Une réactualisation de la lettre de cadrage pour les écoles maternelles a été envoyée dans les écoles maternelles, avec une aggravation de tous les travers déjà présents en 2006.
D’entrée, il nous faut travailler dans nos classes 10 mn de plus le matin puis l’après midi , soit 80 mn de travail supplémentaires non rémunérées par semaine ; il s’agit bien là d’un travail puisque ces activités doivent se prolonger après la sonnerie officielle d’entrée en classe. La législation fait simplement état d’un accueil des enfants en aucun cas d’activités faites en classe.
Ensuite, le goûter du matin est purement et simplement supprimé, à moins que la commune n’organise une collation collective. En quoi cette collation collective est-elle meilleure que la collation individuelle ? On l’ignore d’autant que le prétexte avancé est le suivant : « les élèves doivent avoir faim quand ils vont à la cantine ». Il faut donc les affamer sans tenir compte de leur rythme propre et familial. Prennent- ils le bus ? Sont- ils des mangeurs du matin ? Tout ceci également pour pallier la mauvaise alimentation donnée par les familles.
En revanche, concernant la sieste, il n’est pas question de pallier la mauvaise éducation donnée par la famille aux enfants qui se couchent tard ou qui se lèvent très tôt pour prendre le bus. M. le recteur se prend - il pour l’assemblée législative à lui tout seul ? puisqu’en l’absence de législation concernant la sieste, il légifère et
- interdit toute forme de sieste en grande section,
- la trouve inutile en moyenne section et
- accorde 30mn aux petites sections.
En 2006, il était question de 60 mn pour les petits comme pour les moyens. Le milieu médical est pourtant très clair là-dessus : un temps de sieste est nécessaire au développement de l’enfant jusqu’à ses cinq ans. Le manque de sommeil entraîne irritabilité, agressivité et manque d’attention : tout ce dont les enseignants se plaignent actuellement. N’y aurait- il pas corrélation entre la suppression d’un repos possible et les difficultés d’apprentissage largement constatées ?
Concernant le temps de la récréation, là aussi la charte outrepasse la législation toujours en vigueur (de 15 à 30 minutes par demi - journée), puisque M. le recteur supprime purement et simplement la récréation si les enfants ont dormi ; donc les grands et les moyens sortent en récréation pendant que les petites sections travaillent dans des conditions très peu propices à un apprentissage.
Si M. le recteur accorde une ligne dans sa charte aux enfants précoces, rien n’est prévu concernant l’accueil des élèves handicapés que la loi de 2005 rend pourtant obligatoire dans les écoles maternelles. La prise en charge par les écoles d’élèves handicapés peut conduire à des aménagements nécessaires concernant la sieste, l’accueil et l’organisation génèrale de la classe. L’absence de recommandation témoigne du désintérêt de M. le recteur à l’encontre de ces élèves et de leurs familles.
Au moment où le ministère veut ramener la semaine scolaire à 5 jours , sous le prétexte qu’il faut respecter le rythme des élèves et leurs besoins physiologiques, l’on se rend compte que les élèves sont un enjeu et un prétexte pour recadrer des enseignants de maternelle , toujours suspectés de ne pas exercer un vrai travail à l’instar de leurs collègues de l’élémentaire.
Il nous apparaît légitime de ne pas mettre en œuvre cette charte, rédigée sans concertation avec la communauté éducative (syndicats, fédérations de parents d’élèves, enseignants, conseils d’école) et entachée d’illégalités et de prises de décisions inacceptables. Il nous faut opposer à cette charte :
- un refus pur et simple
- une application stricte des textes nationaux.
La Réunion est toujours un département et ne dispose pas d’une législation propre faite par le recteur auto-investi de pouvoirs législatifs spécifiques , contradictoires avec la législation nationale.
POUR LE SAIPER PAS974 SONIA DELRIEU
D’entrée, il nous faut travailler dans nos classes 10 mn de plus le matin puis l’après midi , soit 80 mn de travail supplémentaires non rémunérées par semaine ; il s’agit bien là d’un travail puisque ces activités doivent se prolonger après la sonnerie officielle d’entrée en classe. La législation fait simplement état d’un accueil des enfants en aucun cas d’activités faites en classe.
Ensuite, le goûter du matin est purement et simplement supprimé, à moins que la commune n’organise une collation collective. En quoi cette collation collective est-elle meilleure que la collation individuelle ? On l’ignore d’autant que le prétexte avancé est le suivant : « les élèves doivent avoir faim quand ils vont à la cantine ». Il faut donc les affamer sans tenir compte de leur rythme propre et familial. Prennent- ils le bus ? Sont- ils des mangeurs du matin ? Tout ceci également pour pallier la mauvaise alimentation donnée par les familles.
En revanche, concernant la sieste, il n’est pas question de pallier la mauvaise éducation donnée par la famille aux enfants qui se couchent tard ou qui se lèvent très tôt pour prendre le bus. M. le recteur se prend - il pour l’assemblée législative à lui tout seul ? puisqu’en l’absence de législation concernant la sieste, il légifère et
- interdit toute forme de sieste en grande section,
- la trouve inutile en moyenne section et
- accorde 30mn aux petites sections.
En 2006, il était question de 60 mn pour les petits comme pour les moyens. Le milieu médical est pourtant très clair là-dessus : un temps de sieste est nécessaire au développement de l’enfant jusqu’à ses cinq ans. Le manque de sommeil entraîne irritabilité, agressivité et manque d’attention : tout ce dont les enseignants se plaignent actuellement. N’y aurait- il pas corrélation entre la suppression d’un repos possible et les difficultés d’apprentissage largement constatées ?
Concernant le temps de la récréation, là aussi la charte outrepasse la législation toujours en vigueur (de 15 à 30 minutes par demi - journée), puisque M. le recteur supprime purement et simplement la récréation si les enfants ont dormi ; donc les grands et les moyens sortent en récréation pendant que les petites sections travaillent dans des conditions très peu propices à un apprentissage.
Si M. le recteur accorde une ligne dans sa charte aux enfants précoces, rien n’est prévu concernant l’accueil des élèves handicapés que la loi de 2005 rend pourtant obligatoire dans les écoles maternelles. La prise en charge par les écoles d’élèves handicapés peut conduire à des aménagements nécessaires concernant la sieste, l’accueil et l’organisation génèrale de la classe. L’absence de recommandation témoigne du désintérêt de M. le recteur à l’encontre de ces élèves et de leurs familles.
Au moment où le ministère veut ramener la semaine scolaire à 5 jours , sous le prétexte qu’il faut respecter le rythme des élèves et leurs besoins physiologiques, l’on se rend compte que les élèves sont un enjeu et un prétexte pour recadrer des enseignants de maternelle , toujours suspectés de ne pas exercer un vrai travail à l’instar de leurs collègues de l’élémentaire.
Il nous apparaît légitime de ne pas mettre en œuvre cette charte, rédigée sans concertation avec la communauté éducative (syndicats, fédérations de parents d’élèves, enseignants, conseils d’école) et entachée d’illégalités et de prises de décisions inacceptables. Il nous faut opposer à cette charte :
- un refus pur et simple
- une application stricte des textes nationaux.
La Réunion est toujours un département et ne dispose pas d’une législation propre faite par le recteur auto-investi de pouvoirs législatifs spécifiques , contradictoires avec la législation nationale.
POUR LE SAIPER PAS974 SONIA DELRIEU

















