Société

Rencontre régionale contre les violences faites aux femmes

Depuis ce matin et jusqu'à vendredi une "plateforme régionale de lutte contre les violences à l’égard des femmes" a lieu dans l'hémicycle du Conseil général. Les Comores, Madagascar, Maurice, Rodrigues, les Seychelles, la Réunion, ainsi que la COI et les Nations Unies y sont représentés pour tenter de trouver ensemble des solutions contre ce fléau, en tenant compte des problématiques spécifiques de chaque territoire.


Rencontre régionale contre les violences faites aux femmes
 
Plusieurs délégations des Etats de l'océan Indien étaient ce matin présentes au Conseil général, dans le cadre de la mise en place d'une "plateforme régionale de lutte contre les violences à l’égard des femmes", un dispositif d'échange d'informations et d'animation d'ateliers pour améliorer les actions menées contre les discriminations de genre.

Les participants ont profité de la matinée d'aujourd'hui pour faire un point sur les avancées de chaque nation sur ces problématiques après des résolutions initiées dans ce cadre en octobre dernier à Maurice. Le représentant des Nations-Unies (UNFAP), Cheikh Tidiane Cissé, a invité tour à tour chaque délégation à s'exprimer, après avoir rappelé que la violence envers les femmes n'est "jamais tolérable, jamais excusable, sous quelque forme que ce soit et peu importe le contexte".

Une femme sur deux victime de violences sexuelles aux Comores

La représentante de la délégation comorienne a ouvert le bal. "Nous vivons aux Comores dans une société matriarcale, où la femme est le ciment de la cellule familiale. A ce titre, elle doit bénéficier d'une attention particulière". Or, le constat livré par la représentante est alarmant. "La violence conjugale est courante et prend de plus en plus d'ampleur. Des filles mineures se prostituent, il y a de de la violence physique, verbale, économique. Une jeune fille sur deux subit des violences sexuelles, notamment des viols dans le cadre de mariages forcés. Le viol est puni de 5 à 10 ans de prison dans le code pénal, mais beaucoup de familles passent par des procédures extrajudiciaires".

Elle poursuit : "Nous avons récemment mis en place une plateforme nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, nommée SUBUTI, qui regroupe différents acteurs de ce combat, avec un service d'écoute et d'assistance aux femmes et enfants. Nous notons des progrès importants ces dernières années mais les pesanteurs socio-culturelles persistent et limitent l'efficacité des actions menées".

Les textes français "dispersés"

Place ensuite à l'exposé de la situation Réunionnaise assuré, en l'absence de Nassimah Dindar, par une représentante du Département. Sur l'île, l'on estime que 15% des femmes seraient victimes de violences conjugales, contre 9% en métropole. Il reste encore du chemin à parcourir, mais la représentante du Conseil général a mis l'accent sur les mesures prises pour y remédier.

Sur le plan national, la reconnaissance du viol au sein du couple constitue une avancée non négligeable. Au niveau local, la mise en place du numéro 115, les formations organisées, l'hébergement d'urgence et dernièrement la mise à disposition d'un assistant social dans deux commissariats de l'île, contribuent à encadrer les choses.

Mais pour la députée-maire Huguette Bello, tout cela ne suffit pas. "Nous parlons là d'un des plus grands scandales en matière de droits humains, les violences faites aux femmes se répercutent à tous les niveaux de la vie. Elle a également un coût équivalent à 1 milliard de frais médicaux par an pour l'Etat, entre les frais d'hôpital, d'aide au logement, de psychotropes, ou encore de frais de justice. Beaucoup de textes existent en France mais ils sont dispersés, je voudrais les enrichir et plaider pour une loi-cadre que femmes et hommes doivent réclamer", a-t-elle revendiqué, avec une "passion" que le représentant de l'UNFAP n'a pu se priver de relever.

Plutôt une plateforme de promotion du genre

La délégation de Madagascar a déclaré préférer instaurer en premier lieu une plateforme de promotion du genre, destinée à favoriser l'autonomie des femmes, à une plate-forme de lutte contre les violences. "A Madagascar, le niveau d'analphabétisme des femmes est plus élevé que celui des hommes, elles sont plus faibles au niveau économique, et le poids des us et coutumes peut être néfaste à la promotion du genre", a estimé le représentant de la délégation malgache. Figurent parmi les solutions déjà envisagées: le développement de la sensibilisation via les médias, les écoles et les chefs traditionnels, l'appui technique et financier pour une plus grande autonomie des femmes et la création d'un dispositif pour que celles-ci accèdent aux postes de décision.

Maurice, par la voix de sa représentante, a simplement choisi d'attendre l'issue des discussions menées jusqu'à vendredi pour décider des modalités d'organisation d'une plateforme nationale en vue d'établir "une action concertée et une stratégie commune, cohérente avec tous les acteurs" .

A Rodrigues, la violence touche tout le monde

La délégation de Rodrigues a ensuite succédé à l'île soeur. "La violence y est très répandue. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des sacs de sable, sur un ring de boxe", s'est indignée la représentante de l'île. "A Rodrigues, il y a notamment beaucoup de problèmes d'inceste et de promiscuité car nous avons des difficultés de logement. Nous avons un comité qui travaille déjà sur la question des violences et qui est voué à évoluer en plate-forme nationale", a-t-elle annoncé, avant de conclure que la clé se trouvait dans l'éducation, la prévention, et la répression. "Il faut des peines plus sévères et une tolérance zéro".

En ce qui concerne les Seychelles, 215 cas de violences à domicile ont été signalés entre janvier et mai 2011 au tribunal de la famille, la plupart concerne des femmes. Quatre meurtres liés à des violences conjugales ont été commis sur cette même période. "Nous manquons de ressources pour faire face aux violences domestiques mais le gouvernement est résolu à s'attaquer au problème", a assuré la représentante seychelloise.

Des résultats concrets

Il reste aux délégations de l'océan Indien jusqu'à 18h ce vendredi pour échanger, débattre et trouver des solutions pour endiguer du mieux possible les discriminations et violences, psychologiques, économiques, physiques faites aux femmes. Fatoumia Ali Bazi, représentante de la COI espère "du dynamisme, pour des résultats concrets". Une feuille de route 2011 pour rendre opérationnelle la plate-forme régionale devrait clôturer la session finale.
Mercredi 6 Juillet 2011 - 16:52
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1.Posté par noe le 06/07/2011 16:58
A-t-on invité DSK à cette réunion ?

2.Posté par Le Troll velu 974 le 06/07/2011 17:08
Yen a qui vont encore nous dire que c'est nout kiltir !!

3.Posté par citoyen le 06/07/2011 21:43
étonnerai à moin d'admettre bande femmes en douleur dans certaines régions ocean indien! quand ou voi l'épasseur zotes lé ddans; surtout çaq y déboule la REUNION avec 8 zenfants. La largeur un y fait deux bonhonme la bas. Arrête avec bande colloques nana rien que un pays y finance tout ce mascarade. C'est zimpôts créoles la REUNION

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