Zinfos974: La page des législatives est tournée depuis un peu plus d'un mois. Est-ce que vous vous êtes accordé un peu de repos, un peu de répit après une campagne intense ou est-ce que vous êtes retourné au travail avec l'ARCP ?
Jean-Hugues Ratenon: Pour moi, l'élection législative a été une étape dans ma vie de militant pour la cause des plus faibles. J'étais le porteur de voix des sans-voix. A mon niveau, on ne parle pas d'échéance politique, mais de la vie tout court. Je n'ai pas l'attitude de quelqu'un qui part en congé, pour preuve j'ai suivi et observé la visite du ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel, mais sans pour autant intervenir. J'attend beaucoup des propositions qu'il fera le 25 juillet prochain (ndlr : présentation d'un projet de loi en Conseil des ministres) pour faire baisser les prix des produits dans les DOM et à la Réunion particulièrement. J'ai suivi également les rapports qui ont été rendus par les sénateurs (Jean-Pierre Sueur, président de la Commission des Lois du Sénat (PS), Christian Cointat (UMP) et Félix Desplan (DVG)) sur les recommandations contre la vie chère. En dehors des échéances politiques, j'en ai profité pour reprendre mon activité de bénévole à la permanence de Bras-Panon. Je ne peux pas me permettre de prendre des vacances, je ne sais pas ce que cela veut dire. Je fais partie des 79% de Réunionnais qui ne partent pas en vacances tous les ans.
On annonce une rentrée sociale très "chaude". Est-ce que vous comptez prendre part aux possibles manifestations qui pourraient avoir lieu ?
Aujourd'hui, la situation sociale n'a pas changé. Par contre la situation politique a changé avec une nouvelle présidence et un nouveau gouvernement. Est-ce que des mesures sociales ont été prises ? Pour le moment on attend de voir. Il y a bien eu la fin de l'exonération des heures supplémentaires, la réglementation sur les loyers ou encore la promesse de faire baisser les prix, mais il s'agit avant tout de "mesurettes". On attend encore le changement radical. Mais est-ce que la population va attendre ? Aujourd'hui je ne sais pas, pourtant tous les ingrédient sont là, mais il n'y a pas de signes de "fort" changement.
Vous êtes plutôt déçu alors ?
On ne peut pas parler de déception. Par rapport à son projet, François Hollande avait annoncé 60 mesures et 30 mesures spécifiques aux DOM. Depuis le départ, j'avais annoncé que ces mesures n'étaient pas suffisantes. L'application du seul programme de François Hollande serait une déception. Mais je ne vois pas de pistes, je ne vois pas la lumière pour le moment. Et je dois dire que la visite de Victorin Lurel ne fait pas rêver.
On revient du côté de la politique. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes encore membre du comité central du Parti communiste réunionnais (PCR) ?
Non je ne le suis plus. J'ai quitté les instances du parti au moment de l'annonce de ma candidature aux législatives en respect avec les règles du parti. Le PCR avait choisi Eric Fruteau, j'ai donc envoyé ma lettre de démission à Elie Hoarau. C'était une question d'honnêteté et j'ai quitté toutes les instances, à savoir comité central, secrétariat et section.
Si vous avez quitté le PCR, est-ce que l'aventure auprès d'un autre parti comme celui d'Huguette Bello (ex-PCR) pourrait-il vous intéresser ?
Je n'ai pas de référence à un projet politique qu'il vienne d'un homme ou d'une femme. A notre niveau (ndlr: ARCP), on veut notre indépendance, on est dans cette démarche aujourd'hui. Je me suis présenté avec l'ARCP comme le candidat de la population sans appareil politique ou communal. J'ai réalisé 12,5% des voix, c'était une réponse positive de la population. Notre projet se mène sur le terrain.
Vous allez continuer à garder votre indépendance ?
Je garde mon indépendance, mais cela ne m'empêche pas travailler avec les autres partis. J'ai toujours dit qu'il fallait une unité réunionnaise. On se positionne dans une logique de partenariat avec les autres partis et pas en ligne frontale.
Vous parlez de logique de partenariat, malgré votre départ du PCR pour vous présenter aux législatives face à Eric Fruteau, vous gardez toujours de bons rapports avec ce parti ?
Je suis toujours en bon rapport avec eux. Je garde de très bon contact avec Elie Hoarau ou Paul Vergès. J'ai pris mon indépendance par rapport aux orientations du parti mais je ne suis pas en conflit avec l'organisation politique. Je n'ai pas de problème avec eux d'autant que j'ai apporté à une époque ma contribution au projet du PCR.
Les prochaines échéances politiques sont en 2014, notamment les municipales, est-ce vous y songez ?
Je suis toujours dans une logique de combat, de bataille pour les Réunionnais. Je peux dire oui en 2014, si je m'inscris dans un projet pour l'ensemble de la Réunion, sinon ce sera non. Mais pour moi, une élection sert à porter un message, un projet et non à courir derrière un mandat. Au fond, le succès de l'élection n'apporte pas grand chose, la vraie victoire est la concrétisation des projets que vous avez porté pendant votre mandat.
Jean-Hugues Ratenon: Pour moi, l'élection législative a été une étape dans ma vie de militant pour la cause des plus faibles. J'étais le porteur de voix des sans-voix. A mon niveau, on ne parle pas d'échéance politique, mais de la vie tout court. Je n'ai pas l'attitude de quelqu'un qui part en congé, pour preuve j'ai suivi et observé la visite du ministre de l'Outre-mer, Victorin Lurel, mais sans pour autant intervenir. J'attend beaucoup des propositions qu'il fera le 25 juillet prochain (ndlr : présentation d'un projet de loi en Conseil des ministres) pour faire baisser les prix des produits dans les DOM et à la Réunion particulièrement. J'ai suivi également les rapports qui ont été rendus par les sénateurs (Jean-Pierre Sueur, président de la Commission des Lois du Sénat (PS), Christian Cointat (UMP) et Félix Desplan (DVG)) sur les recommandations contre la vie chère. En dehors des échéances politiques, j'en ai profité pour reprendre mon activité de bénévole à la permanence de Bras-Panon. Je ne peux pas me permettre de prendre des vacances, je ne sais pas ce que cela veut dire. Je fais partie des 79% de Réunionnais qui ne partent pas en vacances tous les ans.
On annonce une rentrée sociale très "chaude". Est-ce que vous comptez prendre part aux possibles manifestations qui pourraient avoir lieu ?
Aujourd'hui, la situation sociale n'a pas changé. Par contre la situation politique a changé avec une nouvelle présidence et un nouveau gouvernement. Est-ce que des mesures sociales ont été prises ? Pour le moment on attend de voir. Il y a bien eu la fin de l'exonération des heures supplémentaires, la réglementation sur les loyers ou encore la promesse de faire baisser les prix, mais il s'agit avant tout de "mesurettes". On attend encore le changement radical. Mais est-ce que la population va attendre ? Aujourd'hui je ne sais pas, pourtant tous les ingrédient sont là, mais il n'y a pas de signes de "fort" changement.
Vous êtes plutôt déçu alors ?
On ne peut pas parler de déception. Par rapport à son projet, François Hollande avait annoncé 60 mesures et 30 mesures spécifiques aux DOM. Depuis le départ, j'avais annoncé que ces mesures n'étaient pas suffisantes. L'application du seul programme de François Hollande serait une déception. Mais je ne vois pas de pistes, je ne vois pas la lumière pour le moment. Et je dois dire que la visite de Victorin Lurel ne fait pas rêver.
On revient du côté de la politique. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes encore membre du comité central du Parti communiste réunionnais (PCR) ?
Non je ne le suis plus. J'ai quitté les instances du parti au moment de l'annonce de ma candidature aux législatives en respect avec les règles du parti. Le PCR avait choisi Eric Fruteau, j'ai donc envoyé ma lettre de démission à Elie Hoarau. C'était une question d'honnêteté et j'ai quitté toutes les instances, à savoir comité central, secrétariat et section.
Si vous avez quitté le PCR, est-ce que l'aventure auprès d'un autre parti comme celui d'Huguette Bello (ex-PCR) pourrait-il vous intéresser ?
Je n'ai pas de référence à un projet politique qu'il vienne d'un homme ou d'une femme. A notre niveau (ndlr: ARCP), on veut notre indépendance, on est dans cette démarche aujourd'hui. Je me suis présenté avec l'ARCP comme le candidat de la population sans appareil politique ou communal. J'ai réalisé 12,5% des voix, c'était une réponse positive de la population. Notre projet se mène sur le terrain.
Vous allez continuer à garder votre indépendance ?
Je garde mon indépendance, mais cela ne m'empêche pas travailler avec les autres partis. J'ai toujours dit qu'il fallait une unité réunionnaise. On se positionne dans une logique de partenariat avec les autres partis et pas en ligne frontale.
Vous parlez de logique de partenariat, malgré votre départ du PCR pour vous présenter aux législatives face à Eric Fruteau, vous gardez toujours de bons rapports avec ce parti ?
Je suis toujours en bon rapport avec eux. Je garde de très bon contact avec Elie Hoarau ou Paul Vergès. J'ai pris mon indépendance par rapport aux orientations du parti mais je ne suis pas en conflit avec l'organisation politique. Je n'ai pas de problème avec eux d'autant que j'ai apporté à une époque ma contribution au projet du PCR.
Les prochaines échéances politiques sont en 2014, notamment les municipales, est-ce vous y songez ?
Je suis toujours dans une logique de combat, de bataille pour les Réunionnais. Je peux dire oui en 2014, si je m'inscris dans un projet pour l'ensemble de la Réunion, sinon ce sera non. Mais pour moi, une élection sert à porter un message, un projet et non à courir derrière un mandat. Au fond, le succès de l'élection n'apporte pas grand chose, la vraie victoire est la concrétisation des projets que vous avez porté pendant votre mandat.
















