Selon une information du journal Les Echos, le groupe sidérurgique russe Severstal aurait entamé des discussions en vue de la reprise des deux hauts-fourneaux du site de Florange, à l'arrêt depuis plus d'un an depuis que le groupe ArcelorMittal a décidé de les fermer.
Du côté du gouvernement, à qui il reste un mois pour trouver un repreneur aux hauts-fourneaux de Florange, on ne "confirme ni infirme la piste Severstal", s'est borné à réagir l'entourage du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.
Même réaction du côté du groupe russe qui dit "ne pas commenter les rumeurs et les spéculations du marché".
Le responsable CFDT à Florange, Edouard Martin, s'est réjoui au micro de France Inter sur une éventuelle reprise de l'activité des hauts-fourneaux lorrains. Avec tout de même de la méfiance : "Je regarde ça, entre guillemets, avec un peu d'amusement, parce que tous les oiseaux de mauvais augure nous disaient, jamais de la vie un industriel qui est sérieux ne porterait un intérêt pour racheter Arcelor Florange. Et je vois qu'aujourd'hui, même s'il faut rester très prudent, cette usine intéresse des industriels et c'est intéressant pour nous", ajoute-t-il.
Une prudence justifiée, car de nombreux spécialistes du secteur sont perplexes quant à cette reprise des fourneaux de Florange par Severstal. "Severstal ne confirme pas ces rumeurs. Cela doit être des spéculations. Je ne crois pas que qui que ce soit achète à ce moment des actifs en France. Ils ne sont pas rentables", affirme Boris Krasnojenov, analyste chez Renaissance Capital.
Pour rappel, Severstal avait déjà tenté une fusion avec Arcelor avant son rachat par Mittal. Mais cela avait été rétoqué par les actionnaires du groupe français, laissant la voie libre au groupe présidé par Lakshmi Mittal.
















