Société

Requin : Baignade toujours interdite à Boucan Canot, les prélèvement stoppés


Requin : Baignade toujours interdite à Boucan Canot, les prélèvement stoppés
Après la dernière attaque meurtrière de requin à la Réunion, sur la plage de Boucan Canot, la préfecture de la Réunion avait pris deux mesures, notamment un arrêté pour interdire la baignade et les activités nautiques sur les sites de Boucan Canot et des Roches Noires, mais également la décision de procéder au prélèvement de requins dans la zone.

Après trois jours de prélèvement au moyen de bateaux de pêche "sélectionnés" par la préfecture, un requin bouledogue de 150 kilos pour 2m50 a été capturé pour mener une étude scientifique. "Il n'y avait pas d'objectif chiffré de prélèvement de squale. Sinon, nous aurions fait durer le temps de prélèvement", rappelle le secrétaire général de la préfecture, Xavier Brunetières. Des prélèvements qui n'ont pas eu d'effets "collatéraux" sur l'environnement.

Reconnaissance aérienne de Boucan ce lundi avant une possible réouverture

Cet après-midi, l'Etat entouré de la Région, de la mairie de Saint-Paul et des professionnels de la mer se sont réunis pour faire un bilan de ces trois jours de prélèvement mais également définir les actions à mener dans les prochains semaines et mois à venir sur l'étude du risque requin à la Réunion. "Nous allons procéder à une étude importante sur la population de requin. Des prélèvements seront effectués pour le marquage et connaitre ainsi la population de requin à la Réunion", explique-t-il. Quant aux prélèvements pour les études scientifiques de requins, ils ne seront pas reconduits a expliqué la préfecture de la Réunion.

Deuxième décision prise lors de cette réunion, la surveillance "accrue" de la zone de baignade concernée. "En ce moment le drapeau rouge est hissé sur les plages de Boucan et des Roches. Nous allons effectué un passage aérien ce lundi, suivi de patrouilles nautiques menées notamment par le SDIS, pour observer la zone de baignade", explique Emmanuel Séraphin, adjoint à la mairie de Saint-Paul, qui ajoute : "si la zone est sécurisée nous abaisserons la flamme rouge pour l'orange".

Des plaquettes distribuées par l'IRT à destination des touristes

La mairie de Saint-Paul a également décidé de la mise en place d'une nouvelle signalétique "requin". "Une signalisation pour les baigneurs et les surfeurs sera mise en place avec un drapeau spécifique", explique Emmanuel Séraphin qui tient immédiatement à préciser : "Si un requin est observé, l'arrêté préfectoral entrera en vigueur interdisant de nouveau la baignade et les activités nautiques".

Des décisions prises car l'enjeu pour la Réunion est "économique, social et environnemental", souligne Fabienne Couapel-Sauret, vice-présidente de la Région, qui ne souhaite pas que la Réunion connaisse un autre épisode du type chikungunya. De son côté, l'IRT va mettre à la disposition des touristes des plaquettes pour prendre connaissance du risque requin. Des décisions prise pour sécuriser nos côtes et permettre à la Réunion de retrouver une certaine sérénité face à ce risque qui a causé depuis le début de l'année la mort de deux personnes.
Vendredi 30 Septembre 2011 - 17:43
Julien Delarue
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1.Posté par nono le 30/09/2011 18:23
On est en vacances scolaires , dommage de ne pouvoir aller se baigner dans la mer mais le Préfet a raison : "Deux précautions valent mieux qu'une !" ...
Des requins guettent les baigneurs imprudents ....
Comme sur terre , des requins guettent les consommateurs endormis !

2.Posté par Caton2 le 30/09/2011 20:31
Ce Préfet donne l'impression de ne pas savoir ce qu'il veut...

3.Posté par ndldlp le 30/09/2011 23:43
couapel ??? peut être faudrait il mettre des filtres dans l'eau..histoire de filtrer les requins des poissons tolérés sur nos côtes..

oser comparer le chik et ses morts, avec le risque requin... la bienséance m'interdit de qualifier cet élu... mais globalement, un e, deux n, un o et un c..

4.Posté par Caton2 le 01/10/2011 01:13
Le Préfet, la Région, la mairie de Saint Paul... tous semblent atteint de ramollissement généralisé. Qu'est-ce qui se passe dans la cervelle de nos têtes pensantes? On décide des mesures qu'on abandonne en route; pourquoi? La préfecture se propose de faire des marquages pour mieux connaître la population de requin. Bien. Mais je rappelle qu'après trois jours de pêche, un seul requin a pu être "prélevé". Alors, Monsieur le Préfet, comment allez-vous vous y prendre pour capturer des requins et les marquer, alors qu'on arrive même pas à les pêcher? On nous dit que des surveillances aériennes vont permettre de décider si on passe du drapeau rouge au drapeau orange... Des surveillances aériennes? Combien par jour? Voyez-vous, un requin, ça nage vite et aucune surveillance de ce genre ne permettra d'être sûr qu'une zone est sécurisée...
Alors? Encore une fois Madame Couapel résume bien la situation:"Des décisions prises car l'enjeu pour la Réunion est "économique, social et environnemental"... Des décisions? Magnifique exemple de langue de bois. En clair, nos chefs ont décidé de ne rien faire, devant une opinion publique aux visions contradictoires, voire antagonistes. Quel courage politique!
Alors, perfidement, je ne résiste pas à l'envie de faire un petit rappel historique
Nous sommes en 1997.
Après plusieurs attaques de requins, l'Ifremer, dans une étude très détaillée, préconisait la mise en place de six drum lines à Saint Paul.
Voici le calendrier proposé à l'époque par l'Ifremer:
"La durée précise d’un programme de drum line ne peut être déterminée précisément tant que les espèces et leurs abondances ne sont pas connues dans les premiers mois de l’opération.
Les étapes suivantes sont proposées :
Phase 1 :
Développement préliminaire, familiarisation et données primaires, d’une durée d’environ 3 mois.
A suivre de la venue de consultants et de groupes de travail.
Phase 2 :
Suivi scientifique des drum lines pendant 2 ans et traitement des données
Phase 3 :
Prise en considération d’un programme de drum-line sur le long terme, au vu des données récoltées. Il devra être noté qu’un programme de drum-line pourrait être envisagé de manière indéfinie si les résultats scientifiques confirment qu’il peut diminuer le risque requin et être écologiquement durable.
Besoins humains :
Les moyens humains et matériels de base pour les infrastructures de ce type de programme sont modestes, spécialement en comparaison avec ceux demandés par les programmes de pêche aux filets.
Il est proposé que la construction et l’entretien des drum-lines soient pris en charge par un opérateur local pertinent. IFREMER superviserait le suivi scientifique et assurerait l’approche statistique et la divulgation des résultats scientifiques. Un groupe de travail d’experts serait établi, incluant des spécialistes du domaine (IFREMER, ORI en RSA, ...), mais aussi la Préfecture (CLOE), la DIREN, la Région, le Département, qui seront chargés d’accompagnés scientifiquement, techniquement et politiquement ces travaux."
Le coût d’une drum-line de six éléments (y compris entretien, appâtage, sur un an) était estimé, à l'époque, à 65 000 francs

Vous remarquerez qu'une solution immédiate était proposée et que l'étude préliminaire ne dépassait pas trois mois, alors qu'on nous propose désormais deux ans d'études.
Comment a t-on pu ranger dans les tiroirs cette étude?
Pourquoi un problème qui se posait déjà en 1997 à attendu 2011 et deux nouveaux morts pour être (timidement) pris en compte... et vraisemblablement de nouveau "oublié"?

5.Posté par Raz le bol de Riz le 01/10/2011 08:12
Grave erreur de stopper la pêche.....il va falloir s'attendre à de nouvelles victimes....et l'argent dépensée pour les tracts et autres panneaux serait mieux utilisé à l'installation de drums lines....

Qui sera la prochaine victime?

6.Posté par L'Ardechoise le 01/10/2011 09:11
Danse avec les requins: un pas en avant, deux pas en arrière et trois sur le côté...
L'intervention de Brigitte Barjot et de La mi ali (et même azot) fait donc danser une partie de La Réunion et les autres regardent avec affliction, j'en fait partie.
Surveillance, oui, mais de tous les instants, du lever au coucher du soleil!
Moyens techniques, mais aussi humains à mettre en place...
Enjeu économique : la mort annoncée d'une station balnéaire, vous ne croyez quand même pas que les touristes vont venir se baigner sur les plages où il a un tel risque.
Enjeu environnemental : la mort annoncée d'un lagon déjà mal en point, tout le monde va se rabattre sur les plages de l'Ermitage et de La Saline.
Enjeu social : la mort annoncée du "bien vivre ensemble", mais ce n'est pas grave, il est déjà mourant, autant l'achever!
Et du temps qu'on y est, pourquoi pas un prélèvement de surfeurs et de body-boardeurs que l'on va pucer afin de suivre leurs déplacements et leurs moeurs?

7.Posté par Suggestion le 01/10/2011 09:27
Je suis pilote, et je vole pratiquement tous les jours. Le jour du drame, la couleur de l'eau autour de certaines côtes de l'Île était vraiment très "marron", elle tranchait vivement avec le bleu du large.
Or les spécialistes dient qu'une eau marron, sans visibilité, est très dangereuse.
Cette particularité se voit parfaitement des airs, d'en haut.
Je propose donc d'effectuer des sortes de guets aériens, et dès que la situation s’aggrave, d'en informer par radio les autorités qui prendront les mesures de sécurité nécessaires, essentiellement, je suppose, interdire les activités nautiques dans ces circonstances.

8.Posté par Vieutang412 le 01/10/2011 09:30
Quand je vois qu'avec toute leur technologies à la con!!! des "pêcheurs" des zoizos avec un matériel a la pointe ne sont pas foutu d'attraper un requin, je mets tout ce petit monde au courant qu'a presque 70 ans et handicapé je suis capable d'en prendre au minimum 5 par jour.... Allez vous faire foutre pêcheurs a la con!!!

En 1998 j'ai, avec deus amis pris en une semaine cinq requins tigre d'un minimum de 400 Kgs avec un zodiac pourri à l'embouchure de la Riviére des Marsoins à Saint Benoit, je suis prêt a réitéré cette démarche et à former une équipe pour débarrasser la côte ouest de ce fléau, je suis d'accord avec les assos de protection de la faune marine, mais il y a un moment ou il faut savoir faire la part des choses.

Y a t-il une association qui protège l'homme, on a vu en Lybie, en Syrie, en Afganistan et dans toutes les parties du monde les massacres, pour ça il y a un tribunal international qui vient après coup....

Protégeons la nature mais essayons aussi protéger l'homme ça peut servir!!!

Il faudra aussi penser a protéger les fourmis rouges....

9.Posté par Caton2 le 01/10/2011 15:48
7. C'est une bonne idée, d'autant que les eaux "marron" sont le signe de présence d'eau douce venue des ravines, une situation particulièrement propice à la présence des requins bouledogues. Votre remarque est d'autant plus la bienvenue que c'est une remarque qui va dans le sens de la solidarité de tous. Il est désespérant de constater que ces drames exacerbent des clivages dans la population réunionnaise. Dans la situation de crise économique que nous vivons, il faut choisir la solidarité, pas l'ostracisme. La Réunion ne peut se permettre de rajouter de la crise à la crise. La bonne santé du secteur touristique dépend pour beaucoup du plaisir de fréquenter les plages en toute sécurité. Si rien n'est fait, le secteur ne mettra pas longtemps à être sinistré...

10.Posté par macgyver le 01/10/2011 20:31
Mettre une muselière au requin,le faire nourrir avec une paille par Noe ou Nono.
Puis les expédier tous les deux à nos amis australiens pour repeupler la grande barrière ,avec Noe comme garde..barrière .:-))

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