Renault avait prévu un éventuel suicide de l'un des trois cadres accusés à tort d'espionnage et licenciés en janvier dernier, selon des informations divulguées par France Info et Le Parisien.
Selon ces médias, la marque au losange aurait rédigé à l'avance des communiqués pour réagir à cette hypothèse. Frédérique Le Grèves, qui était à l'époque directrice de la communication de l'entreprise, reconnaît d'avoir demandé à ses services de rédiger ces communiqués. "C'était de l'anticipation pure, des éléments de langage pour être prêt à répondre aux journalistes", se justifie-t-elle auprès du Parisien
Deux communiqués ont été rédigés par le constructeur en cas de suicide de ses cadres. Le premier était à utiliser si "l'un des cadres avait tenté de mettre fin à ses jours", le second "s'il avait mis fin à ses jours".
Pour rappel, cette affaire de faux espionnage avait éclaté en janvier 2011, où deux employés du service de sécurité ont accusé à tort trois cadres du groupe d'espionnage industriel. Ils ont été licenciés par Renault avant d'être innocentés.
Patrick Pélata, alors numéro deux de l'entreprise, avait dû démissionner avec six autres responsables de la marque.
















