Société

RSTA, Cospar : La CFDT n'ira pas à la conférence sociale

Dans un communiqué, l'Uir-CFDT annonce qu'elle ne participera à la conférence économique et sociale du 14 novembre prochain. L'organisation syndicale pointe "l'absence de volonté de concertation affichée sur deux sujets aussi importants " que le RSTA et le Cospar, de la part du gouvernement et de lu ministre Victorin Lurel en particulier. Voici le communiqué :


RSTA, Cospar : La CFDT n'ira pas à la conférence sociale
L’UIR Cfdt apprend du ministre des Outre-Mer, par voie de presse, la fin du RSTA et de l’exonération des cotisations sociales liée au Bonus COSPAR. Cette fin provoquera pour une grande majorité de salariés et notamment ceux percevant des bas salaires une diminution de leur pouvoir d’achat de 150€ mensuels soit plus de 10 % de leur revenu de subsistance.

Pour les Réunionnais déjà durement touchés par la cherté de la vie dans notre île, la fin de ces deux dispositifs aura des conséquences catastrophiques sur la consommation des ménages et donc un manque à gagner de plusieurs millions d’euros pour l’économie réunionnaise.

L’UIR Cfdt demande au gouvernement de surseoir à ces décisions et exige qu’une évaluation de ces dispositifs soit menée rapidement. Celle –ci sera certes quantitative mais devra aussi indiquer les conséquences pour les salariés et l’économie de cette rupture de pouvoir d’achat.

Lors des travaux préparatoires à la conférence économique et sociale, dans une déclaration liminaire, les organisations syndicales ont insisté sur la nécessité de traiter, en préalable à toutes discussions, l’urgence sociale que constitue le devenir du RSTA et du bonus COSPAR. Les déclarations du Ministre des Outre-Mer, faisant fi de cette exigence, et annonçant unilatéralement la fin du soutien de l’Etat à ces dispositifs, ferment toute discussion sur cette revendication. Au vu de cette absence de volonté de concertation affichée sur deux sujets aussi importants, l’UIR Cfdt a décidé de ne pas participer à la conférence économique et sociale.

Nous ne pouvons pas parler de demain , si le présent est incertain. L’UIR Cfdt est prête, dans le cadre d’un dialogue social constructif, à explorer toutes les pistes de réflexion (participation employeurs ) la mutuelle, aux titres restaurant …..) qui permettraient de pérenniser tant le bonus COSPAR que le RSTA.

Le dialogue social rénové prôné par le Président de la République, ne serait-il pas aussi un objectif du gouvernement pour la Réunion, département d’outre-mer ?

Le secrétaire départemental,

Jean-Pierre Rivière
Samedi 10 Novembre 2012 - 08:09
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1.Posté par WQS le 10/11/2012 08:16
la non-reconduction de ces deux dispositifs est un véritable scandale. ils ont été crées en raison de
la situation économique très difficile de la réunion. et alors que cette situation a empiré on met fin à ces mesures qui donnaient un peu d'oxygène aux salariés du privé les plus modestes.
ces aides représentaient entre 10 et 15% du revenus des bénéficiaires , moins que le différenciel de coût de la vie avec la métropole qui est autour de 25% , c'était donc insuffisant mais mieux que rien...
mais dans le même temps les fonctionaires continuent de profiter de la sur-rémunération avec un taux minimum de 53% , 70% à rfo et 90% à l'iedom !
cette situation révèle une fois de plus que les salariés du privé sont les grands lésés ( avec un B ) de la
société réunionnaise et que ce gouvernement " socialiste " a comme notion de l'équité sociale:
TOUT POUR LES FONK'S , LES AUTRES PEUVENT CREVER !

2.Posté par noe le 10/11/2012 08:58
A force de tj "distribuer" , un de ces jours on n'aura plus rien , on sera sur la paille !

Ces cadeaux sont inutiles car ils favorisent le dépenses souvent inutiles !
Quand on bosse , on connaît le poids de l'argent , on réfléchit avant de dépenser bêtement ...mais quand c'est un "cadeau" , on ne réfléchit pas , on jette ce fric mal gagné à la va-vite dans les grandes surfaces !
On se demande si Ratenon et compagnies ne sont pas actionnaires des grandes surfaces , car ils ne savent que tj demander plus, pour dépenser plus (= donner plus aux grandes surfaces via les achats )

3.Posté par syndiqué le 10/11/2012 09:42
quoué vi pars pas , vi boycote?? deux temps trois mouvements le cef syndicat y çava retrouve à lu gardien terrain chaudron; zilber y totoche ça deux claques cowboy, premier pou arrive à la reunion : le cef cefdté; la même chose lu la fait avec 1000 zemployés l'arast que lu la fait licencier par nassima et zilber; y çava plonge toute

4.Posté par Caton2 le 10/11/2012 11:44
D'accord avec WQS. Pourquoi supprimer des dispositifs bénéficiant aux salariés du secteur privé si on ne touche pas à la sur rém du secteur public? Deux poids deux mesures comme d'habitude!

5.Posté par Jujube le 10/11/2012 15:51
Cosa nou n'a à cirer ce que la cfdt dit surtout venant de son secrétaire général .


6.Posté par Lov le 10/11/2012 21:05
Moi je suis prof, deux enfants, ma femme travaille à Météo Fr. On ne comprend pas tout ce bruit autour des avantages. Pourquoi avoir donné si on doit reprendre aujourd'hui? Je conseille aux salaries du privé de se mettre en grève comme nous. Nous touchons ma femme et moi plus de 1.650€ de rémunération mensuelle additionnelle. Je vous garantie que nous ferons ce qu'il faudra pour ne pas perdre cet avantage mérité.
Salaries, bâtez vous!

7.Posté par Caton2 le 10/11/2012 23:39
6. Vous êtes prof? J'espère que ce n'est pas de français car "bâtez-vous" ça pourrait éventuellement s'adresser à des ânes, mais pas à des humains. Vous croyez vraiment mériter cette sur-rèm?

8.Posté par L'Ardéchoise le 11/11/2012 00:56
Caton, tu es trop gentil, la faute relevée n'étant pas la seule...
Il y en a qui feraient mieux de fermer leur gu..le, parfois, au lieu de faire honte à toute une profession.
Ce post me fait penser à ces collègues qui ne sont pas même foutus de remplir correctement les bulletins scolaires, qu'ils blindent d'incroyables fautes de français et de grammaire. Bonjour les dégâts !
Non, la sur-rém n'est pas un avantage mérité, d'autant que le boulot d'enseignant est la plupart du temps plus facile à La Réunion que dans beaucoup de département de métropole.
Cette personne doit faire partie de ceux qui passent d'un Dom à l'autre et s'achètent un chalet à la montagne et une villa sur la côte pour les vieux jours, vu que maintenant c'est un peu plus compliqué de passer sa retraite au soleil, en sur-rém, dans les îles...

9.Posté par ndldlp le 11/11/2012 08:58
allez..on en remet une couche.

le journaliste serait bien avisé de se rapprocher de l'Agence de Développement de la Réunion, et de demander à cet organisme comment il vante les exonérations de charges/cotisations sociales.

à l'époque, sur leur site, n'importe qui pouvait lire que ces exonérations s'élevaient à 3000 euros annuel pour un smic et 4200 euros annuel pour un niveau technicien.

Aussi, tant que le législateur n'imposera pas un traitement particulier à ces exonérations (que j'ai déjà décrit sur ce site à l'époque des EGOM), "on" pourra s'étonner du rapport 50 euros COSPAR exonérés x 12 = 600 euros par rapport au 3000 euros non dépensé de par la loi.

le reste...encore une fois...c'est de la prose.

la solution est simple. cela s'appelle "gestion dynamique des dispositifs d'exonérations territoriaux"..mais bon, avec des profs comme député ou sénateur, ça va pas révolutionner la situation..le changement..vous y croyez ?

10.Posté par ndldldp le 13/11/2012 00:03
http://www.adreunion.com/Cout.html

Le coût de la main d’ouvre à La Réunion est comparable à celui constaté en France métropolitaine. L’ensemble de la législation sociale s’y applique (35 heures hebdomadaires). Il est à noter que la main d’ouvre réunionnaise, formée selon les systèmes français, est compétitive dans la zone pour les emplois à forte valeur ajoutée tels que la conduite de lignes de production automatisée.

Le taux d’absentéisme, le turn-over et le nombre de jours de grève sont extrêmement faible, bien inférieurs à la moyenne nationale L’État français a mis au point des mesures d’abaissement du coût total supporté par les employeurs, dans certains secteurs éligibles dont l’industrie. Cet abaissement peut atteindre jusqu’à 40% par rapport à la France métropolitaine, au travers de deux mesures cumulables :

• Allègement automatique et permanente de charges patronales pour tous les employés : économie de 3 800 € annuels pour un SMIC et de 5 000 € annuels pour un salaire mensuel de 1 400 € brut et au-delà. Cette mesure est applicable dès la déclaration d’embauche effectuée auprès de la Caisse Générale de Sécurité Sociale (C.G.S.S.)

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50 x 12 = 600 euros à comparer aux 3800 euros d'allègements.


11.Posté par audrey le 20/11/2012 13:31
l'ardechoise qui dit que la profession d'enseignant est plus facile a la reunion n'importe quoi avec ces eleves mal elevés et les parents qui s'en foutent pourvu que les alloc tombent chaque mois!!!!!tout travail merite salaire, et des avantages egalement pourquoi ces toujours les tireurs au cul qui doivent toucher des aides, sachant que ce sont ceux qui bossent qui paient des impots pour les assister!!!

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