’abord, le décès d’un jeune nourrisson au CRA montre une nouvelle fois combien ce centre et son fonctionnement sont inadaptés mais également qu’il est scandaleux de le voir exclu de la dernière circulaire du ministre de l’intérieur sur la rétention des enfants. La réponse à ce décès ne saurait être une simple suspension d’infirmières qui font leur travail dans des conditions inacceptables, la responsabilité revenant avant tout aux autorités qui gèrent le CRA. Plusieurs naufrages ont également eu lieu ce mois ci et toutes nos pensées vont vers les familles des victimes.
Nous estimons que l’Etat français doit prendre, de manière urgente, ses responsabilités dans ces nombreux drames. Il serait meurtrier de devoir attendre 2015 pour l’arrivée d’un nouveau centre de rétention, l’actuel devant être mis aux normes dans les plus brefs délais avec, notamment, la mise en place d’un lieu réservé et adapté aux familles.
Suite à un rapport des sénateurs, le conseiller d’Etat Alain Christnacht, en visite sur notre île, a estimé que le visa Balladur devait être repensé. Le maintien de ce visa dans son état actuel ou l’augmentation des moyens de lutte contre l’immigration clandestine ne freineront en rien ce phénomène et malheureusement d’autres drames en mer. Seul un véritable investissement, humain et financier, de la part de la France envers ses anciennes colonies, permettra d’améliorer les conditions de vie des postulants à l’immigration dans leur pays d’origine, que cela soit sur le terrain de l’éducation, des soins ou du marché du travail.
Le Resfim tient également à rappeler que la France avait fait la promesse, il y a un an, d’établir à Mayotte un lieu où les personnes désireuses de régulariser leur situation pourraient obtenir leur passeport biométrique sans devoir prendre le risque d’un aller-retour incertain.
Quand est-il ?
Le Réseau d’Education Sans Frontière Ile de Mayotte (Resfim).

















