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Eric et Raymond discutent tranquillement, sur un bout de trottoir, à l'ombre d'une toiture de case créole. Parmi plusieurs sujets de conversation, l'un d'eux retient toute l'attention des deux compères : le requin.
Comme bon nombre de Réunionnais, ils ont aussi leur avis sur la question… Eux défendent plutôt l'idée que "dan tan lontan, domoun té fé attention". Loin de tomber dans le faux débat zoreil-créole, Eric et Raymond admettent que la population de l'île a beaucoup augmenté et que les conseils avisés de leurs aînés n'ont pas su se propager.
Eric est originaire de Saint-Benoît : "Je me souviens, dans mon enfance, on allait se baigner à Sainte-Anne. Nos parents nous laissaient en nous rappelant une seule chose : Vous n'entrez pas dans l'eau avant 10h, et vous sortez avant 15h". Sans faire porter la responsabilité aux surfeurs victimes d'attaques, ils ne pensent pas moins que les heures de pratique du surf constatées sont des circonstances aggravantes.
"I fo toujours regardé si la mer lé plein ou si lé sec"
"C'était pareil pour le temps. On nous apprenait depuis petit à ne pas aller se baigner en temps de pluie, de cyclone, de mer sale…", se remémore-t-il.
Raymond est un ancien pêcheur, la mer il la connait bien. Ce "sage", comme l'appellent ses camarades, dit même que le requin, il l'a déjà caressé... "Mi té fai la pêche en mer 30 ans en arrière. Kan ou retrouv a ou devan un requin, i fo pa ou a peur. Nou connai ke le requin i rode manger. Kan li vien près des cotes, c'est que la mer i brasse. I fo toujours regardé si la mer lé plein ou si lé sec", transmet-il.
L'homme âgé de 58 ans est de ceux qui pensent qu'il y a de la place pour tout le monde, et qu'il ne faut surtout pas enlever à des jeunes leur pratique sportive, "sinon bana i tombe dans la délinquance", a-t-il appris. Alors il préconise que l'on trouve un lieu spécifique pour les surfeurs, et qu'on sécurise cet endroit rien que pour eux. Après tout, les idées les plus originales sont parfois les meilleures...
*Témoignage de Raymond en vidéo.
Comme bon nombre de Réunionnais, ils ont aussi leur avis sur la question… Eux défendent plutôt l'idée que "dan tan lontan, domoun té fé attention". Loin de tomber dans le faux débat zoreil-créole, Eric et Raymond admettent que la population de l'île a beaucoup augmenté et que les conseils avisés de leurs aînés n'ont pas su se propager.
Eric est originaire de Saint-Benoît : "Je me souviens, dans mon enfance, on allait se baigner à Sainte-Anne. Nos parents nous laissaient en nous rappelant une seule chose : Vous n'entrez pas dans l'eau avant 10h, et vous sortez avant 15h". Sans faire porter la responsabilité aux surfeurs victimes d'attaques, ils ne pensent pas moins que les heures de pratique du surf constatées sont des circonstances aggravantes.
"I fo toujours regardé si la mer lé plein ou si lé sec"
"C'était pareil pour le temps. On nous apprenait depuis petit à ne pas aller se baigner en temps de pluie, de cyclone, de mer sale…", se remémore-t-il.
Raymond est un ancien pêcheur, la mer il la connait bien. Ce "sage", comme l'appellent ses camarades, dit même que le requin, il l'a déjà caressé... "Mi té fai la pêche en mer 30 ans en arrière. Kan ou retrouv a ou devan un requin, i fo pa ou a peur. Nou connai ke le requin i rode manger. Kan li vien près des cotes, c'est que la mer i brasse. I fo toujours regardé si la mer lé plein ou si lé sec", transmet-il.
L'homme âgé de 58 ans est de ceux qui pensent qu'il y a de la place pour tout le monde, et qu'il ne faut surtout pas enlever à des jeunes leur pratique sportive, "sinon bana i tombe dans la délinquance", a-t-il appris. Alors il préconise que l'on trouve un lieu spécifique pour les surfeurs, et qu'on sécurise cet endroit rien que pour eux. Après tout, les idées les plus originales sont parfois les meilleures...
*Témoignage de Raymond en vidéo.















