Plusieurs associations se sont réunies ce samedi à Saint-Pierre pour confronter leurs points de vue au sujet de la situation affectant la pratique du surf en mer, suite aux attaques dramatiques qui nous touchent toutes et tous. Calmement, et avec raison, nous avons ensemble souhaité partager cette position, attachée à la préservation du milieu marin mais aussi à celle essentielle de la sécurité des pratiquants de l'océan, surfeurs et baigneurs.
En notre qualité de groupe citoyen, et au vu de la situation, nous sommes atterrés par les décisions politiques scandaleuses suite aux derniers accidents impliquant requins et surfeurs. La Préfecture de La Réunion a annoncé la pêche de dix requins-bouledogues et requins-tigres afin d'évaluer le risque d'intoxication à la ciguatera dans l'éventualité d'une re-commercialisation de la viande (voir ici ). Or, la pêche de quelques individus ne permettra en aucun cas une telle étude : il est clair que ces prélèvements n'ont d'autres buts que d'apaiser quelques esprits en colère et avides d'actions radicales.
La préfecture de l'Ile de La Réunion agit et prend ses décisions sans aucune consultation citoyenne, sans aucun égard pour le travail de restauration des écosystèmes marins de La Réunion, futur patrimoine de nos enfants, et sans tenir compte du bon déroulement du programme CHARC qui coute plus de 700 000 euros aux contribuables. Malgré les avis scientifiques et professionnels, et derrière de faux semblants de recherche scientifique, la Préfecture s'apprête à lancer une chasse aux sorcières irrationnelle, inutile, et dangereuse.
Dangereuse car, qui prétend apporter des réponses «scientifiques» aux récents accidents en tuant ces requins est un menteur insouciant. En effet cela engendre un faux sentiment de sécurité, et les décisionnaires responsables, pourront être mis en cause en cas d'incident, ce qui ne saurait tarder puisque les réels problèmes sont complètement éludés. Nous doutons par ailleurs qu'un élu prenne la responsabilité de commercialiser une viande potentiellement dangereuse pour les consommateurs.
Rappelons qu'il existe des règles élémentaires de sécurité à respecter pour mise à l'eau. Rappelons également que les requins, en tant que superprédateurs jouent un rôle essentiel de préservation de l'équilibre écosystémique marin. En tuer dix, selon la seule loi du hasard est une aberration loin de faire l'unanimité. Est-il utile de rappeler que les deux espèces visées sont classées «quasiment menacées» sur la liste rouge de l'UICN.
Tandis que de nombreuses voix s'élèvent et en appellent au traitement des vrais problèmes (la pollution des rivages, la sensibilisation des usagers de la mer, et la préservation de la biodiversité marine réunionnaise), la Préfecture réunionnaise et le gouvernement français répondent favorablement à la vindicte populaire menée par une minorité d'individus, autorisant le prélèvement d'animaux menant leur vie dans leur milieu naturel sur un territoire censé être préservé.
La Réunion prétend s'illustrer d'année en année par des prises de décisions écologiquement responsables ... Cette année a même été décrétée « année de la biodiversité » sur l'île, ce qui est contradictoire avec ces décisions de "prélèvements" sans fondement ni objectif durable, et qui ne résolvent donc rien.
Association Sea Shepherd
Association Citoyenne de Saint-Pierre
Association Vie Océane
En notre qualité de groupe citoyen, et au vu de la situation, nous sommes atterrés par les décisions politiques scandaleuses suite aux derniers accidents impliquant requins et surfeurs. La Préfecture de La Réunion a annoncé la pêche de dix requins-bouledogues et requins-tigres afin d'évaluer le risque d'intoxication à la ciguatera dans l'éventualité d'une re-commercialisation de la viande (voir ici ). Or, la pêche de quelques individus ne permettra en aucun cas une telle étude : il est clair que ces prélèvements n'ont d'autres buts que d'apaiser quelques esprits en colère et avides d'actions radicales.
La préfecture de l'Ile de La Réunion agit et prend ses décisions sans aucune consultation citoyenne, sans aucun égard pour le travail de restauration des écosystèmes marins de La Réunion, futur patrimoine de nos enfants, et sans tenir compte du bon déroulement du programme CHARC qui coute plus de 700 000 euros aux contribuables. Malgré les avis scientifiques et professionnels, et derrière de faux semblants de recherche scientifique, la Préfecture s'apprête à lancer une chasse aux sorcières irrationnelle, inutile, et dangereuse.
Dangereuse car, qui prétend apporter des réponses «scientifiques» aux récents accidents en tuant ces requins est un menteur insouciant. En effet cela engendre un faux sentiment de sécurité, et les décisionnaires responsables, pourront être mis en cause en cas d'incident, ce qui ne saurait tarder puisque les réels problèmes sont complètement éludés. Nous doutons par ailleurs qu'un élu prenne la responsabilité de commercialiser une viande potentiellement dangereuse pour les consommateurs.
Rappelons qu'il existe des règles élémentaires de sécurité à respecter pour mise à l'eau. Rappelons également que les requins, en tant que superprédateurs jouent un rôle essentiel de préservation de l'équilibre écosystémique marin. En tuer dix, selon la seule loi du hasard est une aberration loin de faire l'unanimité. Est-il utile de rappeler que les deux espèces visées sont classées «quasiment menacées» sur la liste rouge de l'UICN.
Tandis que de nombreuses voix s'élèvent et en appellent au traitement des vrais problèmes (la pollution des rivages, la sensibilisation des usagers de la mer, et la préservation de la biodiversité marine réunionnaise), la Préfecture réunionnaise et le gouvernement français répondent favorablement à la vindicte populaire menée par une minorité d'individus, autorisant le prélèvement d'animaux menant leur vie dans leur milieu naturel sur un territoire censé être préservé.
La Réunion prétend s'illustrer d'année en année par des prises de décisions écologiquement responsables ... Cette année a même été décrétée « année de la biodiversité » sur l'île, ce qui est contradictoire avec ces décisions de "prélèvements" sans fondement ni objectif durable, et qui ne résolvent donc rien.
Association Sea Shepherd
Association Citoyenne de Saint-Pierre
Association Vie Océane
















