Paul Clerkin, au centre, en train de prendre les mesures d'une de ses prises au Centre de recherches d'Albion
Paul Clerkin, ce jeune chercheur qui a découvert huit nouvelles espèces de requins au large de Maurice, a accepté de répondre aux questions de Zinfos974. Il a embarqué sur le Will Watch, un navire de pêche néozélandais basé à Maurice, le 28 février. Après deux mois en mer, il est rentré à Maurice pour y travailler un peu plus de cinq semaines. Il est désormais rentré aux Etats-Unis.
Zinfos974: Racontez-nous un peu ce voyage. Qu'est-ce qui vous a amené à le faire?
Paul Clerkin: Je me suis lancé dans cette aventure parce que j'ai eu l'opportunité de faire des recherches dans une région éloignée et relativement inexplorée du Sud-Ouest de l'Océan indien. En tant que biologiste spécialiste des requins, c'était vraiment excitant. J'ai déjà fait des expéditions dans la mer de Bering donc j'étais prêt à faire face aux rigueurs de la vie à bord.
Ce voyage a demandé beaucoup de collaborations et de coordination. Mon conseiller, le docteur Dave Ebert, au laboratoire marin de Moss Landing, est directeur de programme au Centre de recherches du Pacifique sur les requins qui est le quartier général pour la côte Ouest des Etats-Unis du Consortium national de recherche sur les requins. Le laboratoire et le centre de recherches ont d'incroyables opportunités.
L'expédition a été coordonnée grâce au réseau international de Dave. Dave a travaillé avec le docteur Ross Shotton, le secrétaire exécutif de l'associations des pêcheurs en eaux profondes de l'céan indien austral, pour me permettre de monter à bord d'un bateau dans le Sud de l'océan Indien. Le Will Watch, un chalutier néozélandais, a accepté de me fournir gratuitement une place à bord et de la nourriture ainsi que l'accès à toutes leurs prises accessoires. Normalement, ils prennent la mer pour des durées de trois mois et c'était très sympa de leur part de se proposer pour me prendre à bord.
Pourquoi avoir choisi Maurice?
Les profondeurs là bas n'ont pas fait l'objet de beaucoup de recherches. Il reste beaucoup à y apprendre, notamment en ce qui concerne les requins. Les bateaux de pêche n'ont commencé à y aller qu'il y a 10 ou 20 ans et ça reste une zone relativement inexplorée.
Je suis diplômé du laboratoire marin de Moss Landing et Gavin Naylor, de l'université de Charleston, a obtenu une bourse de la Fondation scientifique nationale. Il a pu payer pour mon équipement et mon voyage jusqu'à l'île Maurice. Une fois sur le bateau, ils m'ont nourri tant qu'on était en mer. De retour à l'île Maurice, j'ai travaillé au centre de recherches sur la pêche d'Albion. Je n'avais pas d'espace où travailler sur mes requins quand je suis arrivé: tout était dans un réfrigérateur et ils ont été géniaux, ils m'ont dit que je pouvais aller travailler là bas. Ils m'ont aidé à réunir les données et ont ils ont demandé à des gens de travailler avec moi pour conditionner et envoyer les spécimens. Les scientifiques mauriciens d'Albion m'ont vraiment beaucoup aidé et se sont assurés que tout était prêt. C'était vraiment sympa.
Je me suis bien entendu avec tous ceux avec lesquels j'ai travaillé, que ce soit sur le bateau, l'équipe de l'usine... Souvent, ils n'étaient pas sûrs de ce que je faisais mais ils ont été très gentils et m'ont laissé faire mon travail. Je travaillais beaucoup seul sur le bateau. L'équipe de l'usine m'aidait à déplacer des choses. Tout le monde à Albion était très gentil. J'ai travaillé avec des gens du centre de recherche qui étaient vraiment serviables, ils m'aidaient tous les jours et restaient jusqu'à tard pour ça.
Donc, aucun mauricien à bord mais vous avez eu beaucoup d'aide de leur part une fois de retour à terre?
Oui, je n'aurais pas pu le faire sans eux. J'y serais probablement encore en train de travailler sur mes requins! Sans la coopération et l'assistance du centre de recherche d'Albion et du ministère mauricien de la pêche, les docteurs Ross et Naylor, et sans les contacts du docteur Ebert, ça n'aurait tout simplement pas été possible.
Pourquoi pensez vous que cette partie de l'océan n'avait pas été explorée jusqu'à présent?
Je pense que l'industrie de la pêche en eaux profondes là bas est encore relativement récente et nous sommes allés, en fait, assez loin de l'île, à entre cinq et sept jours de navigation. Le fait est qu'il faut déjà aller jusque là bas et que c'est en eaux profondes (2000 mètres de profondeur), ce qui nécessite un équipement et une technologie adaptés. Et c'est difficile d'y pêcher certaines des espèces que ces gars là pêchent. Donc c'est un peu de tout ça: une pêche récente et donc des recherches récentes. On n'aurait pas pu financer une expédition sur notre propre bateau de recherches donc le fait que les pêcheurs y aillent et m'autorisent à venir fut une véritable opportunité.
Quelles difficultés avez-vous rencontré?
Le voyage était bien, le travail sur le bateau aussi, j'étais toujours en train de courir à droite et à gauche pour prendre le plus possible d'échantillons et m'assurer que les données étaient bonnes. Une chose importante est que j'avais à organiser correctement les données. Je devais tout organiser et étiquetter parfaitement.
Une fois de retour à Maurice, je devais sans cesse m'occuper de régler des problèmes. Je suis tombé à court de formol pour conserver les spécimens et j'ai dû chercher une place qui en vendait. Ou encore j'ai dû acheter plus d'une centaine de grands sacs pour les envoyer et j'ai dû les trouver. Chaque jour, j'avais des choses à faire que je n'avais pas prévues.
Quelle va être la suite de ces recherches pour vous? Est ce que vous allez y retourner? Allez-vous écrire pour une revue scientifique?
Avec de la chance, tout ça en même temps. En ce moment, c'est vraiment très excitant pour moi d'avoir toutes ces nouvelles espèces de requins et des données sur des espèces rares donc on va commencer à écrire des articles pour des revues scientifiques dès que possible. On va essayer d'en publier un ou deux d'ici la fin de l'année. On va aussi travailler pour des sites Internet et faire des conférences. J'espère vraiment, aussi, pouvoir retourner à Maurice. L'équipage du bateau m'a proposé de m'aider à nouveau et le Centre de recherches sur la pêche d'Albion m'a dit qu'il voulait en faire un projet de recherche durable. Depuis que je suis de retour aux Etats-Unis, je travaille comme un dingue pour faire le tri dans les données mais l'île me manque et je préfèrerais y retourner. J'espère pouvoir y retourner si je trouve des financements pour le voyage et l'équipement dont j'ai besoin.
En ce moment, le Centre de recherches sur les requins du Pacifique est en train de travailler avec une équipe internationale d'experts des requins pour examiner ces nouvelles espèces. Ma prochaine tâche sera d'étudier ces spécimens et d'analyser les données que j'ai collectées pour pouvoir publier des articles qui expliqueront nos découvertes aux biologistes spécialistes des requins et au grand public. Ces informations seront aussi utiles à l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture dans le cadre de son programme d'identification des espèces marines.
Vous savez qu'il y a eu plusieurs attaques de requins à la Réunion. Vos recherches sont du coup très intéressantes pour nous. Qu'en pensez vous?
Parmi les requins que j'ai trouvés, aucun n'est mangeur d'hommes. La plupart sont très petits, des roussettes principalement.
Beaucoup de requins ont des biologies très anciennes. Ils n'ont pas changé depuis vraiment très longtemps. Ils sont vraiment très différents des grands requins blancs et des requins tigres auxquels la plupart des gens pensent quand on parle requins.
Certains sont vraiment très petits et n'ont presque aucune ou très peu de dents. Certains sont aussi très plats. On en a trouvé (on les appelle des requins à longues dorsales) des très grands, 2 mètres de long, et avec des dents toutes petites. Vous pouvez mettre votre main dans leur gueule et ils ne pourront pas vous mordre très fort.
Beaucoup de gens sur l'île m'ont demandé pourquoi j'étudiais les requins. Ils ont eu quelques attaques de requins et ils ne trouvaient pas les requins très bons à manger alors ils trouvaient ça étrange que je les étudie.
On ne connaît pas leur importance pour leur écosystème. Ils viennent des montagnes sous-marines et même le petit "eye shark" pourrait y être le plus gros prédateur. On n'a aucune idée non plus de l'impact de la pêche. Donc même s'il ne s'agit que de découvrir ces nouvelles espèces de requins et ce qu'elles consomment, ça nous en dit plus sur comment maintenir les stocks de pêche.
Justement, vous avez pêché ces requins, vous n'avez pas peur des dommages sur l'environnement?
Merci d'avoir soulevé cette question cruciale. Tous ces requins étaient en fait des prises accessoires d'un chalutier. Quand les pêcheurs tentent d'attraper l'espèce qu'ils convoitent, beaucoup d'autres poissons sont pêchés accidentellement, ce qui résulte en des morts accidentelles de poissons. Le bateau de pêche n'a pas changé ses habitudes de pêche pour cibler les requins, et en réalité, ils évitent les requins car la plupart des espèces n'ont pas beaucoup de valeur commerciale et peuvent endommager leurs filets.
Je me suis contenté d'analyser les prises dont ils ne voulaient pas et qui auraient été gâchées autrement. Et encore, je n'ai analysé que les requins morts, les requins qui montraient le moindre signe de vie étant immédiatement remis à l'eau. En fait, mieux connaître ces requins permettra, à l'avenir, de mieux les protéger, notamment contre les pêches accessoires justement.
Zinfos974: Racontez-nous un peu ce voyage. Qu'est-ce qui vous a amené à le faire?
Paul Clerkin: Je me suis lancé dans cette aventure parce que j'ai eu l'opportunité de faire des recherches dans une région éloignée et relativement inexplorée du Sud-Ouest de l'Océan indien. En tant que biologiste spécialiste des requins, c'était vraiment excitant. J'ai déjà fait des expéditions dans la mer de Bering donc j'étais prêt à faire face aux rigueurs de la vie à bord.
Ce voyage a demandé beaucoup de collaborations et de coordination. Mon conseiller, le docteur Dave Ebert, au laboratoire marin de Moss Landing, est directeur de programme au Centre de recherches du Pacifique sur les requins qui est le quartier général pour la côte Ouest des Etats-Unis du Consortium national de recherche sur les requins. Le laboratoire et le centre de recherches ont d'incroyables opportunités.
L'expédition a été coordonnée grâce au réseau international de Dave. Dave a travaillé avec le docteur Ross Shotton, le secrétaire exécutif de l'associations des pêcheurs en eaux profondes de l'céan indien austral, pour me permettre de monter à bord d'un bateau dans le Sud de l'océan Indien. Le Will Watch, un chalutier néozélandais, a accepté de me fournir gratuitement une place à bord et de la nourriture ainsi que l'accès à toutes leurs prises accessoires. Normalement, ils prennent la mer pour des durées de trois mois et c'était très sympa de leur part de se proposer pour me prendre à bord.
Pourquoi avoir choisi Maurice?
Les profondeurs là bas n'ont pas fait l'objet de beaucoup de recherches. Il reste beaucoup à y apprendre, notamment en ce qui concerne les requins. Les bateaux de pêche n'ont commencé à y aller qu'il y a 10 ou 20 ans et ça reste une zone relativement inexplorée.
Je suis diplômé du laboratoire marin de Moss Landing et Gavin Naylor, de l'université de Charleston, a obtenu une bourse de la Fondation scientifique nationale. Il a pu payer pour mon équipement et mon voyage jusqu'à l'île Maurice. Une fois sur le bateau, ils m'ont nourri tant qu'on était en mer. De retour à l'île Maurice, j'ai travaillé au centre de recherches sur la pêche d'Albion. Je n'avais pas d'espace où travailler sur mes requins quand je suis arrivé: tout était dans un réfrigérateur et ils ont été géniaux, ils m'ont dit que je pouvais aller travailler là bas. Ils m'ont aidé à réunir les données et ont ils ont demandé à des gens de travailler avec moi pour conditionner et envoyer les spécimens. Les scientifiques mauriciens d'Albion m'ont vraiment beaucoup aidé et se sont assurés que tout était prêt. C'était vraiment sympa.
Je me suis bien entendu avec tous ceux avec lesquels j'ai travaillé, que ce soit sur le bateau, l'équipe de l'usine... Souvent, ils n'étaient pas sûrs de ce que je faisais mais ils ont été très gentils et m'ont laissé faire mon travail. Je travaillais beaucoup seul sur le bateau. L'équipe de l'usine m'aidait à déplacer des choses. Tout le monde à Albion était très gentil. J'ai travaillé avec des gens du centre de recherche qui étaient vraiment serviables, ils m'aidaient tous les jours et restaient jusqu'à tard pour ça.
Donc, aucun mauricien à bord mais vous avez eu beaucoup d'aide de leur part une fois de retour à terre?
Oui, je n'aurais pas pu le faire sans eux. J'y serais probablement encore en train de travailler sur mes requins! Sans la coopération et l'assistance du centre de recherche d'Albion et du ministère mauricien de la pêche, les docteurs Ross et Naylor, et sans les contacts du docteur Ebert, ça n'aurait tout simplement pas été possible.
Pourquoi pensez vous que cette partie de l'océan n'avait pas été explorée jusqu'à présent?
Je pense que l'industrie de la pêche en eaux profondes là bas est encore relativement récente et nous sommes allés, en fait, assez loin de l'île, à entre cinq et sept jours de navigation. Le fait est qu'il faut déjà aller jusque là bas et que c'est en eaux profondes (2000 mètres de profondeur), ce qui nécessite un équipement et une technologie adaptés. Et c'est difficile d'y pêcher certaines des espèces que ces gars là pêchent. Donc c'est un peu de tout ça: une pêche récente et donc des recherches récentes. On n'aurait pas pu financer une expédition sur notre propre bateau de recherches donc le fait que les pêcheurs y aillent et m'autorisent à venir fut une véritable opportunité.
Quelles difficultés avez-vous rencontré?
Le voyage était bien, le travail sur le bateau aussi, j'étais toujours en train de courir à droite et à gauche pour prendre le plus possible d'échantillons et m'assurer que les données étaient bonnes. Une chose importante est que j'avais à organiser correctement les données. Je devais tout organiser et étiquetter parfaitement.
Une fois de retour à Maurice, je devais sans cesse m'occuper de régler des problèmes. Je suis tombé à court de formol pour conserver les spécimens et j'ai dû chercher une place qui en vendait. Ou encore j'ai dû acheter plus d'une centaine de grands sacs pour les envoyer et j'ai dû les trouver. Chaque jour, j'avais des choses à faire que je n'avais pas prévues.
Quelle va être la suite de ces recherches pour vous? Est ce que vous allez y retourner? Allez-vous écrire pour une revue scientifique?
Avec de la chance, tout ça en même temps. En ce moment, c'est vraiment très excitant pour moi d'avoir toutes ces nouvelles espèces de requins et des données sur des espèces rares donc on va commencer à écrire des articles pour des revues scientifiques dès que possible. On va essayer d'en publier un ou deux d'ici la fin de l'année. On va aussi travailler pour des sites Internet et faire des conférences. J'espère vraiment, aussi, pouvoir retourner à Maurice. L'équipage du bateau m'a proposé de m'aider à nouveau et le Centre de recherches sur la pêche d'Albion m'a dit qu'il voulait en faire un projet de recherche durable. Depuis que je suis de retour aux Etats-Unis, je travaille comme un dingue pour faire le tri dans les données mais l'île me manque et je préfèrerais y retourner. J'espère pouvoir y retourner si je trouve des financements pour le voyage et l'équipement dont j'ai besoin.
En ce moment, le Centre de recherches sur les requins du Pacifique est en train de travailler avec une équipe internationale d'experts des requins pour examiner ces nouvelles espèces. Ma prochaine tâche sera d'étudier ces spécimens et d'analyser les données que j'ai collectées pour pouvoir publier des articles qui expliqueront nos découvertes aux biologistes spécialistes des requins et au grand public. Ces informations seront aussi utiles à l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture dans le cadre de son programme d'identification des espèces marines.
Vous savez qu'il y a eu plusieurs attaques de requins à la Réunion. Vos recherches sont du coup très intéressantes pour nous. Qu'en pensez vous?
Parmi les requins que j'ai trouvés, aucun n'est mangeur d'hommes. La plupart sont très petits, des roussettes principalement.
Beaucoup de requins ont des biologies très anciennes. Ils n'ont pas changé depuis vraiment très longtemps. Ils sont vraiment très différents des grands requins blancs et des requins tigres auxquels la plupart des gens pensent quand on parle requins.
Certains sont vraiment très petits et n'ont presque aucune ou très peu de dents. Certains sont aussi très plats. On en a trouvé (on les appelle des requins à longues dorsales) des très grands, 2 mètres de long, et avec des dents toutes petites. Vous pouvez mettre votre main dans leur gueule et ils ne pourront pas vous mordre très fort.
Beaucoup de gens sur l'île m'ont demandé pourquoi j'étudiais les requins. Ils ont eu quelques attaques de requins et ils ne trouvaient pas les requins très bons à manger alors ils trouvaient ça étrange que je les étudie.
On ne connaît pas leur importance pour leur écosystème. Ils viennent des montagnes sous-marines et même le petit "eye shark" pourrait y être le plus gros prédateur. On n'a aucune idée non plus de l'impact de la pêche. Donc même s'il ne s'agit que de découvrir ces nouvelles espèces de requins et ce qu'elles consomment, ça nous en dit plus sur comment maintenir les stocks de pêche.
Justement, vous avez pêché ces requins, vous n'avez pas peur des dommages sur l'environnement?
Merci d'avoir soulevé cette question cruciale. Tous ces requins étaient en fait des prises accessoires d'un chalutier. Quand les pêcheurs tentent d'attraper l'espèce qu'ils convoitent, beaucoup d'autres poissons sont pêchés accidentellement, ce qui résulte en des morts accidentelles de poissons. Le bateau de pêche n'a pas changé ses habitudes de pêche pour cibler les requins, et en réalité, ils évitent les requins car la plupart des espèces n'ont pas beaucoup de valeur commerciale et peuvent endommager leurs filets.
Je me suis contenté d'analyser les prises dont ils ne voulaient pas et qui auraient été gâchées autrement. Et encore, je n'ai analysé que les requins morts, les requins qui montraient le moindre signe de vie étant immédiatement remis à l'eau. En fait, mieux connaître ces requins permettra, à l'avenir, de mieux les protéger, notamment contre les pêches accessoires justement.
Paul Clerkin avec deux des requins qu'il a étudiés.
Autres articles
Paul Clerkin, à côté d'un requin à longue dorsale. Ces découvertes laissent entendre que ces requins sont moins rares qu'on ne le pensait mais vivent dans des zones encore peu explorées.















