Politique

Référendum en Grèce: Les réactions locales

Suite au rejet massif du plan des créanciers par le peuple grec à 61%, partis et personnalités politiques de l’île s’expriment sur les résultats du référendum. Leurs réactions :


André Thien Ah Koon, "Le peuple grec dit non à un certain nombre de dérives de l'UE":
"La Réunion n'est pas la Grèce, mais comment ne pas faire le rapprochement ?
Car le peuple grec, par son vote démocratique, et au delà de la crise financière qui le frappe dit non à un certain nombre de dérives de l'Union Européenne.

La politique de l'Europe conduite par les Hauts fonctionnaires montre ses limites et son incapacité.

Beaucoup, notamment parmi les chefs d'entreprises sont perplexes et s’inquiètent de l'évolution de cette politique économique malsaine. Elle conduit à terme à aggraver les délocalisations de nos entreprises vers des pays étrangers, entraînant ainsi la dégradation du déficit commercial et de l'emploi, et accroissant encore plus la précarité et la pauvreté de nos population.

Sans parler des règlements technocratiques de plus en plus nombreux qui étouffent l’initiative et la liberté d'entreprendre et de faire.

Si l'on veut éviter un tsunami économique, particulièrement à la Réunion, où notre économie est plus vulnérable à la concurrence extérieure, il faut que le chef de L’État Français nous entende.

Il faut remettre en cause la gouvernance Européenne, qui utilise l'argent de notre État, de notre pays, pour imposer des diktats devenus insupportables.

A moins qu'il n'y ait en France, un Tsípras Français qui ait le courage de protester, de dénoncer et de montrer la voie du réalisme à notre peuple."


Thierry Robert, "NON grec: Solidarité OUI, responsabilité aussi!" :
"Le peuple Grec vient de se prononcer massivement en faveur du NON au plan d'aides proposé par les institutions européennes et les bailleurs de fonds internationaux. Je crois qu'il ne faut pas, ici, avoir qu'une seule grille de lecture. Il y a une réalité humaine qui est celle de la souffrance quotidienne de millions de personnes. Et il y a une ténacité des faits qui ont conduit à la situation sans précédent que connaît la Grèce aujourd'hui, qui font apparaître une responsabilité, ou plutôt une irresponsabilité collective.

Cela, les uns doivent l'entendre raisonnablement et les autres doivent l'assumer avec responsabilité car il est dangereux de laisser désigner l'Europe comme le bouc émissaire de la réalité quotidienne d'une grande partie des citoyens européens qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts.
 
De cette épreuve, l'Union européenne doit faire la démonstration de sa capacité à dépasser les crispations nationales pour trouver une solution collective et dont tout le monde bénéficiera. C'est vital et cela sera, je l'espère, l'objectif des dirigeants européens à l'occasion du sommet de la zone euro annoncé pour mardi car il y a une certitude, nous serons tous potentiellement impactés par les turbulences qui vont découler de ce vote, n'en déplaise à ceux qui croient la France à l'abris de tout dégât collatéral.

Le peuple Grec a choisi, la démocratie s'est exprimée. Pour autant, je le dis, le salut du peuple grec ne peut passer que par l'Europe, solidaire, combative et en confiance avec l'ensemble des membres de la zone Euro. La Grèce doit rester dans l'UE sous peine de créer une déstabilisation toute entière du bloc européen et de précipiter les plus fragiles de nos partenaires (Espagne, Portugal, Irlande) dans une situation similaire à celle de la Grèce.

Nous, citoyens européens, pays européens, nous allons désormais devoir comprendre les conséquences de ce vote et faire face à de nouvelles inconnues, au moins aussi anxiogènes : Quelle issue pour la Grèce? Quel avenir pour la zone euro ? Ne vient-on pas d'ouvrir la boîte de Pandore qui remet en cause l'idéal européen ? 
 
Il est plus qu'urgent de repenser l'Europe. Nous devons revenir à l'idée européenne de l'union et de la solidarité afin d'avancer ensemble dans un monde à l'économie mondialisée. L'esprit de l'Europe, c'est notre capacité à être solidaires, combatifs, ensemble ! Un élargissement précipité et l'absence d'Europe politique sont à l'origine d'une situation où l'idéal européen se retrouve affaibli. L'avenir de l'Europe doit être politique, c'est urgent."

Le Parti de Gauche de la Réunion, "Vive le peuple grec!" :
"Le peuple grec s'est exprimé clairement et fortement. Avec plus de 61 % de Non au referendum, le peuple qui a inventé la démocratie soutient son gouvernement, Syriza, dans son refus de céder au chantage permanent de l'austérité sans fin organisé par le FMI, la BCE et les gouvernements européens. La résistance et la victoire du peuple grec, et de son gouvernement plus que jamais légitimé, sont un signal fort pour tous ceux qui se battent en Union Européenne et au delà contre les politiques austéritaires de régression sociale, au nom de la souveraineté des peuples.

Nous saluons la victoire des grecs contre les pressions financières qui condamnent l'économie de leur pays à l'asphyxie, l'austérité aggravant partout où elle est pratiquée la crise. Nous exigeons de François Hollande et du gouvernement français qu’ils se rangent enfin du côté du peuple Grec. Il faut enfin reprendre des discussions sérieuses sur les bases de la renégociation de la dette et du mandat défendu par Alexis Tsipras. La crise de l'Euro n'est pas financière, elle est désormais politique, celle d'une Europe qui a trop oublié ses peuples."

Debout la France, "Un NON porteur d'espoir pour l'Europe et pour la Réunion":
"Ce 5 juillet 2015, les Grecs n'étaient pas appelés à voter  pour ou contre l'Europe mais à se prononcer  sur un projet d'accord proposé par l'Union européenne et considéré comme inacceptable par leur Gouvernement.

Ce soir, en refusant cet accord, le peuple Grec a rappelé aux dirigeants européens que seuls les peuples sont souverains en démocratie. Ce vote nous ramène aussi à une réalité juridique implacable : la valeur des règles dictées par les traités européens n'est pas supérieure à celle de la souveraineté des peuples ; le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" disait le Général de Gaulle. 

Ce NON renforce ainsi tous ceux qui, comme Debout la France, aiment l'Europe mais entendent obtenir la renégociation des textes qui, du traité de Maastricht de 1992 au Pacte budgétaire de 2013, ont affaibli économiquement et politiquement le continent européen dans la mondialisation.

Il porte un véritable espoir de changement pour tous les Européens et notamment pour les Réunionnais. Nous avons besoin d'une Europe qui protège et qui libère notre potentiel de développement, pas d'un carcan réglementaire inique. Vive la Grèce et Vive l'Europe !  "
Lundi 6 Juillet 2015 - 10:26
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1.Posté par Navrant le 06/07/2015 12:01
Navrant d'emprunter pendant des années et de refuser de rembourser sa dette
Qu'ils aillent se faire voire chez les grecs !

2.Posté par EKOLO le 06/07/2015 12:55
Il s'exprime bien, Thierry Robert, n'empêche.

3.Posté par areteksa le 06/07/2015 14:28

4.Posté par noe le 06/07/2015 14:29
Le peuple grec a choisi son destin ... en essayant de tj vivre au crochet des autres pays européens ...

5.Posté par WTF le 06/07/2015 15:05
OXI !

Bien joué la Grêce, bien qu'ils vont vous faire payer grave cet affront, vous lancez un message fort et dîtes tout haut ce que tous les pays membres de l'U.E pensent tout bas. Mais comme le disait De Gaulle, les français étant des "veaux" ils faudra encore beaucoup de temps avant un sursaut démocratique, si ce terme aura de nouveau un sens, un jour !

6.Posté par jos974 le 06/07/2015 15:31 (depuis mobile)
@1 faut s acheter un cerveau, l union europeenne est un déni de démocratie. Les dirigeants sarkohollande ont volé les français en donnant de l argent du contribuable aux banques privés. Alors soutenons les grècques au lieu de les critiquer

7.Posté par Grangaga le 07/07/2015 02:20
Kari papay'................................................................

In land'min syklonn'
Mwin té y sarr' ramass' in volé bwa vèrr'
La pran a mwin par' lo koll'
Momon la di a mwin ou mètt' sa dan mon marmitt' mi donn' pa ou avan siss' z'èr'
Si mi di a ou la koz'
Krwar' a mwin- mwin lété pa fièr'
Mwin la rant' mon z'épol'
Po pa antann' domin sir'kilèr trwa z'èr' po katrèr'

Tou sa la pou in ta papay' mwin la ramass' déyèr' palissad'
Po mwin té fondamantal' aranz' in kari in salad' in rougay'

Si ou vé mwin lé prézantab'
Dan outt' bwatt' po travay'
Si mon rou la pa es'plozé
La bouzi mon l'oto la pa noyé
Po rès'pèk' outt' ponk'tialité
Po as'té in linz' ètt' byin abyié
Mi taff' po la nécéssité
Di kossa va rèss' a mwin po manzé

Ki sa i as'té ankor' an ès'pèss' la mark' zot' fabrik'
Si l'salèr' i batt' lo rokor' satt' la Grèss' ou byin satt' l'afrik'................

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